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      Interview de Lukas Abdul qui prépare son premier EP : l’Inkipit

      Après diverses expériences dans le domaine de l’art, Lukas Abdul se sent plus prêt que jamais à conquérir la scène musicale comme il l’entend. C’est donc avec son premier EP autoproduit, que vous le découvrirez ou re découvrirez. Car oui, vous avez peut-être déjà aperçu Lukas Abdul sur votre petit écran, dans The Voice ou dans un film. A l’image de sa vie et cet entretien, nous sommes passés par pleins d’émotions, et nous avons surtout rigolé. Découvrez l’Inkipit de cette nouvelle aventure musicale, libre et indépendante.

      Bonjour Lukas ! Est-ce que tu peux te présenter ?

      Je m’appelle Lukas Abdul, comme mon nom l’indique, je ne suis pas forcément suédois, mais Libanais (rires). Je suis chanteur, comédien, en fait je suis un artiste libre, je fais pleins de choses, je fais du mannequinat, je fais de la comédie, je suis auteur / compositeur / interprète. Et surtout je suis un artiste indépendant parce que je suis auto-produit et que je porte mon projet avec mon équipe, mais dont je reste le capitaine de navire, le capitaine à bord, non pas le capitaine Haddock (rires).

      Ce que je fais, ce que je chante, c’est ce que je promeus dans ma vie ; la fusion entre les cultures. J’aime bien le choc des cultures mais en douceur. En amour en tout cas, c’est un choc, c’est un chic-chac-choc plus qu’un choc (rires). Et c’est ce que je laisse retranscrire dans ma musique qui est teintée d’orient ou, très éléctrorientale.

      Tu aimes l’art et la création depuis petit. Mais tu as décidé de commencer des études de médecine que tu as arrêté pour te lancer dans le milieu artistique. Est-ce que tu peux nous expliquer pourquoi tu as commencé ces études ? Quel a été le déclic qui t’a poussé à les arrêter ?

      Bien sûr ! Alors en fait, j’ai fait ces études pour mes parents. Parce que je viens d’une famille où on n’écoute pas de musique, on n’écoute pas la radio, on n’est pas très artistique. Je viens d’un milieu socio-économique assez modeste. Et là où j’ai grandi, ce n’est pas trop réaliser ses rêves qui est le mot d’ordre. Donc forcément, étant donné que j’étais assez bon à l’école, mes parents ont toujours prédéfini pour moi une vie assez rangée, assez sur les rails, qui sera docteur, médecin, marié, enfant… allez good bye !

      Arrivé à l’âge où je pouvais choisir pour moi, je voyais qu’il y avait quand même une certaine dichotomie entre, ce que mes parents voulaient et ce à quoi moi j’aspirais. Dans un premier temps, j’ai voulu leur rendre honneur, parce que c’est des gens qui ont quitté leur pays en guerre, qui plus est, pour venir nous donner une chance, à mes frères et moi, en France.

      Mais au final, on ne peut pas réaliser le rêve des autres sans avoir, ne serait-ce qu’essayer de réaliser le sien.

      J’ai donc tout plaqué et je me suis mis à faire du théâtre et puis j’ai été repéré pour faire The Voice et puis de fils en aiguille, voilà, je chante, je gagne ma vie, je suis très heureux. Mes parents sont ra-vis, fiers ! Je commence à passer sur des radios, radio-orient, france-maghreb, france bleu, et il n’y a pas longtemps ma mère allume la radio. Elle m’entend sur radio-orient et elle m’appelle juste après en disant : Je suis fière de toi mon fils, je suis fière de toi. Je t’aime ! Je dis : Moi aussi je t’aime Maman ! Et donc voilà, c’est une belle histoire de victoire. Je n’ai pas encore percé, mais j’ai percé dans le cœur de mes parents et c’est tout aussi important. C’est important différemment, mais c’est tout aussi beau !

      Tu as fait des représentations de théâtre, joué dans des films, des courts-métrages. Est-ce que tu peux nous parler de ces expériences ? Comment t’es-tu préparé et comment les as-tu vécus ?

