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      Reggae Sun Ska Festival : la 20ème édition qui en fait une institution

      Du vendredi 4 au dimanche 6 août se déroulait à Bordeaux la vingtième édition du fameux Reggae Sun Ska Festival. Just Focus y était, et vous propose de revenir sur la plus grosse édition de la figure emblématique de la scène reggae, qu’elle soit française ou internationale.

      On vous avait prévenu, et il semble que l’appel ait été entendu : près de 100 000 festivaliers se sont déversés sur la ville de Bordeaux le weekend dernier. Pas de quoi effrayer les organisateurs et les Bordelais, tout semblait totalement maîtrisé. Un pass événement acheté (seulement 3 euros !), deux tram’ plus tard et nous voilà au cœur du campus et des bâtiments administratifs de l’université de Bordeaux. Le tout réhabilité pour l’occasion en espace gigantesque réservé au festival.

       

      Un démarrage rapide mais maîtrisé

      Des bénévoles souriants et un public détendu, c’est sûrement ça qui a permis d’oublier la longue queue sous le soleil bordelais afin de pouvoir échanger son pass contre le fameux bracelet, clé de chaque contrôle. Plutôt habitués à des flots moins importants de spectateurs, on peut quand même saluer l’efficacité et la rapidité des bénévoles malgré la chaleur et le rythme intense.

      Les habitués vous le diront, rien de tel pour se mettre dans l’ambiance que de dormir au camping officiel. Si là encore il faut faire preuve de patience et d’organisation -les emplacements sont libres- le jeu en vaut la chandelle. Selon le camping que vous choisissiez il y avait même une scène dub, pour pouvoir profiter même en dehors des horaires d’ouverture du festival. Seul bémol, seulement un des deux camping possédait des douches, et les informations sur les points d’eau potable laissaient à désirer.

      Douche ou pas, une fois l’excitation de l’installation retombée, tout le monde attendait l’ouverture de l’enceinte du festival de pied ferme.

       

      Un vendredi soir explosif

      Et la soirée a commencé très fort, dès 18h40 on pouvait déjà voir Hippocampe Fou et son acolyte Céo. Un set brûlant et un des publics les plus mouvementés du festival, le ton a été donné. Une soirée presque légendaire où se sont enchaînés la rappeuse marseillaise de coeur, Keny Arkana et le set impressionnant des Anglais d’UB40. On en profite pour tester un des nombreux stand de nourriture -des quatre coins du globe-, on respire un grand coup et ça y est on comprend que le festival est lancé.

      Yanis Odua et Artikal Band (plus tard rejoints par Keny Arkana le temps d’un morceau), ainsi que le fameux Danakil, ont achevé la soirée de manière mémorable : la scène Natty Dread et One Love en ont vu de toutes les couleurs.

       

      Pour un samedi tout aussi chargé

      Samedi était bel et bien le jour à ne pas rater, il y en avait pour tous les goûts. Les amateurs de Dub ont pu se déplacer de la scène Dub Foundation et venir profiter du set de Panda Dub sur la grosse scène Natty Dread. Si l’enchaînement des morceaux était un peu hésitant et si les fans attendent encore Smile Is The Key, le morceau phare du Français, pas de quoi s’inquiéter : l’ambiance était au rendez-vous.

      Mais si l’on écoute les festivaliers, le point fort de cette soirée, voire même de cette édition pour les plus enthousiastes, c’est bel et bien le passage de Tryo sur la scène One Love. Habitué des scènes reggae françaises, on sait que le groupe avait déjà été à la programmation de l’édition 2013, et que leur passage avait été annulé à cause des intempéries… Mais cette année il faisait beau, chaud, et le public n’a pas perdu une miette de la reprise des plus gros titres du groupe. 

       

      Dimanche, last but not least

      Il y avait beaucoup moins de monde pour le dernier jour du festival, chose sûrement due au début de semaine du lendemain ou à la programmation moins attrayante pour une partie du public plus jeune, peut-être venue pour les gros noms du line up.

      La soirée était néanmoins plutôt chargée en commençant par le passage de La Rue Kétanou, qui comme Tryo, ont pu revisiter tous leurs titres les plus connus. Et le public restant a tout de même pu profiter de Ky-Mani Marley, habitué du Reggae Sun Ska, ainsi que du groupe britannique Steel Pulse, toujours aussi en forme.

      Personne n’oubliera non plus le dernier set de la programmation de la vingtième édition, mené par le seul et unique Patrice. Un passage bien attendu, et qui a presque figé le moment dans le temps. Pas de doute, les deux scènes principales ont, ce soir-là, été témoins de pas mal d’émotions, guidées par les drapeaux Rastafari.

      En bref, et malgré le caractère non-exhaustif de ce report, la vingtième édition du Reggae Sun Ska festival était l’édition à ne pas rater. Amateurs de Reggae, Dub, Ska voire même de Rap, tout public pouvait passer un moment digne de ce nom, tant la line up était riche. Du tatouage à l’ateba, en passant par le t-shirt et les nombreux stands associatifs : petits nouveaux et habitués avaient de quoi se faire de bons souvenirs.

      On garde le souvenir d’un festival sans cafouillages, à l’enceinte sécurisée et au public bon enfant. On vous l’assure, nous on y sera l’année prochaine !

      Photos par Lena A. et Lisa F.

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