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      Feel good : 5 des meilleurs films de l’acteur sud-coréen Kang Dong-Won

      Kang Dong-Won est un acteur sud-coréen, né le 18 janvier 1981 à Busan. Il est membre de l’agence « YG Entertainment » depuis janvier 2016. Il est apparu dans des séances photo pour « Cine21 », « High Cut », « Elle Korea », « Vogue Korea », entre autres… Considéré l’un des meilleurs acteurs sud-coréens, nous vous parlons dans cet article de cinq de ses meilleurs films.

      Maundy Thursday

      L’histoire

      Moon Yu-jung est à sa troisième tentative de suicide. Sa tante, une bonne sœur, l’oblige à rendre visite à Jung Yun-su, condamné à mort pour viol et meurtre. D’abord réticents, les deux jeunes commencent tout doucement à se rapprocher. Ils attendent les jeudis avec impatience, le jour de visite.

      Fiche technique

      Réalisé par Song Hae-sung
      Basé sur ‘Nos temps heureux’ de par Gong Ji-young
      Date de sortie: 14 Septembre 2006 (Corée du Sud)
      Distribution: Kang Dong-Won, Lee Na-young

      Impressions

      Le sujet de la peine de mort fait partie de ces sujets à controverse dont les gens aiment bien discuter mais qui s’avère stérile à la conclusion. Maundy Thursday n’épargne aucun détail qui pourrait convaincre les réticents ou dissuader les convaincus. Il nous montre un jeune homme ravagé, anéanti par son acte. Peut-être un acte « par surprise », « non voulu » mais il a quand même tué une jeune femme innocente.

      Depuis environ 20 ans, il y a un moratoire « officieux » en Corée du Sud pour l’application de la peine capitale. C’est comme s’ils voulaient garder une carte dans leur manche. Garder le pouvoir en somme. Le 25 février 2010, le tribunal a statué que la peine de mort ne va pas à l’encontre de la Constitution si elle est limitée, applicable aux personnes ayant commis des crimes extrêmes tels que finir avec de nombreuses vies de façon cruelle.

      Il est sûr que Maundy Thursday est tendancieux. Ça aurait été un Kevin Spacey, crâne rasé avec la tête de Gwyneth Paltrow dans une boite ou l’assassin de « No mercy », dont la mise à mort n’efface en rien, et j’insiste, en rien, l’horreur que nous venons de vivre… ça aurait été de monstres, est-ce que les principes des réticents n’auraient pas été ébranlés?

      Maundy Thursday est définitivement un film qui soulève un grand questionnement. Est-ce que Jung Yun-su mérite de mourir? Sous des faux airs de film romantique, Song Hae-sung nous expose un vrai dilemme (pour le spectateur) face à la peine capitale car, Jung Yun-su, interprété avec tact et subtilité par Dong-won Kang, n’est pas coupable mais il n’est pas complètement innocent.

      Deux êtres qui ont peur du jour d’après, qui se rapprochent à cause de leurs blessures. Deux êtres dont l’envie de mourir rend leur relation unique. Une autre question est aussi soulevée dans ce film poignant, qui lui donne un côté  » Le Prince des marées » réalisé par Barbra Streisand. Etre contraint par ses propres parents de cacher un viol s’avère plus atroce que le viol en soit, plus dévastateur. Les rencontres entre Jung Yun-su et Moon Yu-Jung guérissent des souffrances trop incréées. Leur histoire est belle. Comme le film.

      Voice of Murderer

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      L’histoire

      Voice of Murderer est basé sur un fait réel qui s’est passé en Corée du Sud en 1991. Le fils d’un présentateur de télévision s’est fait kidnapper. Il sera porté disparu pendant 44 jours. Pendant ces 44 jours le ravisseur joue au chat et à la souris avec les parents.

      Fiche technique

      Réalisateur et Scénariste: Jin-Pyo Park
      Sortie : 1 Février 2007 (Corée du Sud)
      Durée : 122 min
      Genre Drama | Thriller
      Distribution : Kyung-Gu Sol, Nam-Ju Kim, Kang Dong-Won

      Impressions

      Avec un titre qui en dit trop, peut-être parce que ce fait réel est apparemment connu de tous les sud-coréens et que le suspense était inutile, ce film est plus un drame qu’un thriller. Jin-Pyo Park, connu pour ses réalisations aux sujets tabous, se concentre ici sur l’angoisse et l’agonie des deux parents désespérés. Vous vous laissez prendre très vite dans cette toile d’araignée sans vous lasser pour autant du film.

