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      Critique «Happy!» S1 (Netflix): Le plus tordu des Noël.

      «I’m the Happy Horse, horse, horse, so full of love of course of, of course, it’s time to be carefree so come with me, Happy!»

      – Happy, la licorne bleue. 

      New York, Noël approche. Sous la neige et les lumières colorées, Hailey est kidnappée par un Père Noêl psychopathe. Nick Sax, flic déchu devenu tueur à gages rencontre Happy, l’ami imaginaire de celle qui s’avère être sa fille. Dans un décor entre Sin City et Maman j’ai raté l’avion se déroule une histoire à la fois glauque et comique.

      Happy! est une série de Noël pour les grands. Dès le premier épisode le décor est planté. Sex, drogue et violence se mélangent à un univers enfantin encore innocent. D’un côté Nick Sax fait le sale boulot de tueur à gages. De l’autre une petite fille se rend au concert de Sunny Shine, son idole. Les deux se retrouvent autour d’une mafia sanguinaire.

      L’histoire en elle-même n’est pas forcément originale. Un ancien flic reprend du service et découvre qu’il cherche sa propre fille. Un scénario que l’on retrouve dans presque toutes les séries policières un dimanche après-midi à la télé. Ce qui fait de Happy! un petit bijou incontournable est l’univers déjanté que l’on découvre petit à petit. Des personnages ubuesques, des rivières de sang, une licorne bleue et de l’humour transgressent les règles d’un scénario classique.

      Les personnages

      Nick Sax, le personnage principal aux airs fous de Jack Nicholson est joué par Christopher Meloni. Un drogué alcoolique que la mort ne veut pas récupérer. Comparable à un Superman dépravé avec une capacité à tuer surhumaine, sa débauche est expliquée tout au long par un passé trouble qu’il ne cesse de ressasser. L’originalité de Sax se trouve dans sa relation avec Happy qui joue un rôle de conscience. Comme Jiminy Cricket, toujours sur son épaule, Happy essaye de ramener Sax à la raison. Sans cette relation Sax aurait continué à mener une vie égoïste et solitaire. 

      Les méchants de la série sont tout autant complexes et inhumains. D’une part un mafieux, « Blue ». Personnage antipathique, patron de la pègre locale qui fait hérisser le poil par sa cruauté. « Smoothie » son sbire, pervers et vicieux pétrifie par son manque d’humanisme et sa soif de sang. « Bug », le protagoniste mystérieux est le cerveau du complot de toute l’histoire. Il incarne un abus de pouvoir et une perversité sans fin qui dégoutent le spectateur. D’une autre, un Père Noël psychopathe abandonné dans un délire enfantin. Il fait peur par sa voix, par son allure, par son histoire. Enfant traumatisé il s’est renfermé dans un monde imaginaire que seul lui peut voir. 

      Ces méchants font écho au monde de Batman avec leurs déguisements et leurs caractères. Mais dans Happy!, s’ajoute une dose de gore, d’humour et de perversité qu’on ne trouve pas à Gotham City. 

      L’ambiance qui règne durant les 8 épisodes est entraînante. Les cliffhangers sont maitrisés à chaque fin. Les personnages sont attachants et ont tous une histoire bien construite. Les caractères uniques sont expliqués ce qui donne un contenu riche. L’histoire en elle-même est alimentée de situations cocasses, originales et drôles. La chaîne SyFy qui diffuse originellement la série promet une saison 2. La saison 1 est disponible dès maintenant sur Netflix.

       

      Bande annonce de Happy! :

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