Critique de La Planète des chats

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« Ils imaginent Dieu, alors ils tuent ceux qui n’y croient pas »

Troisième acte de l’effondrement de la civilisation humaine et de la guerre contre les rats. Cette fois-ci, le récit a lieu en Amérique.

J’ai été captivé comme rarement par cette chasse à la souris post-apocalyptique et sanguinaire. Le personnage principal qui est un chat est savoureusement égoïste, mégalomane, égocentrique, une mère indigne, égotiste et prétentieuse, mais elle pointe très souvent avec un certain discernement ce qui cloche chez les humains et avec des phrases comme « J’ai pris conscience que, si bête que je sois, les autres sont bel et bien encore plus bêtes que moi ». Comment ne voulez-vous ne pas l’adorer ? L’encyclopédie du savoir relatif et absolu permet encore de briller en société. Les aphorismes abondent : certains sont clairvoyants, tels « L’espèce humaine arrivée au summum de son évolution n’a qu’une motivation : s’autodétruire », d’autres sont cocasses tels « Les chats qui vivent avec des humains voient leur espérance de garder leur sexe intact réduite de 90 % ». La riposte ultime est riche en références scientifiques, bibliques et métaphysiques. Je serai toujours ébaubi par l’imagination pharaonique de Bernard Werber.