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    Black Panther, l’homme le plus dangereux du monde

    Après le succès du film, Panini comics propose de plonger dans des aventures très différentes de Black Panther.

    Black Panther, L’homme le plus dangereux du monde est écrit par le romancier et scénariste David Liss (Mystery Men, Green Hornet). On trouve dans ce volume de nombreux dessinateurs – Shawn Martinbrough (Hellboy et le BPRD, Luke Cage Noir), Jefte Palo (Hulk, Marvel Knights), Francesco Francavilla (The Black Beetle, The Spirit), Michael Avon Oeming (Powers).

    Black Panther en ville

    Un super-héros devenu détective

    Après la saga Shadowland dans Daredevil, le héros sort brisé alors que le Caïd est devenu le chef de la Main. Daredevil quitte Hell’s Kitchen et demande à la Panthère de le remplacer. L’homme le plus dangereux du monde est le deuxième volume des aventures de T’challa à New-York. Cependant, ce livre peut se lire séparément car il marque le début d’une enquête. Le scénario commence par une enquête différente à chaque épisode mais autour un fil conducteur sur le Wakanda et la lutte d’influence à New York entre Fisk et la Black Panther.  Au-delà du lieu, c’est aussi un changement d’ambiance. Le costume du héros est plus urbain avec des genouillères et un gilet pare-balle. La série multiplie les registres en peu de pages – l’épisode 525 est un film de siège dans un hôpital. Le héros échappe à une nuée de couteaux un peu comme dans Matrix. L’épisode 524 s’intègre dans le crossover Spider-Island. T’Challa lutte contre Overdrive, un K2000 qui a mal tourné. Le Caïd fait appel à Lady Bulleye pour empêcher la Panthère de voir ce qu’Overdrive a volé. Dans l’épisode suivant, Mary Typhoïd la rejoint.

    Un roi justicier

    Bien que ne vivant plus au Wakanda, T’Challa garde les habitudes d’un roi. Il se fâche avec la police car il ne respecte ni sa place, ni les règles. Liss met ensuite en avant l’humanisme de la royauté contre la froideur du Caïd, le capitalisme paternaliste du Wakanda contre capitalisme sauvage. Le royaume africain sera l’enjeu de la fin de l’arc. La Caïd tente de s’en emparer par ses magouilles bancaires. Tout est manipulation mais entre T’Challa et Fisk, qui manipule qui ? On pense à Largo Winch – une série qui transforme la finance en film d’action. Dans la postface du scénariste, on croit sentir que ce changement de héros de quartier a soulevé l’opposition des fans et explique peut-être la fin rapide. La relation e T’Challa avec sa sœur Shuri – également une Black Panther (Panthère noire) – est assez intéressante. A partir de l’épisode 526, une alliance de héros black avec le Faucon et Luke Cage – ce dernier représentant le ghetto dit : « Revoilà l’aristo T’challa qui m’a tant manqué ».

    Un style sombre

    Des dessinateurs aux styles très différents

    Bien que presque chaque épisode soit illustré par un artiste différent, on peut trouver un style commun – le refus du réalisme photographique mais le choix de limiter le relief ou les corps à quelques détails dans des pages très expressionniste entre le noir très présent et des blocs de couleur. Panini réalise un beau travail d’édition en rééditant ces aventures indisponibles depuis longtemps. De plus, on trouve au début une biographie précise du scénariste et d’un dessinateur puis à la fin du livre un texte du scénariste à la fin.

    Black Panther, L’homme le plus dangereux du monde est plus d’une série d’action qu’une enquête policière. C’est une belle idée de faire de la Panthère Noire un défenseur du quartier luttant contre le Caïd. En effet, on pourrait dire comme dans le film, « personne ne s’attaque au Wakanda ».

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