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      Alice Guy Blaché, cinéaste exceptionnelle oubliée par l’Histoire

      Si son nom ne vous dit rien, pas de panique, vous n’êtes pas seul. Sous ses allures de fantôme de l’histoire du cinéma, Alice Guy en est en fait l’une des premières bâtisseuses. Pourtant, malgré l’impact considérable de son oeuvre sur l’industrie cinématographique, Alice Guy fait partie de ces femmes oubliées par l’Histoire. Première réalisatrice au monde, elle est aussi scénariste, productrice et même créatrice du concept de making-of. Dans un milieu fortement masculin, le chemin qui mène du poste de secrétaire à celui de fondatrice des studios Solax n’est pas de tout repos pour Alice Guy…

      Alice Guy, pionnière du monde de l’audiovisuel

      Après la projection de La sortie de l’usine Lumière à Lyon (Louis Lumière, 1895), une idée germe dans la tête d’Alice Guy. Alors secrétaire pour le compte de Léon Gaumont, celle-ci ne manque pas d’ambition. Pourquoi ne pas se servir du chronophotographe pour réaliser de quoi booster les ventes de l’appareil, qui peinent à décoller ? Décidée à mettre ses idées en pratique, Alice réclame à son patron de pouvoir utiliser le chronophotographe pour s’atteler à la tâche. Gaumont, que rien n’intéresse à part la vente, commence par refuser, puis se ravise. Il permet à Alice de tourner, à condition bien sûr « que ce soit en dehors de ses heures de travail ».

      C’est ainsi qu’Alice Guy signe en 1896, l’un des premiers films de l’histoire du cinéma. Intitulé La fée aux choux, il met en scène une femme sortant des nourrissons de choux devant un public amusé. Considéré comme le premier film de fiction, il sort la même année que le court-métrage, Une partie de cartes, réalisé par George Méliès.

      La fée aux choux
      La Fée aux choux (affiche et extrait)

      Alice Guy propulsée sur le devant de la scène

      Petit à petit, Alice Guy délaisse son poste de secrétaire au Comptoir général de la photographie pour se consacrer à la réalisation. Elle s’émancipe, non seulement en tant que femme, mais aussi comme employé, pour vivre de sa passion pour le cinéma. Grâce à elle,  Gaumont se tourne complètement vers le 7ème Art, et rivalise désormais avec son plus grand concurrent, Pathé. Entre 1897 et 1907, Alice Guy, véritable touche-à-tout, tourne plus de 200 films. Ne se fermant à aucun genre, elle jongle entre comédies et drames, documentaires et westerns, films de guerre et historiques… N’oublions pas que c’est à elle que l’on doit la naissance du genre fantastique !

      À la pointe de la technologie…

      En 1905, Alice Guy repousse les limites de la technologie de l’époque et réalise plus de 150 phonoscènes. Ce terme, un peu alambiqué, désigne simplement un film dont le son et l’image sont synchronisés grâce à un chronophone. Conçu par Georges Demenÿ, le procédé est racheté puis développé par Léon Gaumont et ses ingénieurs à partir de 1902.

      Les étapes de la synchronisation sont simples. Tout d’abord, du son (chanson ou paroles) est enregistré sur un disque de cire (et vers 1906, de façon électrique). Lors du tournage des images, le phonographe (qui a servi à enregistrer la piste audio) est lancé en même temps que l’appareil de prise de vue. Les acteurs n’ont plus qu’à mimer les paroles et les chansons, en suivant le principe du playback. De la même façon, lors de la projection, le projecteur et le phonographe sont démarrés simultanément par un technicien. S’aidant de repères présents sur la bobine et le disque, ce dernier gère la synchronisation du son et de l’image. Dans le cas d’un décalage, le technicien peut modifier la vitesse de la bobine grâce à une manette.

      Un chronophone comme celui utilisé par Alice
      Un chronophone

      … mais pas encore tout à fait

      Déjà bien évolué, le procédé reste cependant limité : en effet, la synchronisation n’est pas toujours optimale. De plus, lors des projections, l’audibilité reste faible pour le public qui doit tendre l’oreille afin de bien entendre. Enfin, se pose toujours le problème de l’enregistrement lors du tournage, puisque la source sonore doit être très proche du pavillon du phonographe. Impossible donc d’enregistrer sans que les appareils ne se trouvent dans le champ de ce que l’on n’appelle pas encore « caméra ».

