[Critique] Mugen no Juunin, (Blade of the Immortal) : une vengeance au katana !

[Critique] Mugen no Juunin, (Blade of the Immortal) : une vengeance au katana !

En ce début d’année, nous vous proposons de nouveau notre avis sur un film Live qui a retenu notre attention. Ce film a d’ailleurs rejoint le mois dernier le catalogue de Netflix France. L’ére des samouraïs n’est pas encore mort, en témoigne : Mugen no Juunin (Blade of the Immortal) !

 

Mugen no Juunin

 

Titre original : 無限の住人 – Mugen no Juunin

Titre alternatif : L’Habitant de l’infini – Blade of the Immortal – The Inhabitant of Infinity

Genre : action – historique – vengeance

Pays : Japon

Plateforme de diffusion : Netflix France

Date de sortie : 29 avril 2017

Réalisateur : Takashi Miike (JoJo’s Bizarre Adventure: Diamond is Unbreakable)

Scénariste : Tetsuya Oishi (Mars: Tada, Kimi wo Aishiteru)

Manga original : Hiroaki Samura

 

Synopsis

Manji est un ancien samouraï qui a été piégé et qui voit mourir sa petite sœur Machi devant ses yeux. Après les avoir tués jusqu’au dernier, Manji ne pense plus qu’à mourir mais Yaobikuni décide de lui offrir l’immortalité. Il est alors capable de guérir de n’importe quelle blessure même les plus graves. Rin est une jeune femme dont la famille entière a été décimée par les mercenaires de Itto-ryû commandé par Kagehisa Anotsu. Elle a entendu parler de Manji l’être immortel et lui demande son aide pour accomplir sa vengeance. Le samouraï refuse tout d’abord mais finit par voir en Rin l’image de sa sœur perdue. Manji et Rin se lancent alors dans une traque meurtrière.

 

Casting principal

 

Manji


Takuya Kimura [SMAP]

(A Life: A Love)

Rin Asano


Hana Sugisaki

(Toto Nee-chan)

Kagehisa Anotsu


Sota Fukushi

(Aishite tatte, Himitsu wa Aru)

Makie Otonotachibana


Erika Toda

(Code Blue 3)

Shira


Hayato Ichihara

(Samurai Sensei)

 

 

Vengeance sanguinaire

(risque de spoil)

 

Dans le Japon médiéval d’autrefois et à l’ère où les samouraïs sont voués à disparaître, nous suivons l’histoire tragique de Manji. Un homme qui a été trahi par le seigneur qu’il servait et par la même occasion, perdu sa sœur et sa seule famille en une seule journée. Ne voulant plus vivre et étant à l’article de la mort, son destin se voit changé par Yaobikuni qui le rend immortel grâce à des vers pour le moins étrange. Des vers qui ont le pouvoir de le maintenir en vie tout en le soignant peu importe son état physique. Mais c’est surtout l’arrivée de Rin qui a un destin similaire au sien et qui va lui permettre de véritablement trouver un sens à sa vie.

Si au début Manji se montre froid et peu intéressé par la situation de la jeune fille, il ne peut cependant longtemps l’ignorer du fait son apparence semblable à sa sœur. Nos deux compagnons d’infortune vont à ce moment-là faire de nombreuses rencontrent tout en approchant de leur but : tuer Kagehisa Anotsu. Des combats pour le moins musclés se terminant bien souvent par un combat à mort mais dont certains donneront plus de mal à Manji que d’autres. L’intrigue de ce côté-là est plutôt classique mais la psychologie des personnages reste intéressante. De plus, la relation entretenue par Rin et Manji fait chaud au cœur nous rendant empathiques sur cette quête loin d’être une partie de plaisir !

 

L’immortalité telle une malédiction

 

L’acteur Takuya Kimura (Manji) n’est plus à présenter, en témoigne sa longue carrière cinématographique et ses rôles allant d’un extrême à l’autre. Un choix qui a été judicieux, son interprétation nous permet de vite sympathiser avec cet homme qui au final n’avait rien demandé ! En effet, si l’histoire suit surtout Rin et sa vengeance ; Manji n’est pas pour autant mis de côté car plus il combat, plus on se rend compte du cauchemar qu’il vit au quotidien. Le samouraï se retrouve à chaque rencontre avec un nouvel adversaire, découpé en tranches comme un gros bout de viande et ce n’est pas qu’une métaphore. Il y a cependant un gros bémol avec le personnage de Hana Sugisaki (Rin) qui de prime abord, nous est présentée comme une combattante et peut-être la future chef du dojo familial si ses parents n’étaient pas morts.

Pourtant, après la disparition de ceux-ci et sa promesse de les venger, on n’en voit pas réellement la couleur… Rin a beau nous montrer ses entraînements et sa volonté, tout ce qu’elle réussit à faire c’est de beaucoup trop compter sur son garde du corps ce qui nous a assez déçu. A contrario, on a le profil d’Erika Toda (Makie Otonotachibana) qui nous offre une femme a deux facettes (geisha dans une okiya et samouraï) pour le moins intéressante et qui se bat pour sa cause jusqu’au bout ! Sota Fukushi (Kagehisa Anotsu) en tant que grand méchant impitoyable nous a aussi bien séduit notamment grâce à la scène où il révèle son passé ; permettant à celui-ci de renforcer son image et la détermination de son projet. Enfin, la bande de détenus commandée par Hayato Ichihara (Shira) manque clairement de profondeur et de développement puisqu’elle est très vite oubliable après que Manji ait flairé le piège.

 

Un bon divertissement

 

Dans ce film, on reconnait aisément la patte du réalisateur japonais Takashi Miike souvent controversé voir mal vu dans la profession. Cependant, il n’en reste pas moins très prolifique avec plus d’une cinquante de films à son actif allant vers des genres de tout horizon. Après, tout ce qui nous plait dans son mode de réalisation c’est ce côté non formaté et loin des stéréotypes ! En effet, Mugen no Juunin nous offre du sang à n’en plus finir, des scènes de combats à l’épée épique et des montagnes de morts a chaque nouveau combat. Mais est on si loin de la réalité de l’époque et du contexte historique (bien que fictif) ?

En conclusion, ce film a rempli sa mission à savoir nous offrir un bon moment de divertissement et de cinéma avec une histoire plutôt bien faite. De plus, aimant les combats entre samouraïs, nous avons été servis avec des chorégraphies joliment mises en scène. Nous avons aussi apprécié la scène d’introduction en noir en blanc montrant la transition et le changement de vie de Manji. Au niveau de la bande son, rien à redire mais il est bon de rappeler que le générique de fin est interprété par le chanteur et guitariste MIYAVI qui signe avec son titre Live to Die Another Day un nouveau chef oeuvre musical ! On ne pourra cependant pas comparer ce film Live avec l’anime ou le manga puisque nous n’avons pas pu encore les visionner.

 

Amateur de samouraïs, de combats au katana et du japon d’antan, Mugen no Juunin vous propose une vengeance bien sanglante. Un long-métrage qui s’adresse à un public averti et tous ceux qui cherchent de l’adrénaline ! Pour le voir, rendez-vous sur Netflix France.

 

 

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