      C’était avant de faire vraiment de la musique, c’était plus théâtre. J’ai toujours eu la musique en moi, mais les premiers projets que j’ai eu, c’était des projets de théâtre. Comment je me suis préparé ? En sautant dans le bain ! J’ai toujours été un peu un sauvage, je n’ai jamais eu peur de foncer, de plonger dans la masse. J’ai donc plongé pleinement et j’ai fait pas mal de projets en essayant de remuer mon réseau. Un peu comme un singe qui remue un arbre en attendant qu’une banane tombe. Moi, j’ai remué jusqu’à ce que je la trouve cette banane, crois-moi (rires). Et puis, je me suis surtout éclaté en fait.

      Je fais que ce qui me rend bien, donc à partir du moment où il y a quelque chose où je ne prends plus de plaisir, j’essaye toujours de m’en rappeler, même quand je suis dans un studio ou quand je suis sur un tournage et les tournages, ça peut être très long. J’essaye de me rappeler tout le temps de la motivation, du pourquoi je suis là. Ça me permet de tout vivre avec plus de légèreté. De me recentrer sur le fait que je réalise mon rêve, que c’est le fait de faire. C’est le chemin qui compte et pas seulement le fait de réaliser son rêve, parce que je suis arrivé à être millionnaire en 2022.

      Je me suis un peu éloigné de la question, mais en tout cas c’est vraiment ça le truc, se dire que réaliser son rêve c’est le fait d’y aller, de plonger, de relever ses manches. Et de se dire : Ok, à partir du moment où ça devient problématique, alors je réfléchis à deux fois. Est-ce que j’ai vraiment envie de continuer dans un truc qui ne me rend pas forcément heureux ? Ou est-ce que j’ai envie de dépasser ce problème en me donnant encore plus et parce que je sais qu’à la clé il y aura encore plus de bonheur et de joie ?

      Crédit : Lucrèce Hamon

      En 2016 tu as participé à The Voice, c’était toujours dans la même optique de « faire ce qui me rend heureux » ?

      Là c’était encore autre chose. C’était la première fois de ma vie que je tombais sur un producteur de musique qui me disait : Bon, on va faire The Voice, comme ça, ça va te former. En fait, voilà, je pensais que ce serait plus une formation. Je me suis dit : J’ai 22 ans, je n’ai jamais fait de musique et ben je vais faire la plus grande formation musicale du monde qui est The Voice !

      Et en fait, c’est vrai que je m’étais un peu planté, ce n’est pas du tout une formation, c’est un concours (rires). Ce qui a été bien, c’est qu’au sein du concours je me suis formé à grande vitesse. Sauf que, bien évidemment, ce n’est ni le lieu, ni le moment et puis ce n’est pas le cadre ! J’ai été vraiment confronté au truc de me dire : Ok je suis entouré de gens qui sont des tueurs, c’est à moi d’être un tueur maintenant ou de ne serait-ce que faire semblant. Ça s’est plutôt bien passé dans l’ensemble, j’ai beaucoup aimé l’aventure.

      J’ai signé pour un album après ça dans un label, puis après dans un autre label où j’ai pu encore m’essayer et apprendre les rouages de la composition, de l’écriture, de la production, de toutes les étapes d’un projet musical. Et puis, fort de toutes ces expériences, je me suis dit : Ok. Maintenant je ne me sens pas assez libre, je ne me sens pas assez écouté.

      Comme beaucoup d’artistes en label, et j’ai décidé de, encore une fois, reprendre mon envol et de m’auto-produire.

      Ce qui fait qu’aujourd’hui, je suis maître de mon projet. J’ai mis du temps à sortir des titres mais parfois, le temps est primordial pour faire les choses bien. Et moi, ça m’a permis de, non seulement sortir des titres dont je suis très fier, mais qui me ressemble et qui sont entièrement ma patte. Que je produis, écris, compose etc. Je travaille quand même avec une équipe, mais elle n’est là que pour affiner ma recherche ou ma quête de partage d’émotions. Elle n’est pas là pour me dire : Faut que tu fasses ci, faut que tu fasses ça. Y’a pas de, il faut, y’a de, si tu veux arriver là où tu veux aller, il faudrait peut-être que tu affines ton style quand tu écris parce que. Donc c’est encore plus épanouissant. Ma quête c’est vraiment celle de l’épanouissement.

      Pour en revenir à The Voice, tu as décidé de t’y inscrire ou on est venu te chercher ?

