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      Lollapalooza : retour sur la première partie de l’édition 2022

      Lollapalooza Paris, c’était ce weekend sur l’hippodrome de Longchamp; retour en deux parties sur un festival où il faisait chaud, beau et où on a découvert pas mal d’artistes.

      Ce week-end, l’hippodrome de Longchamp accueille sur ses pistes des milliers de festivaliers, venus prendre des photos sous la petite tour Eiffel installée pour l’occasion ou écouter différents artistes. On a pu ainsi découvrir du rap, du rock, de l’électro, de la musique latine mais aussi du punk et de la pop. Autant le dire tout de suite, du beau monde, du très beau monde à ce festival et même le soleil s’est invité à la fête où il a pris beaucoup de place.

      Après le complexe de Rolland Garros nous voici accueillis en ce samedi sur le plus célèbre hippodrome de France. Sur place, des dizaines de stands de nourriture se battent pour attirer notre regard : indienne, caraïbe, mexicaine, asiatique et j’en passe, il y en a pour tous les goûts, mais nous, on est là pour la musique, alors direction la première scène de ce week-end.
      On découvre ainsi Faouzia venue tout droit du pays à la feuille d’érable avec sa pop et ça sera notre premier coup de cœur. Dans un univers : mélange de sonorités très pop américaine tout en allant puiser dans ses origines marocaines sur des sons comme RIP, Love. Le tout reste en tête et on continue d’en écouter après le concert. On vous conseille particulièrement Hero.

      Puis vient Yendry venue tout droit de la République Dominicaine. La jeune femme nous propose un jeu sur les sonorités, penchant un peu sur du rap en espagnol sur quelques refrains. On découvre sur scène une artiste qui se donne à fond, parfois avec humour, parfois avec une pointe de provocation. Avec des textes plus profonds que ce qu’il n’y paraît à première vue. Un univers qui ne demande qu’à être exploité, découverte d’autant plus intéressante qu’elle nous a joué Mascarade son feat avec Lou and the yakuza, une très bonne découverte pour nous.

      Nous revoilà partis à la recherche d’une scène et c’est l’électro qui nous appelle parce que la scène est couverte et qu’on apprécie l’ombre mais aussi pour découvrir l’Argentin BIzarrap.
      L’homme aux vingt et un millions de streams sur Spotify nous propose son univers où le rap et l’électro se rassemblent. BZRP de son surnom met le feu et reste l’Argentin le plus écouté au monde. Le dj nous propose ainsi un grand moment et vu le monde qui se presse pour le découvrir, on ne s’y trompe pas, on est face à un grand nom de la scène électro avec un univers urbain très marqué.

      Mais il est déjà temps d’aller découvrir ailleurs un nouvel artiste et c’est P.R2B et son public qui semble avoir chaud qui nous attirent. De la pop mélancolique, des textes travaillés avec cette ambiance envoûtante si particulière nous impressionne. On est transportés autant le dire, on a trouvé une artiste qui a un petit je ne sais quoi sûrement dû à son mélange d’univers personnels. Une artiste que l’on veut redécouvrir avec un album et ça tombe bien, un ep est disponible. Un concert serait aussi le bienvenu. Ma meilleure vie impose ainsi le respect à la foule qui l’écoute avec attention. Notre préférence va à Mélancolie quand même. Hâte d’en voir plus.

      Tout droit venu du pays de l’oncle Sam arrive sur scène Sullivan King. Le dj fait avec talent un mélange d’éléctro et de métal. Est-ce qu’on aime ? oui ! Il aime les deux univers et cela se ressent. On adore ce mix qui fait penser à pas mal d’éléments de Dragonforce à Skrillex pour les plus connus. Sullivan est totalement dans une attitude métal sur scène et on adore son coté déjanté. Ainsi, on vous le conseille, histoire de vous faire une petite session découverte de deux styles. De tous les dj écoutés, on peut dire qu’il est notre petite découverte favorite.

