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      The Suicide Squad : Les Gardiens de la Galaxie débarquent dans l’univers DC

      Après un premier épisode réalisé par David Ayer, la Suicide Squad est de retour au cinéma depuis le 28 juillet dernier. Cette fois, la Warner a confié la réalisation de cette suite à James Gunn. Ce dernier est un spécialiste du genre super-héroïque puisque c’est l’homme qui a mis en scène les deux opus de Les Gardiens de la Galaxie, et le plus méconnu Super. Il est ainsi de retour avec The Suicide Squad, le nouveau film du DC Extended Universe (DCEU).

      James Gunn vient détruire la Suicide Squad

      Sans surprise, The Suicide Squad est beaucoup plus réussi que le premier opus. Il faut dire que James Gunn change radicalement de style et adapte l’univers DC à son propre ton, son propre genre, et son propre humour. A la manière de Les Gardiens de la Galaxie, le metteur en scène tourne en dérision cette équipe de super-vilains sur la rédemption. Au contraire du premier film, qui optait pour un ton sombre, et un étalonnage crasseux, rappelant les films de gangsters, propre à David Ayer, The Suicide Squad est beaucoup plus flashy, très coloré, assez excentrique, dans le ton de James Gunn. Les deux films sont donc diamétralement opposés, ce qui offre autre chose à voir dans cette suite.

      The Suicide Squad : Les Gardiens de la Galaxie débarquent dans l'univers DC

      Le cinéaste veut faire table rase du passé. Alors qu’il conserve que très peu de personnages du premier film, James Gunn enchaîne les vannes, les meurtres, et n’hésite pas à se débarrassera de personnages centraux du premier film. Le message est clair : le cinéaste ne veut rien avoir en commun avec le premier métrage, et ça se ressent dans ses choix scénaristiques. Ainsi, The Suicide Squad est une joyeuse comédie, qui utilise les vannes habituelles de son auteur. Ton décalé, humour enfantin, violence décomplexée, personnages haut en couleurs, le cahier des charges made James Gunn est au rendez-vous.

      The Suicide Squad : un divertissement attachant

      Dans cette optique, James Gunn accumule les vannes, les situations cocasses, les dialogues déplacés, etc… Il ringardise ses super-héros, et leur donne des problématiques d’individus lambdas. Exemple : Bloodsport a la phobie des rats, Ratcatcher 2 a un deuil à faire, Polka-Dot Man a un problème à régler avec sa mère, et même Harley Quinn doit affronter ses propres démons. Par ce prisme, la Suicide Squad n’est pas un groupe de super-héros, mais un groupe d’individus dérangés qui ont des super-pouvoirs. Même le choix du méchant corrobore avec cette volonté de créer un film de super-héros pas comme les autres, qui change la donne et offre autre chose à voir.

      The Suicide Squad : Les Gardiens de la Galaxie débarquent dans l'univers DC

      Après, James Gunn ne va pas assez loin dans sa propre folie. Les spectateurs commencent à connaître ses codes, ses habitudes, et son style cinématographique. Ainsi, paradoxalement, James Gunn va devoir se renouveler dans les prochaines années, ou du moins emmener son style vers des sphères encore plus dingues. Même si The Suicide Squad est globalement une réussite indiscutable, il demeure néanmoins parfois paresseux au sein de la planète James Gunn. Ce dernier rejoue finalement ses partitions habituelles, et on commence clairement à être habitué. Attention, ainsi, à une certaine forme de lassitude…

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