      On est venu me chercher. En fait c’est un peu de tout. Il n’y a jamais qu’une seule cause pour un truc. On est venu me chercher, en même temps j’ai une amie qui m’a inscrit, elle était dans le même label que moi. Et je me disais que comme mon producteur m’avait annoncé qu’on allait faire un album, il était temps d’apprendre les rouages de ce métier, et que The Voice serait une formation parfaite pour apprendre à devenir chanteur.

      Tu commençais déjà à chanter avant ?

      J’ai toujours chanté, depuis que je suis bébé. Mais dans ma chambre, dans les sous-sols de ma fac de médecine pour draguer mon ex (rires). Je chantais parfois dans des dîners avec mes cousins où on montait des spectacles, je les forçais à faire les chorégraphies avec moi (rires). La musique, ça a toujours fait partie de ma manière d’exister, parce quand j’étais plus jeune, je n’étais pas très porté vers l’autre. Je chantais vraiment dans mon monde et mon monde c’était un monde féerique en musique où je parlais à des êtres imaginaires (rires). Donc ça a toujours fait partie de moi.

      Maintenant, en faire professionnellement, je pense que j’attendais qu’on me tende la main. Et on me l’a tendu en 2016. Je me suis dit : Bon ben allez, c’est parti ! Retrousse tes manches encore une fois, le théâtre, on va en faire une petite pause d’un an, le temps de faire The Voice. Et puis au final, c’est ce qui m’a encore plus porté vers moi, vers aujourd’hui. Aujourd’hui si on m’appelle, ce n’est pas parce que j’ai joué dans le dernier film de Scorsese, mais parce que j’ai sorti Les maux bleus !

      Est-ce que tu peux nous parler de ce titre Les maux bleus ? C’est un hommage aux auditions à l’aveugle de The Voice qui t’ont permis de lancer ta carrière musicale ?

      Plus qu’un hommage à The Voice et aux auditions à l’aveugle. Je n’aime pas forcément réduire les choses à une seule origine. C’est à la fois un hommage à toute mon aventure The Voice, à toute mon aventure musicale qui a commencé avec Les mots bleus, et qui, aujourd’hui, recommence avec Les maux bleus mais différemment. C’est un hommage à cette chanson, qui pour moi est la plus belle chanson de la chanson française et un hommage à Christophe. Donc à l’ensemble de ma musicalité je dirais, ou de mon histoire musicale en tout cas.

      Tu prépares maintenant ton projet, l’Inkipit, ton premier EP, tu peux nous le présenter ou c’est trop tôt ?

      Non, non, je peux ! Tu vois, ce qui est bien quand on est libre, c’est que par exemple d’habitude on dit : Non ! Ne parle pas de ton prochain titre ! Moi je fais ce que je veux. Même si j’ai ma manager ou mon directeur artistique qui vont me dire : Il ne faudrait pas parler de Beyrouth … Alors mon prochain titre s’appelle Beyrouth (rires) ! Tu vois, voilà, tout en étant très amis, on s’entend tous très bien, mais c’est un plaisir d’être libre. J’ai des amis qui ne peuvent même pas me faire écouter leurs chansons parce qu’ils ont juré qu’ils ne les feraient pas écouter. Mais peace and love, tout va bien ! Arrêtez de vous prendre la tête, ce n’est que de la musique ! C’est génial, mais dans le fond, ça ne reste que de la musique, c’est du plaisir. Il faut se calmer avec les enjeux invisibles.

      Mais donc, l’Inkipit, un projet de 5 / 7 chansons, je ne sais pas encore. Je pense que ça sera aux alentours de sept, c’est un beau chiffre. Un inkipit, ce sont les premières pages d’une œuvre théâtrale ou les premières notes d’une œuvre musicale. Ça pose le décor et donc c’est un EP qui posera le décor de ma venue dans le milieu musical, et qui parlera de ça. Ça sera un ensemble de chanson électroriental, en un mot je l’écris : électroriental. Où je vais raconter, mes douleurs, mes expériences, mon rapport à mes origines et tout ça en chanson. Avec toujours une darbouka ou un violon arabe qui viendront marteler le tempo.

      Au vu de la situation sanitaire exceptionnelle, tu penses pouvoir défendre ton EP comment ? Est-ce que tu envisages de faire des live-stream ?

