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      La Main du Mal : notre critique de la mini-série évènement de TF1

      Après Le Secret d’Élise et Une Chance de Trop, TF1 réussit de nouveau à créer l’évènement avec la diffusion de la mini-série La Main du Mal, en deux épisodes de 90 minutes. Une intrigue brillante pleine de rebondissements…

      Thomas Schaffner (Grégory Fitoussi – Engrenages) est un brillant avocat qui considère que tout le monde a le droit d’être défendu, même la pire des crapules. Appliquant ce principe, il plaide la cause de Luc Follet (Joey Starr – Dix pour Cent), un assassin qui a tué sauvagement une jeune femme. Il gagne son procès, Follet est libéré mais Thomas refuse de lui serrer la main, trop écœuré par le sadisme de son client… Vexé, ce dernier décide de s’en prendre à la femme de Thomas. Le début d’un terrible engrenage et d’une descente aux enfers…

      Il faut bien le reconnaître, TF1 sait proposer des mini-séries de qualité depuis quelques années. A l’instar du Secret d’Elise (2016), Une chance de trop (avec Alexandra Lamy en 2016 aussi), et de La Vengeance aux Yeux Clairs (dont la diffusion s’est terminée en septembre dernier), La Main du Mal rentre elle aussi dans cette catégorie.

      audiences-tele-avec-la-main-du-mal-joey-starr-s-impose_portrait_w674Adaptée d’une mini-série britannique (The Espace Artist, avec au casting David Tennant héros de Doctor Who et de Broadchurch), La Main du Mal réussit haut la main le pari de l’adaptation française, et nous plonge au cœur d’une véritable descente aux enfers vécue par le héros. Un engrenage lancé après le refus de serrer la main de son client.

      Le premier épisode plante le décor et les personnages, et déjà le personnage interprété par Joey Starr, Luc Follet, nous glace le sang. Auteur présumé du meurtre d’une jeune femme, il nous livre une prestation froide et juste, souvent dans la retenue, parfois dans l’explosion. La présentation du personnage nous dévoile des facettes inattendues chez l’acteur. À côté de lui, on retrouve l’acteur Grégory Fitoussi entouré de son épouse Anna (Elodie Frégé). Le rôle d’avocat qui a tout réussi dans sa vie professionnelle et qui est heureux en ménage avec sa femme et son fils convient parfaitement à l’acteur qui l’interprète avec juste ce qu’il faut de froideur et de mise en avant.

      Le reste du casting est composé de François Berléand dans le rôle du patron de Thomas Schaffner, de Mélanie Doutey dans celui de l’avocate en perpétuelle compétition, de Pierre Rochefort dans celui de l’ami fidèle, d’André Marcon dans le rôle d’un avocat de prestige à la tête d’un grand cabinet et enfin de Florence Loiret-Caille, présentée au début comme une voisine de Luc Follet.12868749800800

      La série se suit avec facilité, entre la préparation du premier procès de Follet et la vie familiale de Thomas Schaffner. Là où tout bascule, c’est au moment du verdict. Alors que Follet est remis en liberté, son avocat refuse de lui serrer la main. À ce moment-là, on sait que la série va prendre une autre tournure. Le premier épisode se termine pourtant comme il avait commencé : la situation, même si elle a changé, est revenue à son point de départ initial.

      Là où la série nous surprend, c’est lors de sa deuxième partie, où malgré les preuves, Follet est encore une fois remis en liberté. Commence pour Thomas Schaffner une véritable descente aux enfers. Le scénario est un poil étiré en longueur mais il faut rester jusqu’à la fin, quand le personnage de Dolores (interprété par Mélanie Doutey) comprend réellement le fin mot de l’histoire, en même temps que nous, téléspectateurs.

      12868815On pourrait reprocher aux scénaristes de ne pas avoir joué sur le sentiment de doute en ce qui concerne le personnage de Luc Follet mais c’est pour mieux nous embarquer dans une toute autre histoire que l’on ne voit pas venir du tout. Le sentiment de surprise n’est pas là mais bel et bien ailleurs. L’enjeu de la série n’est clairement connu que dans la deuxième partie, le reste reposant sur de brillants face à face entre les personnages.

      Mention spéciale à la scène où Joey Starr veut voir ses avocats dans le deuxième épisode, une scène où l’acteur laisse éclater tout son talent !

      En conclusion, une belle critique du système judiciaire, où l’on s’aperçoit que l’évidence peut tout de même être contrecarrée par le détournement de situation. La série est portée par un casting de qualité, un côté psychologique que l’on a peu l’habitude de voir dans une série française et qui se rapproche de ce que peuvent faire les anglais. A défaut de révolutionner le genre, on passe un bon moment devant La Main du Mal, et on remet en question le fait ou non de serrer la main à quelqu’un…

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