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      Critique « Seize Printemps » de Suzanne Lindon : un premier film touchant et délicat

      Le film Seize Printemps de la jeune réalisatrice Suzanne Lindon, est disponible au cinéma depuis le 16 juin dernier. Pour un premier film, la réalisatrice surprend par son mince scénario, par sa délicate mise en scène et par ses choix audacieux. Avec une histoire d’amour platonique d’une lycéenne avec un trentenaire, Suzanne Lindon marque les esprits et les cœurs. En avant-première, la rédaction de Just Focus vous en délivre sa critique.

      Synopsis : Suzanne a seize ans. Elle s’ennuie avec les gens de son âge. Tous les jours pour aller au lycée, elle passe devant un théâtre. Elle y rencontre un homme plus vieux qu’elle qui devient son obsession. Grâce à leur différence d’âge, ils pensent ne plus s’ennuyer ensemble et tombent amoureux. Mais Suzanne sent qu’elle risque de passer à côté de sa vie, celle de ses seize ans qu’elle avait tant de mal à vivre comme les autres.

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      Un mince scénario

      Avec Seize Printemps, Suzanne Lindon dévoile un scénario de cinquante pages, qu’elle a écrit à l’âge de quinze ans. La jeune réalisatrice ne le cache pas, elle l’affirme son scénario est court mais c’est un choix. Dès les premiers instants du film, on se rend compte immédiatement de la non-présence de long dialogue et par conséquent de long silence. Ainsi, au début du film l’histoire met du temps à démarrer. Mais bon, ce n’est pas grave on profite des belles images et du prestigieux casting avec Suzanne Lindon en tête d’affiche.

      Vous l’aurez compris dans Seize Printemps, Suzanne Lindon à toutes les casquettes : actrice, scénariste et réalisatrice. Avec ce film, Suzanne affirme son potentiel d’actrice et de réalisatrice mais doit encore prouver son écriture. Mais puisque c’est son premier film, on ne peut qu’attendre avec impatience son prochain projet.

      Une mise en scène délicate

      Malgré la présence d’un mince scénario, la mise en scène délicate de Suzanne Lindon aide le spectateur à se plonger dans la subtilité de ce premier amour. La caméra n’est pas immersive au contraire elle suit naturellement la vie de tous les jours de Suzanne. La mise en scène délicate est également montrée avec les deux moments de danse entre les deux acteurs principaux. Deux moments, à la fois intriguant et touchants, rendant hommage à la danseuse Pina Bausch. Parfois dans quelques scènes, on pourrait croire que c’est un documentaire tellement la mise en scène est subtile. Par contre, le problème avec Seize Printemps est certainement son scénario et ainsi ses courts dialogues.

      Critique « Seize Printemps » de Suzanne Lindon : un premier film touchant et délicat

      Etant une fan de bons dialogues, le film de Suzanne Lindon a de nombreux moments où rien ne se passe. En regardant ce film, la réalisatrice a plutôt choisi de mettre l’accent sur la mise en scène et de laisser de côté le scénario. Ainsi si vous regardez des films que pour les belles phrases ou un dialogue à la Michel Audiard, on vous le déconseille. Par contre, si vous aimez les belles mises en scène, foncez-y. En plus, la jeune Suzanne Lindon a eu la chance d’avoir dans son casting de prestigieux acteurs comme Arnaud Valois.

      Des références à tout va

      On ne peut s’empêcher de voir des références partout, à chaque scène ! Lorsque Suzanne, le personnage principal nous invite dans sa chambre, on voit apparaitre un poster d’un vieux film écrit Suzanne dessus. Des références aux films Diabolo Menthe de Diane Kurys, À nos amours de Maurice Pialat, La Boum de Claude Pinoteau ou bien aux jeus d’acteur de James Thierrée et Charlie Chaplin s’immiscent également dans ce film sans réellement être revendiqués par la réalisatrice. À part peut-être le diabolo grenadine, que Suzanne boit tout le long du film.

      Critique « Seize Printemps » de Suzanne Lindon : un premier film touchant et délicat

      Ces références à tout va, dévoilent les goûts cinématographiques de la réalisatrice comme si à travers eux, Suzanne Lindon essayait de s’expliquer sur ses choix artistiques. Étant cinéphiles, on est ravi de voir des références à Pialat ou bien à Kurys.

      La rédaction de Just Focus vous recommande d’aller voir au cinéma, Seize Printemps de Suzanne Lindon. Malgré la présence d’un scénario assez mince, Suzanne vous transportera dans son univers cinématographique et dans les belles rues de Paris. En regardant ce premier film, vous pourrez vous en faire votre propre opinion tout en appréciant l’histoire délicate et touchante d’un premier amour.

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