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      Sk8 the infinity, critique de la fin de la première saison : un bon final

      Le 4 avril a vu la diffusion sur la plateforme Wakanim du dernier épisode de SK8 the infinity.  Les cinq premiers épisodes nous ont emballé (voir la critique ici).  Après un tel lancement, l’attente était importante pour voir comment  le studio Bones allait clore cette étonnante série sur le skate. Au terme des sept derniers épisodes, le contrat est plus que rempli malgré une très légère déception liée au format de la série.

      SK 8 the infinity : Skate or die

      Spectaculaires, aériens, créatifs. Les adjectifs manquent pour décrire le magnifique travail du studio Bones. Cette seconde partie de la saison se concentre sur le grand tournoi de skate organisé par l’inquiétant Adam. Celui-ci a mis au défi les meilleurs skaters d’Okinawa de lui faire mordre la poussière. Reiki, Langa, Joe, Cherry Blossom, Shadow, les héros de la série, relèvent le gant. Mais les risques sont nombreux. Car s’ils connaissent bien l’arène de leur face à face, la « S » une longue route serpentant depuis la montagne, en revanche, ils vont devoir s’adapter à des courses spéciales où tous les coups sont permis.

      Pour réussir à donner de l’énergie à ces courses et éviter la répétition, le studio Bones a repoussé les limites de sa créativité. En effet, les animateurs exploitent à merveille le potentiel de ce décor pourtant unique. Les virages, les rochers, la végétation donnent à chaque course une tonalité nouvelle. L’intégration de la météo enrichit à nouveau la narration. Chaque skateur doit ainsi gérer des paramètres en constante évolution. Et quand ce n’est pas la route qu’il faut surveiller, c’est l’usine désaffectée, point d’arrivée des courses, qui devient un redoutable labyrinthe. Tout ceci confère aux épisodes un fort dynamisme. L’ennui n’existe jamais. D’autant plus que les techniques de skate sont mises en scène avec brio, défiant les limites de la gravité. C’est aérien, poétique, rapide, nerveux et extrêmement lisible. Et cerise sur le gâteau, le magnifique design des skateboard est l’oeuvre d’un studio français (vous retrouverez ici l’ interview d’un de ses membres) dont nous reparlerons bientôt sur le site.

      SK 8 the Infinity : un shonen classique mené tambour battant

      En termes d’histoire, cette série reprend les codes habituels du shonen. L’amitié ressort en premier. Celle qui permet de dépasser la solitude, le chagrin ; celle qui rapproche les opposés. Le deuil traverse également toute la série, deuil d’un être cher, d’un ami, d’une passion. L’humour reste omniprésent porté par le duo Joe/cherry Blossom  -meilleurs amis qui ne cessent de se chamailler- et par shadow, une fleur bleu tapie derrière un masque de brute.

      Il y a surtout la relation entre Adam, Langa. Les auteurs proposent une audacieuse relecture du mythe d’Adam et Eve sur fond de « bromance », de sous-entendus gay assumés et de quête du paradis perdu. La série est à la fois l’accomplissement de Langa que la rédemption d’Adam. Le héros sauveur du méchant, une astuce habituelle mais que le studio utilise à bon escient.

      Un univers coloré que l’on aurait aimé explorer plus longtemps

      Il n’y pas que les courses qui sont très bien dessinées, animées. Le studio construit un univers riche et agréable. Les couleurs chaudes, beaucoup de contrastes, de la lumière à foison, donnent à la série une atmosphère douce et apaisante. C’est un anime qui vous donne ou redonne le moral. Surtout quand les auteurs décident d’abandonner la trame principale le temps d’un épisode (le sixième) et de transporter nos héros sur une petite île sujette à des apparitions fantomatiques. Cette sous-intrigue sortie de nulle part est extrêmement drôle jusqu’à son dénouement génial.

      Ceci souligne d’ailleurs la seule réserve par rapport à cette série. Son format en 12 épisodes nous frustre. En effet, tout montre que les scénaristes avaient de la matière pour nourrir d’autres épisodes. L’arc narratif d’Adam – autour de sa famille- notamment aurait pu être encore plus développé ; l’enquête de la policière est un peu trop vite expédiée.  On aurait aimé en savoir plus sur l’acolyte d’Adam.

      Néanmoins, il ne faut pas bouder son plaisir. Le studio Bones a rempli haut la main sa mission. Réaliser une série classique, passionnante et efficace sur l’univers du Skate.

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