Critiques de Pauvres Créatures, Sound of Freedom et Les Rois de la piste

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Pauvres Créatures – « L’argent est une maladie en soi. Surtout son manque »

Une femme gravide se jette d’un pont. Son corps est récupéré par un médecin qui implante le cerveau du fœtus à celle-ci.

Cette approche audacieuse est une véritable pouffée d’air frais qui entreprend une myriade d’extravagances grand-guignolesques à l’heure où le cinéma est hautement aseptisé. Je vois partout que l’on compare cette fable victorienne à Frankenstein, si elle commence pareillement, cela diffère énormément par la suite et elle parvient à s’affranchir de l’œuvre. Elle est fondamentalement féministe, car il répertorie les moyens usés par les hommes pour assujettir et galvauder les femmes, avant de révérer l’émancipation de l’héroïne du joug patriarcal. Le film est grandement lascif en montrant une pléthore de scènes où les interprètes miment le coït et en ne fustigeant aucunement le turf. Les apophtegmes affluent considérablement si bien qu’il a été franchement ardu d’en sélectionner un pour mon titre. Yórgos Lánthimos est visuellement, sur ce métrage, proche d’un Tim Burton ou d’un Terry Giliam inspirés. Emma Stone déroute par sa vénusté évidemment, mais aussi par son jeu candide et sa démarche puérile puis par son attitude assurée.
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Sound of Freedom – « Aujourd’hui, il y a plus d’humains esclaves qu’à tout autre moment de l’histoire y compris lorsque l’esclavage était légal. Des millions de ces esclaves sont des enfants »

Timothy sauve un petit garçon d’implacables trafiquants d’enfants. Sur ses confidences, il part en Colombie pour secourir sa sœur.

Le métrage est très didactique, car il dévoile l’ampleur incroyable de ce trafic ignoble sans aucune pusillanimité et il attire l’attention sur une problématique fort sensible. De plus, les paysages sud-américains sont somptueux. Néanmoins, il ne méritait pas pareil esclandre, ni les critiques assassines de la presse, ni les théories complotistes, c’est juste une série B passable.

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Les Rois de la piste – « Je n’aime pas les livres de bienêtre, ça me donne l’impression d’être malade »

Nathan sort du gnouf, mais il tente de revendre la toile qui a été l’objet de sa détention.

Exploit des plus inaccoutumés, je me suis allégrement boyauté face à un film drôle français dotée d’un humour non régressif, sûrement dû à ses similitudes fantaisistes avec les métrages comiques d’antan. De plus, l’œuvre est assez riche thématiquement alternant entre les liens familiaux et la transsexualité. La fin est astucieusement alambiquée pour une comédie. Fanny Ardant est véritablement fantastique en matriarche barrée et baroque.