Lastman : un renouveau dans le monde de la bande dessinée franco-belge

Lastman : un renouveau dans le monde de la bande dessinée franco-belge

Dans une époque à mi-chemin entre Moyen Âge et Monde moderne, Lastman nous permet de suivre l’histoire de deux combattants, un adulte et un enfant, dans une aventure divertissante. Lastman met un grand coup de pied à l’idée qui voudrait que les Français seraient incapable d’innover et sans imagination.

Dans une interview pour Ouatch TV, Balak, l’un des auteurs de la bande dessinée Lastman, se réjouissait de pouvoir faire découvrir la bande dessinée à ceux qui ne la connaissent pas. En effet, l’âge d’Or des bandes dessinées, c’était le 20ème siècle. C’était le temps des comics de super héros et des Disney aux États-Unis et des bandes dessinées franco-belges les plus connues. Par la suite, la vidéo a pris le pas sur le format papier et la télévision et les dessins animés ont pris la place de la bande dessinée. Depuis, la bande dessinée s’adresse plus à un public de passionnés. Heureusement, il reste de nombreux artistes qui continuent à croire que la bande dessinée a sa place dans notre monde.

Lastman est donc une série de bandes dessinées réalisée par Balak, Mickaël Sanlaville et Bastien Vivès. Ces trois auteurs qui se sont connus à l’école des Gobelins avaient, à la base, prévu d’écrire une série pornographique. Pourtant, assez rapidement, la nature du projet a fondamentalement changé pour donner le manga relativement grand public qu’il est devenu, même si subsistent quelques résidus de sexe, de violence et de vulgarité.

lastman episode

Un scénario de manga classique mais efficace

Adrian, élève dans une école d’arts martiaux, se prépare pour son premier Grand tournoi, qui a lieu chaque année dans son village. Alors que le grand jour est arrivé, son coéquipier l’abandonne, ce qui le contraint à laisser tomber. Pourtant, un mystérieux étranger se présente au dernier moment et lui propose de faire équipe avec lui.

Si le récit reprend les bases classiques d’un récit médiéval, le manga est tout de même ambigu du fait de son anachronisme. Le personnage principal, Richard, boxeur à ses heures, est tout ce qu’il y a de plus moderne et il est confronté à un village moyenâgeux où l’on ne connaît même pas le mot « cigarette ». Au final, on ressent énormément d’influences provenant de genres différents qui, ici, se complètent très bien (heroic fantasy, film de kung-fu, science-fiction…). En ajoutant à tout cela un humour un peu potache mais de très bon goût, vous aurez le Meltingpot génial qu’est Lastman.

Des dessins de qualité dans Lastman

Si le récit laisse clairement transparaître l’influence du manga sur les auteurs, le style graphique des dessins s’en éloigne beaucoup. Le dessin est épuré, et les émotions prennent le dessus sur les autres détails. Malgré cela, les dessinateurs n’oublient pas les décors puisqu’ils sont présents dans certaines cases, absents dans d’autres, pour un résultat vraiment impressionnant. Il est aussi important de noter que malgré la simplicité des dessins, les scènes d’action sont très dynamiques et les mouvements sont très bien retranscrits.

Au final, cette bande dessinée est une bonne surprise, qui a même eu droit à son adaptation animée, son exposition à Angoulême et même, à son jeu vidéo. Espérons que le succès suivra et que l’aventure Lastman continuera avec, pourquoi pas, un film live, puisque l’histoire s’y prêterait bien.

 

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