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      Mémoires d’un fou : au cœur de Gustave Flaubert

      Décrire avec de simples mots ce que l’on ressent, ce que l’on vit à une représentation de « Mémoires d’un fou » n’est vraiment pas chose aisée.

      La salle du Théâtre de Poche Montparnasse dans laquelle se joue « Mémoires d’un fou » n’est pas très grande. Lorsque l’on y pénètre, c’est comme si l’on entrait dans un écrin. Avant même le début de la pièce nous sommes submergés d’émotions au vue du décor. Imaginé par Camille Ansquer, il est d’une sobriété saisissante. Des pages par centaines recouvrent le sol, les murs. Il s’agit bien évidemment des écrits de Flaubert.

      Un bureau, une malle, aucune surcharge…ce qui laisse supposer l’importance du jeu du comédien William Mesguich dont la prestation sera plus que remarquable.

      On découvre dans ces « Mémoires d’un fou » un Flaubert inconnu dont la soif de reconnaissance et de gloire se fit ressentir dès son plus jeune âge, tout comme son talent.

      Mémoires d'un fou
      Mémoires d’un fou – William Mesguich

      Tout au long de ce seul en scène saisissant, nous vivons un véritable ascenseur émotionnel d’une rare intensité. On frissonne, tremble, et rit réellement. Parfois, les larmes que nous tentons de retenir nous envahissent, pour les plus sensibles d’entre nous. Larmes que nous ne pourrons contenir à la sortie de ces « Mémoires d’un fou » !

      Nos cœurs se mêlent à celui de Gustave pour battre d’un seul et même rythme. Tantôt subjugué par cette passion amoureuse pour Maria. Maria, unique véritable Amour de Flaubert rencontrée alors qu’il n’était qu’un adolescent. Tantôt souffrant de ces effroyables souvenirs d’enfance qui ne le quitteront jamais.

      Enfance qui fut pour lui bien plus qu’un mauvais souvenir. On dit que les enfants sont cruels ! Cette cruauté, Flaubert en fut bel et bien victime. Moqueries, mépris, il ne cessera de subir cette violence psychologique de la part de ses « camarades » mais également de ses professeurs.

      Certainement parce qu’il était différent. Lui qui commença à composer dès qu’il sut écrire. Lui qui se passionnait pour la littérature et les arts. Il le disait lui-même :

      « Si j’ai éprouvé du plaisir, ceux sont les arts qui me l’ont procuré… » Gustave Flaubert

      Quelques fois, on salue en particulier le travail d’un metteur en scène ou de toute autre personne. Avec « Mémoires d’un fou », nous n’avons d’autres choix que de féliciter tous ceux qui ont contribué à cette adaptation de Charlotte Escamez.

      Sur une mise en scène de Sterren Guirriech, les jeux de lumières de Matthieu Courtaillier ainsi que le travail musical de Franck Berthoux donnent une intense profondeur à la pièce. C’est un émerveillement, on a la sensation d’être plongé dans l’esprit et le cœur de Flaubert.

      Au-delà d’une simple pièce, c’est une véritable expérience à vivre. On en sort complètement bouleversé…

       

      Infos Pratiques

      Mémoires d’un fou jusqu’au 8 novembre au Théâtre de Poche Montparnasse.
      75 Boulevard du Montparnasse, 75006 Paris.
      Tel : 01 45 44 50 21

      Du mardi au samedi 19h00. Dimanche 17h30.
      Relâches les 2, 14, 16 octobre et le 5 novembre.

      Tarifs: De 10€ à 24€
      Durée: 1h00

      Crédits photos: © Chantal Depagne Palazon

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