« Low Life » : la pop-électro nocturne de John & The Volta

« Low Life » : la pop-électro nocturne de John & The Volta

Après un EP il y a 4 ans, le groupe John & The Volta originaire de Bordeaux a révélé le 24 mars dernier son premier album Low Life, composé de neuf titres à la fois très différents et irréguliers.

Porté par le jeune bordelais Jonathan Ducasse, John & The Volta est un vieux projet. En effet, en 2013, avec un EP de seulement 4 morceaux, le groupe a eu l’occasion d’aller jusqu’à la finale du tremplin des inRocks Lab grâce à son mix de différents genres et influences. Ainsi, certaines chansons sont très pop et d’autres sont plus électro virant jusqu’à la techno et le psychédélisme. Pour le coup, John & The Volta peut faire penser à la voix de Kevin Parker du groupe Tame Impala superposée aux instrumentales de The XX avec des notes d’Oscar & The Wolf. Cependant, sur ce nouvel opus, quelques touches vintage viennent s’intégrer efficacement, on pensera notamment aux touches de synthétiseur de Bad Dreams.

JATV_Front

A l’image de la pochette, cet album est à la fois sensuel et coloré, qu’on aime ou non, on se retrouve envoûté par cet ensemble de morceaux jusqu’à imaginer des couleurs. Musique nocturne par excellence, John & The Volta ne révolutionne rien mais parvient à poser de bonnes bases à un style quasiment nouveau mélangeant les influences sur chaque chanson : techno digne des plus gros clubs de Berlin, pop des années 70 ou bien électro coloré.

Une fusion de rêves colorés…

Chaque titre est unique et se découvre différemment. (Not) Far From Love et Be There sont des ballades minimalistes qui, portées par la voix de John, se trouvent être reposantes et exquises. Low Light, court interlude d’1 minute cultive le mystère propre au groupe et aurait sa place dans un film de David Lynch sans problème alors que de son côté, 20’’ vous exposera à une forte envie de danser. Bad Dreams, premier single qu’on avait déjà entendu il y a quelques mois reste toutefois le morceau le plus mémorable grâce à son refrain on ne peut plus entraînant.

…ponctuée de quelques déceptions

Malheureusement, le gros défaut de l’album est que certains titres peuvent paraître relativement longuets, surtout l’outro de Howling Waterfall déjà assez brouillon ou bien Suddenly faisant la clôture de l’album.

Paralized, vieux morceau extrait de l’EP de 2013, ici devenu Paralyzed, est revisité pour une version à peine plus rythmée et plus ancrée à l’ambiance des huit autres. Toujours fort de ce qui a fait son succès, il garde sa touche unique, qui en fait un des points forts de l’album. Le garder fut une très bonne idée ! En 2015, il était même le titre le plus écouté à Bordeaux sur Spotify.

Low Life se révèle ainsi comme un album à part avec son univers psychédélique et nocturne propre au groupe. Même si certains morceaux parviennent à montrer tout le potentiel du groupe plus que d’autres, ce premier album reste surprenant mais surtout très prometteur. Au final, c’est sur les titres plus doux que la voix du chanteur est la plus agréable, sublimée par des musiques travaillées qu’on a envie d’écouter toute la nuit.

Retrouvez le groupe en concert le 15 avril au Krakatoa à Bordeaux pour la release party de l’album ou bien le 3 mai au Pop-Up du Label à Paris.

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