La guerre de Troie n’aura pas lieu offre une interprétation audacieuse d’un mythe fondateur
de l’Antiquité dans un espace résolument contemporain. La pièce choisit de situer l’avant-
guerre de Troie dans une véritable « cellule de crise », rompant ainsi avec les
représentations antiques traditionnelles pour plonger le public dans un univers
immédiatement reconnaissable : celui de la négociation politique moderne.
Les grandes figures de l’épopée (Paris, Hélène, Hector) se retrouvent réunies autour d’une
table, confrontées à l’imminence d’un conflit dont chacun connaît déjà l’issue fatale.
Pourtant, ici, la guerre ne relève plus d’un destin mythique et lointain : elle devient une
menace concrète, débattue à voix haute, analysée dans ses moindres conséquences, et
maintenue dans un fragile équilibre par la force des mots et des décisions humaines.
Ce dispositif scénique rend l’Antiquité étonnamment proche et tangible, le spectateur se
trouve placé dans une position inhabituelle : il n’assiste plus passivement au déroulement du mythe, mais semble être intégré à cette réunion de crise, comme s’il partageait la
responsabilité de la décision irrévocable qui s’annonce.
L’esthétique du spectacle prolonge ce dialogue entre les époques : mobilier contemporain,
recours à la caméra en direct et dispositifs techniques inscrivent pleinement le récit dans
notre présent.
La pièce propose ainsi une lecture renouvelée et percutante du mythe troyen, où l’Antiquité
se fait miroir de notre époque et questionne avec force notre rapport à la guerre, à la prise
de décision et à la responsabilité collective.
Dates : Du 12 février au 5 avril
Horaire : Les jeudis, vendredis et samedis à 19h, les dimanches à 17h
Lieu : Studio Hébertot
Durée : 1h10
Genre : Théâtre contemporain
Distribution : Auteur : Jean Giraudoux, Avec, en alternance, Tatiana André ou Ghina Daou,
Edouard Dossetto ou Gaspard Baumhauer, Leslie Gruel ou Marie Benati, Adam Karotchi ou
Guillaume Villiers Moriamé, Majd Mastoura ou Rémi Couturier, Metteur en scène : Edouard
Dossetto
Crédit photo : Simon Lerat



































