The eminence in shadow : critique de la saison 1

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the eminence in shadow

Diffusée sur ADN, The eminence in shadow est une série basée sur une série de mangas en cours de publication chez Doki-Doki. Très intrigante, l’œuvre nous a séduit dès le visionnage des cinq premiers épisodes. C’est avec beaucoup de curiosité que nous avons regardé la suite pour savoir si cette série gardait son énergie et sa folie intactes.

Lost

La vie de Cid est pleine de mystères. Ce jeune lycéen discret se métamorphose, la nuit, en justicier solitaire et mystérieux. Mais à la suite d’un accident, le voici réincarné dans un monde parallèle ressemblant à notre XIXème siècle où règnent la magie et les créatures magiques. Grandissant dans une famille de petit noblesse, Cid profite de sa nouvelle vie pour se créer une nouvelle existence. Il deviendra l’éminence de l’Ombre.

Il se forge une identité secrète, forme des apprentis et leur révèle qu’il mène une guerre secrète comme l’ordre de Diabolos. Entouré de jeunes filles aussi brillantes que crédules, il ne se rend pas compte que ses mensonges prennent forme, que l’ordre existe vraiment, que ses disciplines s’affirment. Devenu étudiant dans une prestigieuse université, il est contraint de s’engager pleinement dans une lutte secrète où politique et magie se confrontent.

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The eminence in shadow : une œuvre très drôle

Cette série réussit tout le long de cette première saison à nous faire éminemment rire. En effet, Cid doit continuer à ne pas montrer ce qu’il est et jouer au loser. Le voici obligé de se faire vaincre, de se faire marcher dessus. Mais Cid est aussi joueur et orgueilleux. Alors, pour garder intact sa couverture tout en flattant son ego, le voici obligé de se créer d’autres alter ego, notamment celui du duelliste aussi mou que redoutable. On rit aussi beaucoup de l’impact de Cid sur ce nouveau monde. Il y importe de nouvelles idées, des produits qui renversent l’ordre établi.

L’humour s’appuie aussi sur les quiproquos amoureux autour de Cid, le décalage entre la puissance de ses alliées et leur naïveté. L’anime n’hésite pas en effet, à jouer sur les sous-entendus érotiques (très légers) à travers les problèmes de sous-vêtements des combattantes ou leur complexe sur la poitrine. Leur maladresse, leur jalousie apportent beaucoup de légèreté. Notons aussi les excellents jeux de mots qui parsèment la série à l’image du personnage de Thomas Zoschist.

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Girl power

L’un des éléments surprenants de cette série concerne la place accordée aux femmes. A première vue,The eminence in shadow semble être  une série de « harem » classique où un jeune homme  est le centre du monde. Et d’un certain point de vue, au début, cela y ressemble. Pourtant, une grande partie des histoires est portée par l’équipe de Cid, les shadow Garden, qui ont repris à leur compte la croisade de leur maître. Celui-ci semble même souvent dépassé par ses disciples qui ont porté très loin son projet et qui mène l’enquête.

Il en est de même pour les autres personnages féminins importants, notamment, les princesses de Midgar et d’Orianna. L’œuvre prend, alors, un ton beaucoup plus sérieux en abordant des thèmes très adultes : le mariage de force/arrangé, la mutilation des femmes, l’effacement des femmes de l’histoire, le poids de la religion. Il est difficile de faire la liste de toutes les questions que la série aborde à travers le prisme de la fantaisie. Elle parvient même, à certain moment, à questionner la personnalité du héros masculin. Est-il vraiment moral, lui qui a menti et manipulé de jeunes filles ?

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The eminence in shadow : actions et mystères

Les 20 épisodes de l’œuvre se dévorent d’une seule traite. En effet, la série dispose d’un rythme parfait où alternent des séquences de combat épiques, dynamiques, des scènes d’enquête, d’amour. Les producteur et scénaristes ont trouvé un juste équilibre pour créer une œuvre d’humour/action qui plaira à un large public. D’autant plus que l’univers s’étoffe très vite en introduisant des rivalités politiques, un complot religieux et une menace encore nimbée de mystère.

Ce qui rend ce spectacle passionnant, ce sont le nombre d’influences qui sont citées et intégrées. Pêle-mêle les connaisseurs relèveront l’emprunt au seigneur des anneaux (le sortilège de contrôle infligé au roi du Rohan), à la table ronde, à Kickass, aux manga de combat, à la dark fantasy… Tout est finement intégré dans une narration claire qui renouvelle à chaque fois ses enjeux. Ajouter à cela un excellent opening et vous vous trouvez devant une production que vous ne pourrez pas lâcher une fois commencée.

The eminence in shadow possède des qualités immenses qui font de cette première saison une réussite complète. Il ne reste plus qu’à plonger dans la suite.