      Entre 1906 et 1910 apparaît le concept d’amplification du son par air comprimé. Cette technique combine l’utilisation d’un microphone et l’enregistrement sur disque, désormais électrique. Elle permet aux appareils d’être positionnés hors-champ pour récupérer le son, puisqu’une faible distance entre le sujet et le pavillon n’est plus nécessaire. Grâce à l’utilisation de l’électricité, la vitesse de la bobine, calée à celle du phonographe pour ne pas déformer le son, est régulée par un moteur, ce qui garantit une meilleure synchronisation. Lors des projections, le chronophone est placé derrière l’écran pour donner l’impression que le son sort de l’image. Longtemps utilisé dans les cinémas du monde entier, ce principe est néanmoins de plus en plus remplacé par des enceintes réparties dans les salles.

      Publicité chronophone
      Une publicité pour le chronophone de Léon Gaumont

      Alice Guy, cinéaste engagée et féministe

      En 1906, Alice Guy réalise Les résultats du féminisme, court-métrage dans lequel les rôles des hommes et des femmes s’inversent. À travers cette oeuvre sarcastique, Alice Guy fait  le portrait d’une société profondément misogyne. Durant près de sept minutes, des hommes minutieusement apprêtés se maquillent, s’attèlent aux tâches ménagères et s’occupent des enfants. Pendant ce temps, les femmes se retrouvent entre elles pour fumer, boire et lire les journaux. Elles jouent même les coureuses de jupons lors d’une scène comique où un malheureux jeune homme est dragué en pleine rue. Au lieu d’avoir mal vieilli, Les résultats du féminisme s’est véritablement bonifié, à la manière d’un bon vin. En quelques minutes, Alice Guy remet en question la notion de genre, dénonce la charge-mentale des femmes et crucifie misogynie et sexisme.

      Un court-métrage controversé

      Il reste peu, sinon rien, de la réception du film par le public de l’époque. En replaçant l’oeuvre dans son contexte, on peut cependant supposer qu’elle ait été perçue comme déplacée, ou trop avant-gardiste. Rappelons que selon la rumeur, Léon Gaumont lui-même aurait demandé à ce que chaque sexe reprenne « son rôle » à la fin du film. Hypothèse probable, puisqu’en effet, on imagine mal Alice Guy, précurseur du mouvement féministe, choisir cette fin.

      Il est intéressant de regarder cette oeuvre à travers le prisme de la société actuelle. Près d’un siècle plus tard, les clichés sur le rôle des genres restent très présents, et des comportements comme le harcèlement de rue ne sont pas rares. Côté réalisation, on ne note rien de très ambitieux pour le moment. Les plans sont fixes, et on compte en tout et pour tout, environ cinq décors. Il n’y a pas encore de son, même si une bande audio est parfois rajoutée par des amateurs sur YouTube.

      Alice Guy vise les étoiles

      La même année que Les résultats du féminisme, Alice entreprend l’un des plus gros projets de sa carrière. Elle réalise ainsi le moyen-métrage La Naissance, la vie et la mort du Christ (ou La Vie du Christ). Premier péplum de l’histoire du cinéma, il retrace la vie du Christ en plusieurs épisodes. Plus complexe dans la réalisation que ses précédentes créations, le film regroupe une multitude de décors, d’acteurs et de figurants. Il met également en scène quelques trucages, certes un peu sommaires pour notre époque, mais toutefois intéressants.

      Le sujet, plus sérieux que celui de ses courts-métrages comiques, donne une toute autre dimension à ce film. Totalement muet, ce dernier nécessite plus d’attention lors du visionnage, car on a rapidement tendance à décrocher. En effet, en partie à cause de matériel limité (un seul objectif), les plans sont longs et l’ensemble manque ainsi cruellement de dynamisme. Si le côté « comique » n’est plus là pour donner du rythme,  on peut tout de même compter sur la beauté des costumes et des décors pour se divertir.

