Hommage à Micheline Presle

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Paradis perdu (1940) – « Elle est si mignonne, si potelée »

Pierre est mobilisé pour la guerre. Pendant ce temps, son épouse décède en couche.

La frontière entre le romantisme et la mièvrerie est extrêmement ténue et le métrage s’y engouffre légèrement. L’œuvre se scinde allègrement en deux tant l’intrigue est dissemblable et le moralisme archaïque fait que la seconde partie est moins plaisante. Micheline Presle trouve ses deux premiers grands rôles, car elle incarne la mère et la fille et elle interprète magnifiquement la sublime ritournelle qui partage le titre du film.
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Le Baron de l’écluse (1960) – « On t’entend digérer »

Le baron, un héros de la Première Guerre mondial, gagne une fortune dans un casino.

Adapté d’une nouvelle de Georges Simenon, le métrage regorge d’aristocrates cossus et notre protagoniste sera de ceux-là. Les dialogues fourmillent de trouvailles jubilatoires, notamment sur la vieillesse et l’amitié, sans s’extirper du sérieux général de l’œuvre. Le monocle fixé sur l’œil, Jean Gabin livre une prestation formidable où il chante même subrepticement de sa voix caverneuse. Néanmoins, le rythme est des plus apathiques.
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L’Amant de cinq jours (1961) – « Madame, c’est la peau qui vous habille le mieux ! »

Madeleine a un amant qui courtise une amie à elle.

Ce marivaudage à la méthode Feydeau possède une empreinte Nouvelle Vague bienvenue, notamment parce que le métrage est foncièrement mélancolique. Les deux interprètes féminines sont sublimes. Il est amusant de constater que c’est la femme qui entretient l’homme. Néanmoins, je me suis de temps en temps ennuyé et difficile de ne pas s’emmêler les pinceaux dans pareil imbroglio surtout quand on souffre de prosopagnosie, je ne savais jamais avec laquelle il était !
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Les Mille et Une Recettes du cuisinier amoureux (1997) – « Notre Christ, c’est Lénine »

J’ai apprécié le message du métrage qui enjoint à rester créatif même dans l’adversité comme une dictature. Pierre Richard prouve qu’il est capable de jouer des rôles sérieux aussi. Néanmoins, l’œuvre possède un rythme extrêmement lent et elle accumule les stéréotypes.