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      The Puppet Master : le documentaire de la chasse à l’escroc

      Après Les Rois de l’arnaque ou encore Le Quatrième Procès, Netflix revient avec une nouvelle minisérie inspirée de crimes réels. Disponible depuis le 18 janvier, ce documentaire retrace le parcours du marionnettiste qui a manipulé et escroqué de nombreuses victimes au cours des 20 dernières années. Mais qui est vraiment Robert Hendy-Freegard ?

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      Un espion britannique sous couverture

      Tout commence en 1995 à l’Université Harper Adams en Angleterre. Robert va y faire la connaissance de ses premières victimes. Prétendant être un agent du MI5 (Service de renseignements responsable de la sécurité intérieure du Royaume-Uni), il leur confie qu’il enquête sur une cellule de l’IRA (Armée républicaine irlandaise) au sein du campus. La même année, l’arrestation d’un étudiant en tant que trafiquant d’armes pour le groupe radical irlandais, a fait beaucoup de bruit. De ce fait, Freegard n’a pas eu de mal à faire avaler son histoire. Le jeu va alors commencer pour cet imposteur qui va convaincre trois étudiants du danger qui les entoure et qu’ils n’ont pas le choix que de l’accompagner à travers le pays. Son but est simple : leur réclamer d’énormes sommes d’argent en les coupant de tout contact avec leurs proches. 

      Pendant de nombreuses années, il va établir le même mode d’emploi avec de multiples femmes. Afin de soutirer leur fortune, il leur fait croire qu’elles vivent « sous couverture » au nom de leur sécurité. En 2002, il sera enfin arrêté et jugé pour enlèvement, vol et tromperie avec une condamnation de prison à vie. Cependant, sept ans plus tard, faute de preuve sur ses accusations pour enlèvement, l’escroc est libéré.

      Aujourd’hui, l’histoire se répète. Les autorités ne savent pas où se trouve Robert, seulement qu’il s’appelle désormais David et a une autre victime : Sandra Clifton. 

      « Peu importe ce que nous avons traversé, nous t’aimons encore et nous voulons que tu reviennes dans nos vies. »

      Telles sont les paroles des enfants de Sandra. N’ayant plus de nouvelles de leur mère depuis sept ans, ils lancent un véritable appel à l’aide. C’est en 2012 que le drame commence dans cette famille britannique lorsque leur mère rencontre Robert, sous le nom de David Hendy, sur internet. C’est alors le coup de foudre. L’homme passe de plus en plus de temps dans la maison familiale. Puis, petit à petit, il va très vite s’immiscer dans leurs vies personnelles. Ce manipulateur va éloigner les enfants de leur mère en colportant des mensonges sur son fils et en soutirant de l’argent à sa fille. Désormais seuls, le couple va quitter la maison familiale deux ans plus tard, sans dire où ils se dirigent. Mais alors, comment Robert Hendy-Freegard, ou David Hendy, a-t-il pu échapper aux autorités ?

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      Un docusérie aux allures de thriller

      Par les producteurs de Don’t F * ck with Cats, cette minisérie retrace le parcours de cet imposteur à travers deux grands récits. Le premier, raconté par Sarah, prend place au début des années 90. Cette victime, dépouillée d’argent et d’identité, a vécu complètement retirée du monde pendant dix longues années. Tandis que le second récit se déroule en 2012 avec les témoignages de Jake et Sophie, enfants de Sandra Clifton. Ces derniers cherchent désespérément à retrouver leur mère, qu’ils savent sous le contrôle de David/Robert.

      The Puppet Master est un docusérie fascinant de trois épisodes mêlant images d’archives, interviews et vidéos reconstitutions. Les témoignages des victimes et de leurs proches nous permettent de prendre conscience de la part d’inhumanité chez cet homme. Tout son stratagème y est dévoilé : sa façon d’entrer en contact avec les victimes, ses nombreux mensonges inventés pour les attirer vers lui et ses techniques de manipulation pour attirer chaque individu sous son emprise totale. Cette pratique porte évidemment un nom : le contrôle coercitif. Il s’agit d’un concept connu dans les violences conjugales où l’agresseur humilie et isole ses victimes pour exercer son pouvoir. Un acte reconnu comme infraction pénale qu’en 2015 en Angleterre, des années après la remise en liberté de Robert Hendy-Freegard.

      Retrouvez ce documentaire criminel sur Netflix, en attendant le prochain : L’arnaqueur de Tinder dont la sortie est prévue pour le 2 février.

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