Projet Dernière Chance : Un premier contact plein de tendresse

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Film

En salles depuis le 18 mars, Projet Dernière Chance a séduit le public dès sa première séance, sa bande-annonce étant devenue l’une des plus vues. Perdu dans l’espace, Ryan Gosling nous raconte sa rencontre pleine d’émotions avec une forme de vie extraterrestre.

Une adorable rencontre

Depuis sa sortie, Projet Dernière Chance ne cesse de surprendre la critique et le public. Ce blockbuster est une merveille de science-fiction, à la fois touchant et inattendu. Alors que les films intergalactiques reprennent du galon sur le grand écran, Projet Dernière Chance aborde le thème du premier contact avec une douceur rare. Une histoire capable de vous arracher quelques larmes, à l’instar du célèbre E.T..

Et pourtant, personne ne l’avait vu venir. Le film surgit presque de nulle part : pas de franchise, une promotion discrète face aux blockbusters habituels. À lui seul, Ryan Gosling porte presque tout le film, et ça fonctionne. Depuis sa sortie, Projet Dernière Chance signe un excellent démarrage au box-office, aux États-Unis comme à l’international. Le public est séduit, et sa bande-annonce est même devenue la plus vue pour un film original. Une agréable surprise, y compris pour le Canadien, qui confiait à la BAQ lors de son passage à Paris que, même s’il « n’attendait rien de particulier avec ce projet, ça a été de belles surprises les unes après les autres ».

Deux héros de l’univers

Réalisé par Chris Miller et Phil Lord (Spider-Man: Into the Spider-Verse) et adapté du roman d’Andy Weir (Seul sur Mars), Projet Dernière Chance raconte l’épopée galactique du docteur Ryland Grace (Ryan Gosling). Il se réveille d’un coma artificiel à bord d’une navette spatiale, ignorant qui il est. Tout l’équipage est mort, et il n’a aucun souvenir de la raison de sa présence ni de la façon dont il s’est retrouvé embarqué sur ce vaisseau, à des années-lumière de la Terre, sans aucun moyen de retour.

Alors que ses souvenirs refont surface, le film dévoile le passé de Grace : il participe à une mission désespérée pour sauver le Soleil, en direction d’une étoile qui pourrait représenter la dernière chance de l’humanité. Mais alors qu’il se croit seul dans le vide intergalactique, il fait une rencontre inattendue. Il est rejoint par un autre vaisseau, lui aussi décimé, avec un seul survivant à bord : une étrange créature faite de pierre.

Découvrant que leurs planètes respectives font face à la même menace, ils décident de collaborer. Naît alors une relation improbable mais magnifique entre Grace et cet être éridien qu’il surnomme Rocky. Ces deux scientifiques venus de mondes différents tissent une amitié touchante et sincère. Ils apprennent à communiquer, à se comprendre et à dépasser leurs différences. Et, grâce à cette rencontre, notre expert en biologie en apprend beaucoup sur lui-même.

Film "Projet dernière chance"

En parallèle, les coulisses de la mission se dévoilent tout au long du film. Porté par Sandra Hüller (Anatomie d’une chute), le récit s’intègre naturellement, ajoutant davantage d’émotion et de réalisme, notamment grâce à sa reprise du tube Sign of the Times d’Harry Styles, qu’elle a elle-même choisie pour la scène.

C’est un film qui parle d’amitié et surtout de courage. Grace est un personnage auquel on peut facilement s’identifier, un choix voulu par les réalisateurs. « Je pense que la plupart apprécient de pouvoir s’identifier à un personnage qui leur ressemble, qui ne sera pas parfait », explique Chris Miller au JDG. En effet, c’est un geek génie de la biologie, un peu gauche mais touchant et bienveillant. Loin de la figure du héros traditionnel, il n’est pas de ceux prêts à se sacrifier pour la gloire.

Avec ce rôle, Ryan Gosling incarne un héros malgré lui, qu’on ne peut qu’apprécier. Malgré un tournage particulier : « J’étais dans une boîte seul, sans personne à qui parler pendant 100 jours », confie-t-il à la BAQ, il a su donner vie à ce personnage de roman tant apprécié des lecteurs.

Un blockbuster familial

L’un des points forts du film réside dans son récit. Projet Dernière Chance aborde le premier contact sous un angle différent. Il n’y a pas de menace imminente, pas d’invasion ni de volonté d’anéantissement. L’alien est à la fois amical, simple dans son apparence et intelligent. Pour donner vie à Rocky, il a fallu pas moins de six marionnettistes, et pourtant à l’écran, la créature paraît parfaitement réaliste. « Nous voulions créer un espoir. Celui de voir que si nous pouvions avoir de l’empathie pour l’autre et communiquer, alors nous pouvions vaincre toutes les difficultés », expliquent les réalisateurs au JDG. Ici, il n’y a pas de grand antagoniste, si ce n’est l’adversité et la peur d’échouer. 

Si nos deux héros dérivent dans l’espace, le spectateur, lui, ne s’ennuie jamais : on a l’impression d’être à bord de la navette et partager leur aventure. On s’attache tout de suite aux personnages, et c’est cette proximité qui rend le film si émouvant. Projet Dernière Chance est une aventure qui arrache autant de larmes de joie que de tristesse. Un vrai film feel-good, malgré son sujet.

Le film oscille parfaitement entre humour et action, sublimé par des décors galactiques vertigineux. Avec une photographie somptueuse et une thématique actuelle (la survie de la planète), la recette fonctionne à merveille. Projet Dernière Chance regorge également de références pop culture qui font sourire : la saga Rocky, des sondes nommées d’après les Beatles… Un clin d’œil au directeur de la photographie Greg Fraser (Dune), qui a rejoint le biopic sur le célèbre boys band anglais.

 « Vous allez aimer ce film », prévient Ryan Gosling lors de la promo parisienne. Et après l’avoir vu, on ne peut que lui donner raison. Chris Miller et Phil Lord signent un long-métrage accessible qui séduira autant les passionnés de sci-fi que ceux venus pour le plaisir du grand écran. Projet Dernière Chance, c’est toujours en salles.