Kendra Morris aux Solidays

Kendra Morris aux Solidays

Cette jeune new-yorkaise est arrivée en France à l’automne dernier et commence à séduire le public français. Un nom nouveau pour les Solidays et une voix soul qu’on ne peut pas oublier. La rencontrer aux Solidays fut une occasion pour la découvrir et parler de son premier album Banshee !

Une petite blondinette souriante. Nous étions un peu timides toutes les deux, mais le courant est très vite passé. Voici la retranscription de notre interview :

Kendra Morris, merci. C’est votre première fois aux Solidays ; comment vous sentez-vous ?
Je suis très excitée et très positive ! On appréhende toujours ce genre d’évènement, surtout quand il s’agit d’un festival, mais on ne réalise vraiment ce qu’il se passe que lorsqu’on est dedans. Je dis toujours : « C’est comme des montagnes russe ! Tout devient réel dès qu’on y est ! »

Comment vous sentez-vous avec le public français ?
Je l’adore ! Ce que je préfère c’est voir à quel point il peut être enthousiaste. Lors de mon premier show en France, j’ai vu des gens chanter mes chansons… C’est pour ça qu’on écrit des chansons quelque part ; je n’aurais jamais imaginé 1 ou 2 ans auparavant traverser le monde et voir ça ! C’était inconcevable !

J’aimerai en savoir plus sur la façon dont vous êtes sortie de l’ombre. Avez-vous fréquenté les réseaux sociaux ? Est-ce comme ça que vous avez rencontré votre public ?
J’avais l’habitude de poster mes propres démos sur Myspace, même si elles n’étaient parfois qu’à l’état de projets… Il y a 2 types d’artistes : ceux qui travaillent énormément, qui cherchent à faire quelque chose de parfait et dont personne ne verra peut être jamais le travail parce qu’ils considèrent que ce n’est jamais assez bon. Et il y a ceux qui finissent par accepter que ce n’est pas parfait et qui comprennent que c’est un projet. C’est ce que j’ai fait. J’ai posté mes démos en me disant « on verra ce qui arrive ». Et les gens répondaient et croyaient en moi ; ça m’a donné confiance. Continuez d’essayer, même si ça ne marche pas et qu’on se sent un peu perdu… Le plus important est de se relever et de continuer, peu importe ce qui arrive ! C’est le meilleur moyen d’aller du point A au point B !

C’est le type de conseil que vous pourriez donner aux jeunes artistes ?
Oui ! Artiste ou autres… Peu importe ce qu’on veut faire, si on le veut vraiment, il ne faut jamais abandonner ! C’est la seule façon d’y arriver.

Vous avez travaillé avec les gens de la Motown, comment ça s’est passé ?
J’ai travaillé avec Dennis Coffey qui était un ancien de la Motown « funk brother ». Il était guitariste sur des titres des Temptations ou de Stevie Wonder… Il a un son de guitare très reconnaissable propre au 70’s. J’ai eu la chance de partir en tournée avec lui en 2012 comme chanteuse. On a fait le tour des U.S.A et on est même venu jusqu’à Paris. C’était incroyable de travailler avec quelqu’un comme lui qui a tellement d’histoires à raconter. J’ai appris beaucoup de choses sur la musique à son contact.

On dit que vous êtes la nouvelle Janis Joplin. Qu’en pensez-vous ?
Je suis une fan de Janis Joplin et chaque artiste a besoin de trouver une comparaison pour se définir avant de pouvoir se trouver lui-même. J’ai toujours était admirative de la façon dont cette femme incroyable se connectait à son public. C’est vraiment un beau compliment si on pense que j’arrive à trouver cette connexion.

Comment travaillez-vous ?
Pour Banshee, j’ai travaillé avec mon guitariste Jeremy Page, qui a aussi produit l’album. On a co-écrit beaucoup de titres. Il me suit depuis un bout de temps et nous avions déjà travaillé ensemble sur mes EP. C’est la première fois que quelqu’un croyait en mon travail ; il m’a amené à un niveau supérieur. Je pense que cette relation va durer ; on est déjà en train de songer à un nouvel album. Je ne me ferme pas pour autant à d’autres opportunités parce que c’est en rencontrant des gens différents qu’on peut faire évoluer son travail… Mais j’adore travailler avec Jeremy !

Banshee parle de légende irlandaise. Pourquoi ce choix ?
Il y a un film que j’ai vu quand j’étais petite dans lequel il y avait ces banshees (fées), des sortes d’ombres qui apparaissaient et poussaient des cris stridents. J’ai très vite été fascinée par ces créatures, sortes de femmes démons, pas forcement attirantes, mais qui laissent tout le monde sans voix. Dans un sens, les chanteurs peuvent être comme ça : capter l’attention avec la voix ou la musique. Si on est dans une pièce où tout le monde parle et personne ne fait pas attention, mais on a une chanson qui d’un coup réussi à captiver l’auditoire…

…Vous voulez devenir une sorte de Banshee alors ?
Je l’espère !

Quelle est votre playlist ?
Je change tout le temps… Barbara Mason… Charles Bradley… (j’arrive pas à entendre les autres noms) C’est un peu en fonction de mon humeur du moment !

Quel artiste des Solidays avez-vous envie de rencontrer ?
Aujourd’hui il y a De La Soul qui joue !  Je suis très excitée à l’idée de les voir sur scène. J’aime ce genre de groupe qui a beaucoup d’inspiration venant de plein de milieux différents.

Est-ce que vous avez songé à une collaboration avec un autre artiste des Solidays ?
Je suis toujours ouverte à ce genre d’opportunités, mais je suis très timide… J’espère déjà me faire de nouveaux amis !

Une jeune femme vraiment charmante, avec beaucoup de douceur et un sourire radieux.

Sur scène, on est éblouis. D’abord un peu hésitante, elle se révèle d’un coup pour envoyer une énergie incroyable. Elle réussit à devenir la Banshee, ou plutôt la diva soul, qui captive son public. Et on comprend le rapprochement avec Janis Joplin quand elle s’agite : on la sent possédée, investie par sa musique. Une vraie performance qui vous saisit et vous emporte dans son univers.

    

Kendra Morris sera en concert le 20 novembre au Trianon. Il ne vous reste plus qu’à prendre vos billets !   Photos Noucky et Jess Grinneiser

  1. […] Note: Nous avons eu la chance de la rencontrer lors des Solidays , voici le lien de son interview.  […]

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