Hommage à Akira Toriyama (même si les métrages critiqués ne lui font nullement honneur)

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Je n’ai malheureusement pas eu le temps de critiquer les autres séries Dragon Ball ni les téléfilms, je suis parvenu à élaborer un texte sur la seule que j’ai vue à partir de réminiscences.

IMG 0266 Hommage à Akira Toriyama (même si les métrages critiqués ne lui font nullement honneur)
Dragon Ball Z – « Je préfère être un singe sans cervelle qu’un monstre sans cœur »

Raditz atterrit sur Terre avec des révélations, par exemple, que Goku est un extraterrestre.

Il est vrai que des séances de hurlements et de fixations dans le blanc des yeux s’étalant sur plusieurs épisodes avant d’enfin porter un coup puisse ne pas être captivant. Il est vrai que les enjeux fort schématiques n’aident en rien. Il est vrai que la mécanique des arcs narratifs excessivement itérative puisse ne pas être passionnante. Il est vrai que les transformations successives ont de quoi lasser. Néanmoins, la mythologie et les personnages (du simple faire-valoir aux némésis charismatiques) font ressortir une irrésistible (et surtout aveuglante) nostalgie.
IMG 0267 Hommage à Akira Toriyama (même si les métrages critiqués ne lui font nullement honneur)
Dragon Ball, le film : La Légende des 7 Boules de Cristal – « C’est pas un joli prénom. Pourquoi tu t’appelles pas kangourou ou moustique ? »

Le roi Cornu cherche à amasser les sept boules de cristal. Son Goku abouche Sitoé, ensemble, ils tenteront d’assembler celles-ci.

Il y a au moins deux excellentes raisons par minute de qualifier ce métrage d’étron gargantuesque comme les câbles sempiternellement apparents dès que le héros vole, l’antagoniste qui est un ersatz cauchemardesque de Bill du Bigdil, des dialogues ineptes à l’instar de mon titre, la traduction des noms en français ou encore l’aberrant crocodile. L’œuvre est plutôt fidèle aux premiers épisodes de l’anime sauf qu’elle convoque inexplicablement des extraterrestres. Cela pousse à relativiser l’échec artistique de Dragon Ball : Evolution, les Taïwanais et les Philippins avaient effectué bien pire plus tôt. Je lui décernerais volontiers la distinction de métrage le plus épouvantable que j’ai pu visionner. Affligeant, voire consternant. Néanmoins, il y a une espèce de plaisir à regarder jusqu’où s’étendra le désastre.
IMG 0268 Hommage à Akira Toriyama (même si les métrages critiqués ne lui font nullement honneur)
Dragonball Evolution – « La normalité, c’est surestimé »

Son Goku doit réunir les sept boules de cristal, avant que Piccolo n’y parvienne.
Les défauts pullulent et toutes les conditions pour réaliser un métrage correct sont conspuées, ce qui me permet de dire que ce n’est pas une éventuelle question de goût, mais bien la qualité du film qui est objectivement médiocre : le scénario est immodérément schématique, l’antagoniste, succédané Skrull, n’est pas menaçant pour un kopeck, les effets spéciaux sont turpides, les combats sont filmés de manière excessivement hachée et d’une durée plus que concise, les acteurs sont minables, les personnages féminins ne servent qu’à arborer des décolletés plongeants, les dialogues sont affligeants comme « Y a pas de hasard, Balthazar » ou « Nom d’un pois », le réalisateur a même outragé le cultissime Kaméhaméha en le muant en vulgaire allume-bougies et bien d’autres choses. On pourrait se dire qu’une telle sommité de nullité en deviendrait presque cocasse, mais aucunement. L’avidité pécuniaire crée des monstruosités cinématographiques.