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      Retrouvez la petite Jonna entre monstres et cités souterraines

      Proposée par 404 Comics, la série très personnelle de Chris Samnee et Laura Samnee arrive à mi-parcours. Découvrez dans la chronique comment les deux sœurs arrivent à survivre dans ce monde ravagé de Jonna.

      Du ventre de la terre…

      Jonna au centre de la Terre

      Dès que l’on ouvre le livre, on est surpris par la qualité d’édition. Tout est pensé pour procurer au lecteur un plaisir de lecture. Dans ce nouveau chapitre, les scénaristes Chris et Laura Samnee prennent la suite directe du tome précédent : Nomi, une femme au bras en métal et Gor, son compagnon au visage balafré s’engueulent car un monstre a détruit leur havre de paix et la communauté précaire qu’ils avaient constituée. Pendant ce temps, les deux jeunes héroïnes de la série, Rainbow et Jonna, sont sorties avec l’un des survivants.

      Le trio rentre dans une grotte qui les mène à une cité souterraine. Ces jeunes filles, confrontées à l’adversité vont s’émanciper montrant la nécessité de trouver sa place dans le monde actuel pourtant cruel. L’arrivée de Rainbow est loin d’être chaleureuse car, sans argent, elle ressent la faim. En effet, le danger vient plus des hommes que des monstres. Certains veulent profiter des talents de guerrière de Jonna qui ne craint pas la lutte comme elle le prouve lors d’un combat de gladiateurs. Les deux sont débrouillardes et elles s’aiment, se soutiennent et font de leurs profondes différences une complémentarité. L’ainée peut parler alors que Jonna n’émet que des grognements. L’ainée vient sauver la cadette mais Jonna est loin d’être passive dans l’évasion… Ce tome est ainsi conçu comme une variation du récit biblique de Jonas dans la baleine. En rentrant dans le centre de la terre, les deux sœurs découvrent les origines et la filiation de Jonna. Comme dans le texte originel, les héroïnes devront se confronter à leur moi intérieur. Les filles découvrent le lieu d’incubation des monstres et bien plus dans une dernière page qui donne envie de très vite lire la suite.

      …Vers l’extérieur

      Des monstres géants dans Jonna

      Au milieu du livre, les héroïnes sortent de la cité et découvrent un nouveau cadre à l’air libre. La série retrouve une dimension écologique :  un homme pratique une pêche durable et les actes de Jonna ravagent tout un espace de la nature. La lumière n’est pas synonyme de liberté mais de nouveaux dangers car les monstres y sont plus nombreux. Il y a certes des combats mais sans le sang, et l’humour désamorce la gravité de la situation faisant de Jonna un livre accessible à tous les âges. Jonna est également une leçon de dessin par Chris Samnee et le coloriste Matthew Wilson. S’il y a peu de texte, chaque case est plein de sens. Une double-page n’est pas simplement illustrative mais on y voit les déambulations de Rainbow dans cette ville troglodyte inconnue à la recherche de nourriture. Il ne faut surtout pas lire ses aventures au milieu de la journée car les diverses nourritures donnent furieusement envie de manger. Les onomatopées démesurées font ressentir les sons. Les visages sont très expressifs mais sans aucune caricature : la rage de Jonna sur son visage impressionne. Chris Samnee sait magnifiquement ressentir les différences d’échelles entre les minuscules humains et les gigantesques monstres

      Chris Samnee et Laura Samnee craignaient une baisse de régime dans ce tome 2. Il n’en est rien. Jonna charme toujours le lecteur par l’alliance entre la splendeur visuelle et l’humanité de ses héroïnes. Nous serons présents pour vous parler du final de cette saga prévu pour janvier 2023.

      Vous pouvez trouver sur ces liens une chronique du premier tome ainsi que sur We Live une série sur des enfants mais bien plus adulte.

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