      Souffrant d’une qualité visuelle évidemment très inférieure à ce que nous connaissons maintenant, le film peut donner une impression de « fouillis » peu agréable pour nos yeux presque totalement habitués à la 4K. Le jeu d’acteur, très théâtral, est à l’opposé de ce que les spectateurs ont l’habitude de voir au cinéma de nos jours. Cela étant, les gestes explicites, parfois un peu ridicules, compensent l’absence de mots et permettent une meilleure compréhension de l’histoire.

      La Naissance, la Vie et la Mort du Christ

      Un manque de narration claire, des images médiocres et des transitions pas forcément naturelles rendent parfois difficile l’appréciation des premières oeuvres audiovisuelles.  Cela est d’autant plus flagrant lorsque celles-ci racontent une histoire complexe. Par exemple, dans L’arrivée d’un train en gare, il n’y a a priori pas grand chose à comprendre, il s’agit là plutôt d’une démonstration de la technologie.

      Visionner La Naissance, la vie et la mort du Christ, nécessite de replacer l’oeuvre dans son contexte. La religion avait alors une place beaucoup plus importante dans la société. Contrairement à aujourd’hui, les connaissances sur la Bible et sur la vie du Christ étaient alors monnaie courante. En somme, il était plus facile pour le public de l’époque d’appréhender ce film. Rappelons qu’à sa sortie, la loi de séparation de l’État et de l’Église est encore relativement fraîche. Celle-ci est en effet instaurée le 9 décembre 1905, soit à peine quelques mois avant la projection du péplum.

      Découpé en 25 actes, La Naissance, la vie et la mort du Christ emploie près de 300 personnes. Les décors sont de grande envergure et le budget soutenant la production est titanesque pour l’époque. Alice Guy y utilise des techniques de réalisation jusqu’alors peu développées. On relève plusieurs travelling, notamment dans le chapitre « Climbing Golgotha ». Plusieurs protagonistes y sont filmés déambulant au coeur des montagnes, révélant par la même occasion la grandeur des décors exploités.

      Des trucages vieux comme le monde

      Le trucage le plus employé est ici la surimpression, un effet spécial dont les origines remontent au théâtre. Le procédé est simple : tout d’abord, des plaques de verres peintes étaient insérées dans une lanterne magique. Grâce à une source de lumière, l’appareil permettait ensuite de projeter des images, souvent fantastiques, lors de représentations publiques.

      Tout comme Alice Guy, c’est une projection des frères Lumière qui inspire George Méliès, qui décide lui aussi de mettre en scène des images animées. Il réalise ainsi plusieurs courts-métrages tels que L’Arroseur arrosé, Une partie de cartes ou encore Une bonne farce. Cependant, il abandonne rapidement les prises de vues traditionnelles pour se diriger vers le fantastique et adapte ainsi le principe de la lanterne magique au cinéma.

      Comme son nom l’indique, la surimpression consiste en la superposition de plusieurs images différentes pour former un ensemble. Voici les différentes étapes d’exécution de ce trucage. Des protagonistes sont d’abord filmés normalement devant un décor (dans le cas de Méliès, souvent des trompe-l’oeil). Un cache est ensuite fixé devant l’objectif pour empêcher la lumière de passer. Un technicien fait ensuite remonter la bobine de film à son point de départ. Celui-ci était généralement marqué d’une petite encoche afin d’assurer la meilleure superposition possible. Une seconde prise de vue était ensuite effectuée sur fond noir, afin de conserver les décors filmés précédemment. Cette technique consistant à filmer plusieurs scènes sur un seul support servait ainsi à obtenir une superposition d’images. La surimpression, indissociable du cinéma fantastique de l’époque, permettait de mettre en scène rêves, fantômes et autres fantasmes.

      Trucage souvent mis au service d’une narration fantastique, la surimpression est omniprésente dans le moyen-métrage d’Alice Guy. Ce procédé est notamment utilisé pour faire apparaître des anges, mais aussi pour mettre en scène la résurrection du Christ lors du dernier acte.

