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      The French Dispatch de Wes Anderson : critique blasée d’un film ennuyeux

      Nous voilà bien embêtés. L’auteur de ces lignes apprécie en effet le cinéma de Wes Anderson. Un cinéma fantasque bien que symétrique avec ses personnages hauts en couleur. De couleur, il en sera question dans cette critique de The French Dispatch. Un film qui nous raconte trois chroniques publiées d’un journal américain basé à Ennui sur Blasé, ville française fictive. L’histoire d’un mouvement artistique radical, une représentation de 1968 et le portrait d’un policier/cuisinier. Le tout narré par trois journalistes au service du rédacteur en chef interprété par Bill Murray.

      The French Dispatch : le talent de Wes Anderson à l’écran 

      Telle une mauvaise croute d’un grand peintre, The French Dispatch possède quelques qualités. A commencer par son casting de rêve (Bill Murray, Thimothé Chalamet, Frances McDormand, Benicio Del Toro, Lyna Khoudri, Mathieu Amalric , Tilda Swinton et tant d’autres qui passent une tête) qui nous régale. Comme toujours chez Anderson, la direction artistique est impeccable et la réalisation impressionne. Tel mouvement de caméra ne peut qu’impressionner, la composition du cadre est à tomber par terre.

      Pourtant si certaines touches de couleurs sont plaisantes, on ne peut nier que même si on admire le maître, l’ensemble est raté. Wes Anderson semble plus intéressé à l’idée de surpasser Kubrick, que de nous raconter quoi que ce soit d’intéressant hormis la succession de sketch banal et à peine drôle.

      Le ratage de Wes Anderson… 

      Comme le disait Truffaut, faire un film c’est comme un voyage en diligence. Au début, on espère que c’est agréable. À la fin, on ne veut qu’une chose c’est de sortir vivant de cette diligence. Le spectateur de The French Dispatch doit s’attendre à ressentir la même chose : un film qui à chaque minute devient de plus en plus ennuyeux. Anderson semble être tellement usé par son métier qu’il ne donne plus l’impression de prendre du plaisir à en donner à son public.

      Tel un sadique, désormais son plaisir semble être celui de n’en provoquer aucun chez celui qui regarde le film. Nous recommandons à Wes Anderson de se reconvertir à la décoration d’intérieur étant donné que l’esthétique est la seule chose qui semble désormais l’intéresser. Tout le monde serait gagnant : Anderson pourra tranquillement s’amuser et le public ne serait pas obligé de s’infliger un banal paquet de knackis vendu comme un plat de grand cuisinier.

      Il est difficile de ne pas réprimer sa colère devant ce qui s’avère être le film le plus irritant de l’année avec le Seize Printemps de Suzanne Lindon. Pourtant, notre amour pour Wes Anderson reste présent. Et nous ne pouvons qu’espérer que le réalisateur de The Grand Budapest Hotel arrivera à renouveler son style afin de nous prouver le cinéaste qu’il est.

       

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