« Le maître Golem », la nouvelle fantaisie médiévale d’Élodie Alauzet

0
138

Faites-vous partie des lecteurs avides de plonger dans un univers fantastique en quête d’aventures ? Si c’est le cas, vous vous trouverez aspiré dans l’histoire de Simon, un jeune tailleur de pierre au destin hors du commun. Héros de la saga « Le maître Golem » d’Élodie Alauzet, paru aux Évasions éditions, un roman qui vous promet conflits et magie !

Interview réalisée par Emma Diedhiou.

La création d’un univers fantastique médiéval

Élodie Alauzet nous propose un univers finement construit. Sa plume légère nous embarque à travers différents points de vue tout au long du roman. Simon, le héros, existait bien avant le reste. L’autrice construira le reste de son univers après l’épisode du confinement. Comme pour beaucoup, la romancière a senti un besoin de s’exprimer à la suite du confinement, qui lui a semblé interminable. À ce moment-là, la trame et les personnages secondaires qui manquaient à notre héros apparaissent et l’encre coule à flots ! Parmi ses inspirations, une de ses séries favorites se lisse en tête : Game Of Thrones. Pour le reste, la romancière a façonné son histoire autour de ce qu’elle apprécie et de ce qui la fait voyager en tant que lectrice.

« J’adore les châteaux, le côté royauté me fait particulièrement rêver donc il était indispensable qu’il y en ait ! En ce qui concerne la création de la magie, je me suis inspiré de la mythologie et des croyances anciennes. »

En effet, les divinités sont monnaies courantes dans les univers fantaisie. Pour les terres du Maître Golem, ce sont les astres et les Saints, plus mystérieux, qui possèdent les louanges. Les astres ont une place importante dans ce roman où astrologue, éclipse ou déesse de la lune font parler d’eux… Il n’y a alors aucun mal à faire de rapprochement avec les croyances des époques passées. Les Égyptiens vénéraient le Dieu du Soleil. Bien que la magie soit présente dans le récit, celle-ci reste en second plan dans l’intrigue. L’autrice tient le fil rouge de son histoire, la prophétie qui entoure Simon, mais nous présente également toutes les ramifications de son royaume. Car après tout, lorsqu’il y a une cour, complots politiques et jeux de pouvoir règnent en maîtres. C’est un univers baigné de magie, mais tout en subtilité dans lequel vous pénétrez.

Des personnages hauts en couleur
DSC09826 « Le maître Golem », la nouvelle fantaisie médiévale d’Élodie Alauzet

Le Maître Golem n’en est pas encore un dans ce premier tome. Élodie Alauzet nous présente un jeune homme de 15 ans aussi timide que peureux. Un choix qui nous permet de penser que son évolution, pour atteindre le statut de maître, sera aussi longue que mouvementée. De nature timide et introvertie, le héros tient ses traits de caractère de celle qui l’a créé.

« Ce trait de caractère a évolué lorsque je me suis mise à écrire. En tant qu’auteur, il ne suffit pas d’avoir une idée et de l’écrire, être auteur inclut également être entouré de nombreuses personnes qui travaillent avec vous sur votre livre, être auteur c’est également faire comme je le fais aujourd’hui des rencontres avec des journalistes, mais c’est aussi et surtout, je dirais, rencontrer ses lecteurs. À l’image de mon évolution sur la timidité, Simon prendra confiance en lui au fur et à mesure. »

En contraste parfait avec la naïveté du héros, deux femmes : Bree (la Reine du royaume) ainsi que Lucrezia (une femme assassine). Celles-ci feront plonger Simon, malgré lui, dans un monde où les dangers sont nombreux, leurs vécus respectifs et maturités semblent nécessaires pour la transformation de Simon.

La création d’Emma, la gouvernante, cache une anecdote. Emma est un personnage secondaire du livre au caractère maternel et rassurant. Bien que très attachante, l’autrice nous apprend qu’elle ne devait normalement pas exister. En effet, avant d’écrire Le Maître Golem, Élodie Alauzet a commencé à rédiger le préquel de l’histoire. Il s’agit de l’ascension au trône de la Reine Bree. Emma apparaît alors comme la femme de chambre de la future reine, bien que plus jeune, celle-ci possède déjà les traits de caractère qu’on lui connaît.

« À cette époque, mon seul lecteur était mon conjoint. Lorsqu’il a lu ce qui sur le moment n’était qu’une ébauche, il m’a dit « Par contre Emma, tu la laisses ! Moi, je l’aime beaucoup ». Je l’ai donc laissée pour lui. »

L’imaginaire nous permet de rêver à n’importe quel pouvoir. Pourtant, c’est sur celui de donner vie aux pierres que l’autrice s’est arrêtée. Ce choix s’explique sans doute par la contemplation que nous pouvons faire devant différentes statues si finement taillées que l’on pourrait croire qu’il suffit de souffler dessus pour les faire vivre. Après tout, quel artiste n’a jamais rêvé, fantasmé, voir son œuvre, sa création s’animer, prendre vie. Tout comme Élodie Alauzet qui est venue donner vie à cette histoire qui n’attend que vous !

Site de l’auteur.