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    Le nouveau voyage des Gardiens de la Galaxie

    Marvel est depuis quelques années en plein renouvellement de ses équipes créatives. Alors que Donny Cates bouleverse la série Venom, Al Ewing bouscule Hulk et désormais les Gardiens de la Galaxie. Le plus amusant est qu’il arrive sur cette série juste après Donny Cates.

    Une nouvelle carte de l’esprit

    L’équipe des Gardiens de la Galaxie a connu différents visages au cours du temps, de la plus sérieuse par Dan Abnett et Andy Lanning à la plus drôle dans le film. Dans le tome un, on a pu voir que le nouveau scénariste Al Ewing joue sur ces deux faces. D’un côté, il montre l’Empire kree en guerre civile avec la résurrection des dieux olympiens, et de l’autre par Rocket Racoon puis le ridicule Prince du pouvoir. Cette volonté de reconstruire une unité est passionnante mais le néophyte a parfois eu des difficultés à tout saisir à la première lecture du premier tome. Ce deuxième volume éclaircit la série. La première partie nous fait en effet découvrir les conséquences du crossover du printemps dernier, Empyre, alors que la suite intègre le nouveau crossover King in Black de Donny Cates mais, au milieu de cet univers partagé, Ewing rénove en profondeur l’espace proposant une nouvelle carte sidérale. Dans l’univers Marvel, il n’existe plus un empire mais plusieurs. Comme souvent dans la science-fiction, l’espace reflète la géopolitique actuelle du monde. Afin d’éviter que cette cohabitation ne se transforme en guerre totale, une grande conférence diplomatique est organisée mais rien ne se passera comme prévu.

    L’enquête est ouverte par les Gardiens

    Cette série éditée par Panini comics montre un scénariste en grande liberté. Tout un épisode est consacré à la psychanalyse d’un Gardien de la Galaxie puis une réunion devient une enquête policière. Mais le Sherlock choisi semble pour le moins inadapté car le colérique Rocket Racoon mène l’enquête. Ewing s’amuse même à insérer de nombreuses références sur le rock : un vaisseau spatial se nomme Bowie et la tenue d’un Gardien est sans cesse moqué pour sa ressemblance avec Adam Ant. Marcio Takara dessine les trois premiers épisodes des Gardiens de la Galaxie puis Juann Cabal les quatre suivants. Ce dessinateur régulier depuis la relance de la série reste le plus impressionnant. Non seulement ses pages sont splendides, mais il ajoute également une vision très européenne de la science-fiction faisant penser à Moebius.

    Al Ewing profite du grand nombre de personnages pour construire un puzzle où chaque héros et héroïne est une pièce essentielle. L’équipe des Gardiens de la Galaxie a changé. Ils ne sont plus la Suicide Squad de l’espace mais une famille. Cependant, ce foyer est brisé car, dans le tome précédent, leur leader Star-Lord s’est sacrifié. Sa compagne Gamora qui prétend n’avoir jamais eu aucune émotion est totalement sous le choc. Elle n’est pas la seule car la plupart des gardiens sont en convalescence : Dragon-Lune dont l’esprit était partagé en deux se rassemble pour se racheter. D’autre part, tel un conflit familial, les Gardiens se sont déchirés entre eux dans le tome précédent et les relations amoureuses ne sont pas plus simples : Nova, l’ex de Gamora qui est aujourd’hui avec Starlord, tué dans le tome précédent à cause de Nova.

    Ce deuxième tome des Gardiens de la Galaxie est une très grande réussite par le talent du scénariste Al Ewing. Non seulement, il rassemble une équipe aux identités multiples mais il propose un voyage dans les sous-genres de la science-fiction entre géopolitique et philosophie. Il vous convie également dans un comics d’enquête. Une brillante série et ce n’est que le début.

    Si cette chronique vous a plu, vous pouvez trouver nos reviews sur les dernières sorties de Shang-Chi et sur Strange Academy, également chez Marvel.

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