      À la conquête du rêve américain

      En 1907, après le succès de La vie du Christ, Alice Guy épouse Herbert Blaché, le représentant anglais de Gaumont à Berlin. Ensemble, ils s’envolent vers les États-Unis pour y représenter la société, toujours présidée par Léon Gaumont. Curieuse, Alice s’adapte rapidement et sans difficulté à la culture américaine. Elle commence ainsi à réaliser des westerns, des policiers et des films d’action. Seulement trois ans après son arrivée sur le nouveau continent, elle ouvre en 1910 sa propre société de production, la Solax.

      Poursuivant sa conquête de l’industrie du cinéma, elle investit près de 100 000 dollars dans la construction de studios sur la côte est des États-Unis. Situés à Fort Lee dans le New Jersey, les studios deviennent rapidement l’épicentre de l’industrie cinématographique de l’époque. Dans les années 1910, le cinéma n’est plus une simple curiosité : c’est un véritable business qui rapporte gros. Dans cette optique, Alice imagine des studios parfaitement équipés au sein desquels toutes les étapes de production peuvent être effectuées.

      Les studios Solax imaginés par Alice Guy
      Une carte postale des studios Solax

      Les studios Solax, un bijou signé Alice Guy

      Des bâtiments dédiés à la fabrication des costumes, des décors et des accessoires de tournage sont ainsi aménagés. Le complexe imaginé par Alice comporte même, en plus des bureaux administratifs, un laboratoire de traitement de films à la pointe de la technologie.

      Les films produits par Alice Guy pour la Solax sont souvent bien accueillis par la critique et les spectateurs américains. Avec un salaire mensuel avoisinant les 25 000 dollars, elle  devient la femme la mieux payée des États-Unis et marque une nouvelle fois l’histoire.  Toujours en avance sur son temps, Alice Guy fait jouer tous les rôles de son film A Fool and His Money (1912) par des acteurs afro-américains. Les acteurs blancs avaient en effet refusé d’apparaître à l’écran avec leurs homologues noirs. Elle introduit cascadeurs et même animaux sauvages dans ses productions. Jusqu’en 1917, Alice domine le monde du cinéma.

      La chute d’Icare

      Après l’avoir ruinée à cause de ses investissements douteux, Herbert Blaché quitte Alice pour une actrice. Tous deux s’envolent pour Hollywood, désormais le nouveau temple du 7ème art. Alice suit Herbert sur la côte ouest et l’assiste sur plusieurs tournages, avant de rentrer en France. Divorcée et endettée, Alice Guy est contrainte de vendre son studio de Fort Lee afin d’éponger ses dettes. Accompagnée de ses deux enfants, elle s’installe sur la côte d’Azur dans l’espoir de se faire une place dans le cinéma français.

      Malgré ses importantes contributions à l’industrie audiovisuelle, elle trouve toutes les portes closes. Même Léon Gaumont  semble l’avoir oubliée, et ne fera jamais publiquement référence à son travail. Dans une tentative désespérée de remettre la main sur ses films, Alice se rend aux États-Unis au début des années 1930. Malheureusement, il ne reste presque rien de l’oeuvre magistrale qu’elle a mise au monde pendant son séjour sur le nouveau continent. Dénis ou mépris ? Une chose est sûre, la brillante carrière d’Alice Guy s’achève ici. Face à toutes ces déconvenues, elle ne tournera plus jamais.

      Humiliée par cet injuste échec, Alice se lance dans l’écriture de contes pour enfant sous le pseudonyme Guy Alix. En 1957, elle reçoit un hommage de la Cinémathèque Française, sollicité par Louis Gaumont, le fils de Léon. Alice meurt à l’âge de 94 ans le 24 mars 1968, cinq ans après la publication de sa biographie par Victor Bachy.

      Victime d’une société misogyne  

      Avant-gardiste et visionnaire, Alice Guy demeure l’un des personnages les plus emblématiques de l’industrie cinématographique. Femme d’exception, elle a vu naître le cinéma il a plus de cent ans, et l’a accompagné dans son essor. Traversant les frontières, ses créations audacieuses lui ont valu un succès international, de l’Europe jusqu’aux États-Unis.

