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      Retour sur Hokusai… et sa proche déferlante au cinéma !

      Pour tout passionné du Japon et des manga, Hokusai est un nom absolu que l’on se doit de connaître. Qui n’a pas un jour rencontré au coin d’une bulle une estampe connue ? Qui n’a jamais cherché l’origine des manga ? Ou qui n’a encore jamais vu la fameuse vague déferlant sur le Mont Fuji ou ses sanjûrokkei (36 vues) ? Bonne nouvelle pour les fans de ses œuvres, grâce à Eurozoom et @Anime, Hokusai a prévu de déferler sur la France dès septembre 2015 dans un film d’animation intitulé Miss Hokusai. Mais pourquoi « Miss » ? C’est ce que nous allons vous dévoiler dans cet article spécial Hokusai ! 

       

      Hokusai et son histoire

       

      Né en 1760 dans la préfecture de Edo (ancienne ville de Tokyo), Hokusai Katsushika y grandira, développant précocement une curiosité pour la peinture et des aptitudes pour le dessin. C’est à ses treize ans qu’il commencera à graver dans un atelier de xylographie avant de rejoindre à 17 ans l’atelier de Katsukawa Shunshô, un peintre d’estampe ukiyo-e (littéralement « images du monde flottant »). Suite à la mort de celui-ci des années plus tard et au désaccord qui s’en suivra avec son successeur, il quittera l’atelier pour découvrir l’art occidental, mais aussi étudier diverses écoles.

       

      Qu’est-ce que l’ukiyo-e ?

      Vivre uniquement le moment présent, se livrer tout entier à la contemplation de la lune, de la neige, de la fleur de cerisier et de la feuille d’érable […], ne pas se laisser abattre par la pauvreté et ne pas la laisser transparaître sur son visage, mais dériver comme une calebasse sur la rivière, c’est ce qui s’appelle ukiyo.

      Gisèle Lambert pour la BNF

      "Edo Ryôgoku-bashi yûsuzumi hanabi no zu" (Feux d'artifice dans la fraîcheur du soir au pont de Ryôgoku à Edo)  British Museum
      « Edo Ryôgoku-bashi yûsuzumi hanabi no zu »
      (Feux d’artifice dans la fraîcheur du soir au pont de Ryôgoku à Edo)
      British Museum

      Pour ses 34 ans, il réintègre une école classique et publiera son premier recueil sous le nom de Soori. Les années passent et Hokusai enchaînera tantôt estampes, tantôt illustrations et de nombreux carnet de croquis suivront. Ce n’est qu’à ses 61 ans, en 1831, que les fabuleuses Fugaku Sanjûrokkei (« Trente-six vues du Mont Fuji« ) seront dévoilées et lui apporteront une notoriété mondiale. S’en suivront les « Cents vues du Mont Fuji » trois ans seulement après. Après d’autres ébauches comme les « Cents Poètes et Poèmes » arrêtées à la vingt-septième planche à cause de l’incendie qui a dévasté son atelier, Hokusai s’éteindra après 89 années de peinture et d’estampes, de regard sur le monde et de simplicité, nous laissant un patrimoine riche et surprenant, qu’on ne se lasse pas de découvrir et d’admirer. Il reste néanmoins son regard, éternel amoureux de la nature au travers de ces vers :

      Même fantôme

      J’irai marcher gaiement

      L’été dans les landes

       

      Envie d’en savoir plus sur l’ukiyo-e, sur les autres oeuvres ou sur la vie de Hokusai ? Rendez-vous sur le site de la Bibliothèque Nationale de France en cliquant sur ce lien

       

      « L’Atelier du Nord »,

      l’artiste aux cent vingt noms

       

      Au cours de sa vie d’artiste, le « Fou de Dessin » comme il aimait à s’appeler a peint et dessiné sous maintes et maintes identités, changeant selon les périodes de sa vie d’antan ou de son style. Six d’entre eux seulement sont plus connus du grand public, c’est le cas de Hokusai Katsushika (1779-1794), Soori II (1795-1798), Hokusai ou « L’Atelier du Nord » (1799-1810), Taito (1811-1819), Litsu (1820-1835) et Manji ou littéralement « Dix mille ans » (1834-1849).

       

      北斎の

      Hokusai et sa fille

       

      Nous pourrions encore beaucoup parler de l’histoire de Hokusai, de ses œuvres somptueuses ou encore de sa façon de peindre ou de son inspiration du style occidental. Mais il est un détail en rapport avec l’actualité qu’il est important de vous dévoiler.

      Miss Hokusai AfficheMaintes biographies de l’artiste existent sur internet ou dans tout bon livre d’art étranger ou s’intéressant au Japon. Mais ce qui est trop rarement notifié, c’est l’existence d’une personne chère à Hokusai et importante dans sa vie : sa fille, O-Ei. Nombreux tableaux signés sous le nom de Hokusai (plus connu) ont visiblement été le fruit d’une merveilleuse collaboration père-fille. Contrairement à son père qui excellait dans les tracés et la composition, O-Ei se révélait être une talentueuse dessinatrice de bijinga (belles femmes) et de shunga (dessins érotiques très répandu à l’époque).

      Une belle occasion de mettre en avant cette femme unique en son genre et cette famille spéciale d’artistes. Réalisé par Keiichi Hara (Colorful, Doraemon, Un été avec Coco), Miss Hokusai retrace la vie de O-Ei et se présente comme un hommage inédit riche en émotion. Le tableau d’une relation père-fille troublante. Un magnifique portrait de femme moderne et insoumise, dans le début d’un XIXème japonais. Miss Hokusai nous allèche déjà et fait miroiter devant nos yeux des promesses de beauté graphique (studio d’animation I.G.), de souvenirs somptueux ou de la découverte d’une nouvelle version de l’histoire de Hokusai et de sa fille talentueuse, mais trop souvent omise.

       

      Envie d’aller le voir ? Miss Hokusai sortira sur nos écrans grâce à Eurozoom en septembre 2015. Et pour voir le trailer, rendez-vous par ici ! (lien à venir)

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