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      Pathfinder- La montée des eaux troubles

      Pathfinder, la Bande Dessinée! Quand je l’ai enfin eu dans les mains, je me suis demandé ce que pouvait bien donner une BD adaptée d’un jeu de rôle (J.D.R.) adapté d’un autre J.D.R., lui-même très inspiré par Tolkien.

      Pour la petite histoire, la préface écrite par Erick Mora, éditeur à Paizo Publishing, explique cela très bien. Je me sens obligé d’expliquer ce qu’est le jeu de rôle aux néophytes. Pour faire simple, c’est comme World of Warcraft, mais en mieux et avec des formes diveres et variées. On incarne un personnage fictif dans un monde imaginaire. Je suis moi-même un rôliste. (Oui, ceux qui pratiquent le J.D.R. ne sont pas des rôleurs mais des rôlistes, et souvent des geeks, mais là je m’éloigne…) Revenons à Pathfinder, pas le J.D.R. mais la B.D. Vous suivez? Le synopsis succinct serait comme beaucoup de tables de jeux de rôles se déroulant dans un univers médiéval / Fantastique. Voici les éléments principaux de ce premier tome: Un groupe d’aventuriers et une attaque de Gobelins. Le hic c’est que ces petits êtres d’ordinaire trouillards sont plus violents et courageux qu’à l’accoutumée. Le groupe, composé d’un guerrier humain, d’une ensorceleuse et d’une bretteuse elfe, mène l’enquête. Au fur et à mesure de leur investigation, ils sont rejoints par un magicien, un rôdeur nain et une prêtresse de Sarenrae. Toute cette joyeuse bande cherche à savoir le pourquoi du comment à propos de ces gobelins étranges.

      Jim Zub qui est aux commandes de ce scénario n’est pas mauvais. Je suis quelque peu déçu de ce premier volume au niveau de l’histoire, j’en attendais beaucoup plus. L’aventure comporte peu de surprises. Lorsqu’on démarre une saga épique, ce peut être une bonne introduction de ne pas surcharger les lecteurs avec de nombreux détails.

      Andrew Huerta m’a fait plaisir visuellement. Son trait est beau et expressif. Il réalise d’excellents visages et réussit à retranscrire de nombreuses émotions telles que le visage stupéfait du nain, une grosse brute qui se reçoit un sort débilitant ou le guerrier et sa gueule de bois au lendemain d’une cuite. Il arrive à les rendre vivants. Et les gobelins sont juste effrayants avec leurs toutes petites dents. Les décors et les paysages sont détaillés sans être étouffants.

      En résumé je dirai que pour un premier volume, c’est de bonne facture. J’ai quand même l’impression d’être dans une partie de jeu de rôle où le scénario se déroulerait comme le maître du jeu le voudrait. Mais la qualité graphique est là. Ceux qui jouent à Pathfinder auront le plaisir de voir les personnages qui illustrent les livres de règles prendre vie et faire autre chose que d’être dans des poses héroïques en tapant sur de gros dragons. Les rôlistes aimeront voir du J.D.R. en B.D.pour changer  du donjon de Nahalbeuk. Enfin, ceux qui aiment le médiéval-fantastique apprécieront cet univers qui promet d’être riche. Nous avons aussi le droit à de belles couvertures bonus ainsi que des détails sur pointesable, la ville menacée par les gobelins, utilisable pour des parties de Pathfinder. Une bande-dessinée que je recommande aux amoureux de beaux dessins, du jeu de rôle ou du « med-fan ».

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