      Mais l’envie d’écouter du rap se fait sentir et pour ça, il y a la scène radar. Ainsi, Arma Jackson est là pour nous offrir un mélange de House et de RnB. Arma fait de la musique douce qui s’écoute en groupe et nous donne juste envie de danser. On retiendra sa version sur scène de Flash une de ses chansons phares qu’on adore.

      Après une petite pause bien méritée, toujours cette chaleur, on refait un tour vers la scène DJ et c’est Apashe qui nous intéresse. Le Canadien superstar en devenir de la discipline débarque avec son univers où se mélangent une image déifiée et un côté presque sacré qui lui colle à la peau. On avait envie de le découvrir sur scène et on n’a pas été déçus. Peut-être moins déjanté que les autres avec son univers plus classique dans ses compositions mais ça fait quand même tourner la tête et ç’est ce que l’on voulait.

      Puis arrive le grand moment, la soirée commence avec le concert de Vald qui réunit suffisamment de monde pour que l’on ait du mal à le voir sur scène. Commençant par des chansons de son nouvel album V, on ne va pas se mentir l’ambiance ne touche pas le public qui est là pour écouter ses hits issus de NQNT, Aghartha et autres albums. On retrouve rapidement avec le Vald génial sur scène qui se donne entièrement à son public. Bonjour, Vitrine, Désaccordé ou Anunnaki seront ainsi repris par la foule. Puis vient le meilleur moment …la fin. En effet, alors que Vald chante sa dernière chanson le public se dirige vers la scène d’à côté, celle d’Imagine Dragons. Sauf que Vald décide de faire du « Vald ». Voyant le monde partir et sachant que le groupe américain, Bilal Hassani et Jossman jouent un peu plus loin, ce dernier s’adresse tranquillement au public « hé je vois tout le monde partir, venez on les fait chier un peu » je ne fais que citer. Ce dernier relance Désacordé, le public revient et on doit avouer avoir adoré ce petit pied de nez au groupe américain.

      Ainsi, le plus gros show de la soirée arrive. Grand spectacle à l’américaine durant une heure et demie, interrompu par des films diffusés sur grand écran et le chanteur qui nous parle de ses malheurs. Après avoir joué leurs plus gros succès et aussi Amsterdam l’une de leurs meilleures chansons tirée du premier album, on découvre l’un des plus grands groupes de rock de ces dix dernières années avec ses meilleurs hits pour un concert absolument génial. On avouera tout de même qu’à cause du monde on a pu apercevoir le chanteur que de loin mais ça n’a rien enlevé à notre plaisir.

      Pour finir cette journée je vous propose un petit florilège des autres artistes. David Guetta était là et nous a proposé un show digne de lui avec ses plus grands hits, on a eu aussi droit à Vladimir Cauchemar et ses compositions qui prennent la tête avec plaisir, on s’abandonne sur ses mix, particulièrement Aulos Reloaded par exemple. On a aussi pu voir Joé Dwèt Filé et ses danseuses. Le compositeur d’origine haïtienne nous a présenté son univers RnB pop de lover et cette ambiance fait du bien surtout avec ces températures.

      Mais si on doit bien finir cette première journée, c’est avec le groupe The Struts. Quatre garçons qui font de la scène leur terrain de jeu. La réputation du groupe n’est plus à faire étant donné qu’ils ont fait la première partie des Rolling Stones. The Struts c’est du rock anglais comme on l’aime. Trash tout en restant glam, indépendant, punk son chanteur rappelle le seul et l’unique Freddy Mercury par sa gestuelle, sa mise en scène, son jeu de corps. The Struts c’est un groupe des années 90 né en 2012, c’est sûrement la plus grosse découverte et le plus gros coup de cœur de ce festival pour nous. Si vous avez saigné The Vaccines Temples vous serez conquis par ce groupe qui est un hommage à ce que le pays de Sa Majesté a fait de mieux en matière de musique depuis 30 ans.

      C’est ainsi que l’on quitte le festival. Il fait toujours aussi chaud, la fille d’attente pour le bar est de plus en plus longue et le wifi manque mais la musique est bonne et c’est l’essentiel.

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