      Pourquoi pas live-stream. Après je suis soutenu par quelques radios. Donc ce qui est cool, c’est que je chante souvent quoiqu’il arrive. Je suis invité par France Bleu, je prépare un gros live. Je suis adopté par la région Lorraine, je vis entre Paris et Metz et je vais faire un gros showcase de 30 minutes pour France Bleu à Metz. C’est aussi ma manière de défendre mes morceaux.

      Je ne suis pas très live, pas très digital. J’aime la vie, j’aime l’humain, j’aime le rapport à l’autre et dans le live il manque toute cette dimension de l’autre. C’est toujours très agréable, bien sûr, de lire de beaux commentaires, mais ça ne reste que de beaux commentaires virtuels. Et moi, ce que je veux, c’est voir le regard des gens, écouter les applause, les sentir, les voir danser, les voir fermer les yeux pour voyager un peu avec moi pendant que je chante. Je pense que j’irais plus chanter dehors à Châtelet (rires), s’il le faut, en guitare voix, que faire que du live stream. Par contre, mon prochain single sort le 16 avril.

      C’est vrai que le live stream, et différents artistes le disent, ce n’est pas comme les concerts et ça se ressent encore plus quand on a fait pas mal de scènes.

      Exactement ! Surtout que j’ai déjà fait des concerts devant dix, quinze mille personnes. Tout comme j’ai fait des concerts devant 100 personnes, dans des restaurants. Et les deux sont deux exercices que j’adore ! Bien sûr, je préfère les quinze milles parce que ça donne tout de suite quelque chose de plus. Mais je ne pourrais pas vivre sans chanter pour un petit comité, c’est sûr. J’ai besoin aussi de ce rapport intime avec les autres et donc, oui, le live stream, il manque toute une partie de la vie.

      Est-ce qu’on peut parler de tes sources d’inspirations, tu nous parlais de l’éléctroriental. Tu peux nous dire quelles sont tes sources d’inspiration et les artistes avec lesquels tu aimerais collaborer ?

      Mes sources d’inspirations, c’est la douleur. J’ai remarqué en grandissant et en écrivant, que ça part toujours de la douleur. Peu importe quelle douleur, peu importe le sujet, c’est toujours un manque, une douleur, une peine qui m’inspire et à cela va s’ajouter : où est-ce que je veux emmener cette douleur, est-ce que je vais la faire voyager…

      Par exemple je fais de l’électroriental, mais dans un de mes morceaux l’orient ça va être la Chine, donc l’extrême orient. Dans un autre morceau, ça va être vraiment l’orient, l’Andalousie. Dans un autre morceau , ça va être des sonorités maghrébines plus qu’autre chose. J’ai l’impression que je suis un enfant du monde. On va avoir l’Inde dans la chanson Karma qui est sorti.

      Mes inspirations, ça va être les musiques du monde oriental, parce que je reste toujours plus sensible à la culture orientale. Même dans ma philosophie, je suis bouddhiste musulman. Même ça, je suis un bordel (rires), un bordel oriental voilà c’est exactement ce que je suis, un mic-mac ! Donc mes inspirations vont être la douleur et l’Orient.

      Ensuite, pour les artistes avec qui j’aimerais collaborer. J’adorerais collaborer avec Lomepal parce qu’en termes de goûts musicaux et du rapport à la douleur, parce que lui aussi à ce rapport à la douleur, je trouve ça bon. J’adorerais collaborer avec Yseult parce qu’elle a ouvert la voie aux artistes indépendants en se disant : Bon ben ballek, on peut tout faire soi-même et ça peut marcher ! Et ça serait vraiment un honneur d’être un porte-étendard comme elle. J’ai vraiment envie d’être un porte-étendard aux indépendants !

      Crédit : Lucrèce Hamon

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      On va parler d’autre chose qui te tient également à cœur. Tu t’impliques énormément dans la vie associative. Est-ce que tu peux nous parler de tes actions et nous dire quelles sont tes motivations ?

      Bien sûr ! Je m’étais dit que je ferais médecine si et seulement si, je travaillais dans le traitement du cancer et plus particulièrement le cancer des enfants. C’est un combat qui m’a toujours inspiré et depuis tout petit. Donc qui dit inspiré, dit forcément vouloir mettre ma main à la patte.

