Final Fantasy Memorial Ultimania : que vaut l’encyclopédie officielle ?

Final Fantasy Memorial Ultimania : que vaut l’encyclopédie officielle ?

Petite review sur l’encyclopédie officiel Final Fantasy Memorial Ultimania éditée en France par Mana Books. 

En 1987, un petit studio était au bord de la faillite, Square Co. Ltd., sort un petit jeu qui allait faire un carton et devenir un pilier du JRPG : Final Fantasy. Il faut bien le reconnaître, la licence a réussi à marquer toute l’histoire du jeu vidéo. Chez nous, c’est véritablement avec la Playstation que l’histoire commence. En effet, Final Fantasy n’avait auparavant touché que les marchés asiatiques et américains. En Europe, c’est avec Final Fantasy VII que le succès commence, et ce, jusqu’à aujourd’hui (même si beaucoup se montrent nostalgiques de la grande époque). En tout cas, les premiers Final Fantasy sortis en Europe, à savoir les opus 7, 8 et 9 ont marqué toute une génération de joueurs. C’est donc tout naturellement qu’une encyclopédie officielle éditée par Mana Books, la Memorial Ultimania, vient rendre hommage à toute une époque.

Un livre classieux

Avec le blanc pour couleur dominante (utilisée dans toutes les jaquettes des épisodes « numérotés »), le livre se présente avec un rendu légèrement grainé qui le rend très agréable à prendre en main. Avant même de l’ouvrir, on se rend compte qu’on est devant un bel objet. Trois illustrations apportent une simple note de couleur à la couverture, et le titre en relief ajoute un peu plus à l’impression de classe qui se dégage de l’encyclopédie officielle Memorial Ultimania. Sur la quatrième de couverture, une citation de Cloud de Final Fantasy VII : « Si tout cela n’est qu’un rêve, ne me réveille pas ». Il est vrai que cette époque nostalgique évoque aux fans une certaine impression de rêve (surtout pour ceux qui ont été déçus de Final Fantasy XV). Bon, c’est bien beau tout ça, mais on ne va pas baver devant la couverture pendant des plombes, et on va peut-être enfin ouvrir le livre. 

C’est classe

319 pages assez chargées

Présentés dans l’ordre chronologique de sortie, les trois jeux se succèdent avec environ une centaine de pages pour chacun. Ce dont l’on se rend vite compte, c’est que les pages de l’encyclopédie officielle Memorial Ultimania sont assez chargées. Reprenant beaucoup de dessins de conception, de storyboards, ou encore de screenshots des jeux, on se retrouve parfois avec une dizaine de photos par page. Ce qui est quand même beaucoup. Cela a pour effet de rendre le tout assez chargé. Il est vrai qu’en y réfléchissant, chaque jeu pourrait avoir son propre livre de 300 pages, alors proposer de rendre hommage à trois opus très riches en une centaine de pages pour chacun, cela implique de faire des choix. Et pour le coup, on a décidé d’en mettre le plus possible, même si certaines photos paraissent bien petites. 

Des illustrations assez nombreuses

La verve nostalgique

Pour chaque jeu, on retrouve les lieux qui ont marqué l’histoire, les personnages, leurs répliques mémorables, les invocations… Vous avez compris le principe : le but est de vous faire une piqûre de rappel en titillant votre verve nostalgique. Vous lirez une réplique en vous rappelant de la scène, vous verrez un chocobo en vous souvenant comme il était galère de gagner des courses (si vous étiez nul comme moi), des lieux marquants, et d’autres. L’encyclopédie se révèle assez riche en illustrations, mais bien peu en texte. On a bien quelques infos surtout lors de la présentation des personnages, mais cela ressemble plus à des généralités. En plus, je sais bien que le spoil n’a pas vraiment de péremption, mais là il est évité soigneusement. A tel point que, pour éviter de dévoiler un quelconque élément de la fin de Final Fantasy VIII, seulement une demi-page est accordée à Ultimecia

Toute une époque

Encyclopédie ou artbook ?

En fait, la question se pose quant à l’appellation « Encyclopédie ». Normalement, une encyclopédie doit foisonner d’informations, d’anecdotes, de détails précis sur la création des jeux ou sur le background de l’univers. Ici, les illustrations foisonnent, dont certaines qui montrent des esquisses de travail pendant le développement des jeux. En réalité, le terme d’encyclopédie est assez mal choisi. La Memorial Ultimania était déjà parue au Japon mais avec l’appellation d’Artbook, ou d’Artwork, ce qui est beaucoup plus adapté au contenu. On aurait aimé aussi en voir un peu plus sur les secrets des jeux, qui avaient fait galérer de bien nombreux joueurs, dommage. 

Une carte assez mal découpée

 

Peut-on considérer l’encyclopédie officielle Memorial Ultimania comme réussie ? En réalité, elle ne manque pas de qualités. Les illustrations sont nombreuses. Parfois, elles paraissent assez petites, mais au moins l’exhaustivité est bien au rendez-vous. De plus, le livre en lui-même est un bien bel objet, ce qui ne gâche rien. Par contre, si vous espériez trouver une vraie encyclopédie, vous serez assez déçus. Il y a bien quelques informations, mais cela semble plus être des légendes aux illustrations, ou même parfois des points centraux dont vous vous souvenez forcément si vous avez déjà joué aux jeux. Le tout paraît représenter seulement la surface de l’univers. Par contre, si vous voulez vous souvenir d’une époque avec nostalgie et profiter simplement de ce qui vous est proposé, vous pourrez trouver votre bonheur dans l’encyclopédie Memorial Ultimania, qui, pour la peine, mérite beaucoup plus l’appellation d’Artbook. A ce niveau-là, c’est assez réussi, et vous ne le regretterez probablement pas. 

Heureusement, Vincent est tout de même là

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