      Première cinéaste féminine de l’Histoire, Alice Guy a dompté le son avant qu’il ne devienne monnaie courante au cinéma. Au-delà d’une technologie balbutiante difficile à gérer, ce sont les hommes qui ont le plus entravé sa carrière. Si Léon Gaumont lui a offert sa chance de débuter, il lui a par la suite tourné le dos. Son mari Herbert, infidèle et mauvais gestionnaire, lui a valu sa brutale déchéance de l’industrie. Mère du cinéma au même titre que Méliès et les frères Lumière, Alice Guy a contribué aux premiers pas des grandes maisons d’aujourd’hui. Avant de fusionner pour devenir la MGM en 1924, la Goldwyn Pictures produit quelques films au sein des studios créés par Alice. Née en 1915, la Metro Pictures Corporation distribue même les productions de la Solax avant l’émergence d’Hollywood.

      Injustement oubliée par un milieu ingrat

      Malgré un impressionnant palmarès, le nom d’Alice Guy a été effacé de l’histoire du cinéma. Cette industrie désormais florissante et qui lui doit tout, l’a injustement reléguée au rang de simple figurante, sinon moins. Que serait Gaumont aujourd’hui sans la vision  et l’initiative d’Alice Guy ? Comment une cinéaste louée par Hitchcock et Eisenstein a t-elle ainsi pu être occultée de l’histoire du cinéma ?

      Hélas, la réponse s’inscrit dans une triste réalité, celle du sort réservé à de nombreuses artistes, même à l’heure actuelle. Entre mépris, ignorance et misogynie, il reste compliqué pour les femmes de s’imposer, quel que soit le domaine. Si les hommes conservent une place de choix dans le milieu du cinéma et de la réalisation, les femmes commencent peu à peu à s’y imposer. Celles-ci sont de plus en plus visibles, même s’il est toujours difficile de citer des noms de réalisatrices. La démocratisation des réseaux sociaux et des nouveaux moyens de communication leur permet néanmoins de mieux faire connaître leurs oeuvres.

      Un siècle plus tard, Alice Guy renaît de ses cendres

      En dépit d’une tragique fin de carrière, Alice Guy demeure la preuve que rien n’est impossible pour qui se donne les moyens de réussir. Sans jamais se laisser abattre, la cinéaste a su gravir les échelons pour se hisser parmi les hommes du milieu. Plus de cinquante ans après sa mort, la créatrice de l’emblématique Fée aux choux revient sur le devant de la scène. Qui mieux qu’une femme pour raconter l’histoire d’Alice Guy ? Projeté sur les écrans du festival de Cannes le 11 mai 2018, le documentaire de Pamela B. Green rend un hommage émouvant à la réalisatrice. Be Natural: The Untold Story of Alice Guy-Blaché retrace l’histoire du cinéma à travers la vie et la carrière d’Alice Guy. Rassemblant près de huit ans de recherches, ce long-métrage est officiellement sorti dans les salles françaises le 22 juin 2020.

      Pour les amateurs des premières heures du cinéma, les courts-métrages d’Alice Guy, sont pour la plupart libres de droits. Il sont accessibles gratuitement sur Youtube dans leur version intégrale, tout comme le dernier court-métrage de Golden Moustache dont Alice est la vedette. Ce dernier imagine l’échange entre Alice et Léon lorsque celle-ci lui demande la permission d’utiliser le chronophotographe. Un vrai délice qui réunit Camille Claris (dans le rôle d’Alice Guy), Béatrice Facquer, Kyan Khojandi (Léon Gaumont) et David Salles.

      Un Dossier réalisé par Lucile Carpentier et Morgan Verres

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      Just Focus
      JF est la page de publication des articles groupés ou de partenariats de JustFocus

      2 Commentaires

      1. Extrêmement intéressant. En effet hormis Melies et les frères Lumiere je ne connaissais pas du tout cette femme ô combien visionnaire et audacieuse ! Avant-gardiste comme beaucoup de femmes et peu reconnue comme beaucoup malheureusement. Merci de lui rendre cet hommage. Texte très bien écrit et qui permet de comprendre les techniques cinématographiques de l’époque

        +1

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