      En plus, j’ai ce rapport aux enfants malades qui n’est pas un rapport où je les vois comme des patients, comme des personnes qui souffrent. Je les vois comme des êtres humains, des p’tits bouts, avec qui je passe juste un bon moment. Mon but c’est de les faire rire, qu’on rigole et que tout le reste n’existe pas. C’est donc ce que je fais, je fais des événements à Noël par exemple, quand on pouvait. Malheureusement là, c’est un peu plus compliqué. Je fais des événements à l’hôpital ou je vais chanter avec les enfants malades, rire, danser avec eux.

      Ensuite je suis dans l’association Juste Humain à Paris, où je vais faire aussi des ateliers musicaux dans les hôpitaux auprès d’enfants malades. Je peux aussi faire des live stream dont les bénéfices seront reversés à des assos. J’accompagne deux petites filles qui étaient malades. Une est en rémission et l’autre est en train de guérir, elle a eu une greffe dans l’aine.

      Je sais que les familles me suivent, elles m’envoient des messages.

      Je suis parrain d’une association qui s’appelle Association de Lilou, c’est une petite fille qui a guéri du cancer et avec qui je suis très proche. C’est une amitié vraiment hors du commun qui est née entre nous et moi ça me porte. C’est vraiment ce que j’ai envie de faire et qui plus est, j’ai des problèmes de santé assez chroniques et ça me permet encore plus de relativiser sur mes problèmes. Je peux passer 10 %, 15 %, 20% de mon année à l’hôpital, ça ne m’empêche pas de comprendre leur douleur et puis de me dire qu’en fait ça va aller. Parce que j’ai vu à quel point ça peut être pire et dans le fond, tout va bien. Tant que j’ai mes deux jambes, que je me réveille, que je respire et que j’arrive à chanter, tout ira bien.

      C’est un engagement humain et finalement les études de médecine n’étaient pas là par hasard !

      Exactement ! Je pense que rien n’est là pour rien. C’est dur de s’en rendre compte sur l’instant T. Moi, à l’instant T, je n’avais qu’une envie c’était de me tirer une balle dans le crâne, en train de me dire : Pourquoi je fais ça ? Et en fait avec le temps, on se rend compte que, par exemple ; on se sépare de quelqu’un, ça fait mal et puis trois ans après on se dit : Qu’est-ce que j’ai bien fait que ça se finisse ! Dans le sens où c’était une histoire qui n’avait plus raison d’être et que finalement c’était une bonne chose. On ne retient que les belles leçons des expériences que l’on vit.

      Et donc de la leçon de médecine, de un je sais de quoi je parle quand je parle de maladie. Je connais les mécanismes du corps. Et puis c’est marrant parce que l’association Juste Humain a lieu à l’institut Curie et j’ai fait mes études de médecine à Pierre et Marie Curie, c’est rattaché. Je me dis qu’en fait, j’ai commencé à travailler là où je voulais travailler avant même d’avoir fini mes études si je les avais continuées.

      Donc quelque part la boucle est encore bouclée tout comme avec Les maux bleus, The Voice et Christophe. Là, la boucle est bouclée avec médecine et c’est ce qui fait qu’aujourd’hui, je suis vraiment prêt à aller défendre mes titres. Que ce soit Les maux bleus ou Beyrouth, qui arrive à très grand pas.

      Est-ce que tu aurais un petit mot pour la fin ?

      Le petit mot pour la fin, c’est qu’il n’est jamais vraiment trop tard pour se dire : Je peux être heureux. Et le seul moyen d’être heureux, c’est d’avancer vers soi et de se respecter, de respecter les autres. Se respecter c’est se dire : Ce que je veux faire, je veux que ça ait de l’importance, je veux donner à ma vie de l’importance, parce qu’elle est importante. Ça ne veut pas dire se donner trop d’importance. Ça veut juste dire : Je veux que ce que je fasse soit utile et c’est le meilleur moyen pour être heureux. Alors soyez utile, soyez utile envers vous-même, soyez gentil, adorable et beau. Vive l’amour (rires).

      Merci Lukas Abdul pour cette belle interview !

      Retrouvez Lukas sur instagram @lukasabduloff

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