Imbattable: Lorsque Jousselin s’amuse, le lecteur rigole !

Imbattable: Lorsque Jousselin s’amuse, le lecteur rigole !

Auteur de plus en plus incontournable au sein du Journal de Spirou, Pascal Jousselin nous propose cette semaine un petit album sympa intitulé Imbattable, fait de parodie et de burlesque. Un ravissement pour les plus jeunes, et un bon moment de détente pour les moins jeunes.

Justice et légumes frais, qui sort tout juste chez Dupuis, nous conte les aventures blasées de Imbattable, un superhéros de B.D. dont les pouvoirs sont directement issus du support dans lequel il s’exprime, déjouant les pièges de ses adversaires grâce à la feuille de papier sur laquelle il est dessiné, ou à sa capacité à connaître le scénario avant tout le monde d’un seul coup d’œil à la case voisine. Les plus jeunes seront certainement ravis de découvrir ces histoires plus ou moins longues (de une à dix pages) et très originales, joyeuses et colorées. Les personnages sont des archétypes, certes, mais c’est le principe généralement fondamental des récits de super-héros. Même dans un cadre plus burlesque, comme ici. On découvre ainsi, par exemple, un savant fou, un super-vilain ou un super-ado stagiaire qui, chacun à la leur manière, apportent de l’eau au moulin d’ Imbattable, le seul et l’unique super-héros de bande-dessinée qui déambule avec légèreté dans les pages de son album.

Le moins jeune public, quant à lui, qui connaît éventuellement ses classiques des années 1960-70, ne manquera pas de penser aux délires burlesques de Fred dans Philémon (entre autres), à la conférence sur la girafe du professeur Burp dans La Rubrique-à-brac – taume 2 de Gotilb, ou beaucoup plus récemment, aux délires fantastiques de Marc-Antoine Mathieu dans Le Décalage, dernier tome en date de Julius Corentin Acquefacques, prisonnier des rêves. Ce que propose Jousselin n’a donc rien de particulièrement novateur, mais l’on peut apprécier le fait qu’il remette au goût du jour ce type de procédé narratif qui n’est finalement que peu utilisé par les auteurs de bande-dessinée. Avec l’album Les Jolies Filles de Flix, paru récemment et qui fonctionnait également sur ce type de principe créatif, peut-être que cela augure un nouvel intérêt pour cette manière d’imaginer des récits. A suivre…

A noter également, que l’auteur profite de son album pour placer quelques thématiques (le politicien menteur, la PDG d’industrie chimique) qui pourront peut-être sembler naïves aux yeux d’un lecteur adulte, mais qui sont, somme toute, tout à fait adaptées à un plus jeune public. Car n’oublions pas que cet album leur est avant tout destiné et qu’il est fort probable que les ados et pré-ados qui n’ont pas totalement délaissé la lecture et/ou la BD pour la vidéomania y trouveront leur compte.

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