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      Critique « The Mandalorian » saison 2 épisode 1 : un hommage cocasse aux westerns

      Ça y est, la saison 2 de The Mandalorian vient de faire son coup d’envoi sur Disney +. Après une première saison très appréciée par les fans de l’univers Star Wars, Disney et LucasFilm remettent le couvert avec un deuxième round. Le chapitre 9, premier épisode de cette saison 2, réalisé par Jon Favreau, est d’ores et déjà disponible sur Disney +.

      The Mandalorian : un retour efficace

      Jon Favreau, qui s’est occupé de toute la première saison comme showrunner, passe enfin derrière la caméra. Le réalisateur d’Iron Man n’avait pas trouvé le temps de mettre en scène un épisode lors de la première saison. Affront rectifié puisque ce chapitre 9 est dirigé par le cinéaste. Une entrée en matière relativement réussie, qui propose 55 minutes d’aventure épique dans un univers connu. Histoire de brosser les fans dans le sens du poil. Mando est de retour sur Tatooine, pour une énième fois, et croisera la route des Jawas et des hommes des sables.

      Critique "The Mandalorian" saison 2 épisode 1 : un hommage cocasse aux westerns

      Si l’environnement et la contextualisation ne prend pas énormément de risques, Jon Favreau appuie encore un peu plus le style western qui dominait certains épisodes de la première saison. Le réalisateur pousse le genre à son paroxysme et rend un hommage léché aux westerns, en proposant quelques gimmicks propres à ce cinéma. De l’entrée dans une ville déserte, à la rencontre avec le shérif, en passant par l’inévitable duel de regards, tous les clichés du genre sont agréablement détournés dans l’univers Star Wars. Un petit jeu cocasse, qui vaut son pesant d’or pour les amateurs du cinéma spaghetti.

      Jon Favreau n’oublie pas non plus d’offrir un divertissement visuellement impressionnant. À travers un climax sensationnel, il impose des séquences d’action maîtrisées, opposant Din Djarin à un verre de sable géant qui ferait presque pâlir Frank Herbert. Ainsi, le réalisateur du Roi Lion dresse une confrontation gigantesque, qui exhume la puissance et l’adresse du Mandalorian. Une conclusion classe et efficace qui renoue directement avec l’ambiance de la première saison. Bref, ce chapitre 9 est un retour relativement soigné, à travers lequel Jon Favreau s’amuse à rendre hommage aux westerns spaghettis, à Dune, voir même aux épopées désertiques comme Lawrence d’Arabie, notamment à travers une bande-originale extrêmement travaillée.

      Un schéma déjà répétitif

      Si ce premier épisode a les qualités de ses prédécesseurs, il a également ses défauts. Comme lors de la première saison, The Mandalorian souffre, parfois, d’un certain défaut d’écriture. Comme souvent dans Star Wars, le schéma narratif est réchauffé et manque cruellement de renouvellement. Jon Favreau ramène son héros à travers des lieux et des situations connues et potentiellement éculées. Le cinéaste place son récit sur Tatooine (à croire qu’il n’existe qu’une seule planète dans tout l’univers Star Wars) et le squelette scénaristique rappelle énormément le deuxième épisode de la première saison, où Mando apportait son aide aux Jawas pour combattre un rhinocéros désertique. Les tribulations manquent de fraîcheurs, ce qui traduit quand même une grosse faiblesse d’écriture. Ainsi, l’intrigue est téléphonée et les rebondissements sont globalement assez attendus. Un premier épisode divertissant donc, mais qui manque de renouveau.

      Critique "The Mandalorian" saison 2 épisode 1 : un hommage cocasse aux westerns

      De même, il faut également souligner l’aspect parfois mécanique de la série. The Mandalorian distille une approche quelque fois superficielle, qui manque en tout cas de personnalité. Certaines séquences sont ajoutées uniquement comme valeur explicative. Le montage manque de poigne, et l’utilisation des flash backs est un terrible échec de créativité. Dommage que les dialogues, et les mises en situations soient aussi régulièrement faibles, et autant dénués d’impact.

      Une approche esthétique toujours superbe 

      Il faut néanmoins saluer l’approche esthétique du show. La photographie est simplement magnifique, et cette volonté permanente d’offrir un construction esthétique artisanale est louable. Jon Favreau opte pour un retour aux sources. Il met en scène une proposition visuelle toujours éclatante, ponctuée d’un énorme effort sur les costumes, les marionnettes, les décors, les animatroniques et les créatures. Un travail d’orfèvre qui fait plaisir pour les yeux. Enfin, il faut noter le désir de Jon Favreau d’ancrer The Mandalorian totalement dans l’univers Star Wars. Avec, dès le premier épisode, des références à l’Empire, à l’Etoile Noire, et, évidemment, à Boba Fett...

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