      Filmé surtout avec de premiers plans, parfois caméra à l’épaule, reposant sur l’interprétation des acteurs et sur la voix d’un Kang Dong-Won complètement invisible, l’histoire n’a rien à voir avec « La rançon », où Mel Gibson, plus barge que jamais, nous faisait presque oublier avec son inconscience que kidnapping avait eu. Peut-être à la base, mais absolument pas dans le déroulement.

      Rares sont les films américains où il y a mort d’enfant et encore moins ceux où l’on montre son cadavre. Ce sera d’office un film à très basse audience. Les asiatiques, moins scrupuleux, n’hésitent pas à tuer l’acteur principal au beau milieu d’un film ou à tuer des enfants, ce qui montre un certain réalisme mais aussi un détachement assez terrifiant.

      Comme pour les films « The Case of Itaewon Homicide » (2009) ou « Memories of a murderer » (2003), la fin reste en suspens, puisque ce sont des affaires non-résolus, avec une sensation de « on y était presque » qui nous laisse assez scotchés, voir furieux. Voir philosophiques.

      La voix de Kang Dong-Won, très particulière et reconnaissable, devient petit à petit une voix sans identité. Si on connaît bien l’acteur, on peut le visualiser, donner un relief à cette voix sortie de nulle part. Mais, au fur et à mesure, l’être humain derrière la voix disparaît. Il n’y a plus d’acteur et c’est là que le malaise s’installe pour ne plus vous quitter.

      La voix du vrai criminel donne un point final particulièrement terrifiant.

      Excellent

      The secret reunion

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      L’histoire

      Lee Han-kyu, un agent du contre-espionnage en Corée du Sud, est sur la piste d’un agent nord-coréen nommé « l’Ombre » » qui est à la poursuite des présumés traîtres à Séoul. L’Ombre est aidé par Song Ji-Won, un jeune agent nord-coréen avec un sens élevé de patriotisme. Dans un raid, l’Ombre parvient à s’échapper… Lee Han-Kyu et Song Ji-Won doivent unir leurs forces, malgré la grande tension qui existe entre eux.

      Fiche technique

      Réalisateur :  Hoon Jang
      Script : Min-Seok Jang
      Genre: Thriller. Drame
      Année: 2010
      Durée: 116 min.
      Distribution Song Kang-Ho, Kang Dong-Won

      Impressions

      Un des films les plus attendus du cinéma coréen en 2010 pour plusieurs raisons. Le réalisateur Jang Hun, l’un des meilleurs nouveaux réalisateurs de l’année 2009 avec son sensationnel Rough Cut, est revenu avec un budget plus important et un tandem d’acteurs remarquables. L’acteur « montant » Kang Dong-Won, tout à fait à la hauteur de son hyun, et l’un des meilleurs acteurs asiatiques d’aujourd’hui, Song Kang-Ho. Jang Hoon nous surprend avec son maniement de la caméra, arrivant à faire un film techniquement impeccable, avec une mise en scène incroyable et des scènes d’action des plus palpitantes.

      Song Kang-ho dans un rôle physique et pépère en même temps, rôle de nounours qui fonce dans le tas, avec une histoire personnelle qui le rend assez émotionnel.  Song Ji-Won, supposé jouer le rôle du méchant, fait preuve d’une gentillesse qui nous parait d’abord étonnante, jusqu’à ce qu’on s’habitue au personnage.

      Jang Hun nous apporte son style unique de thriller d’espionnage avec un air de « Buddy Movie » qui, avec une grande subtilité, touche d’autres sujets comme l’amitié, la famille, la trahison, la loyauté des deux personnages particulièrement opposés et le sujet épineux des relations intercoréennes.

      Un thriller-bromance qui dépasse le typique film d’action ou d’espionnage et qui montre surtout la réalité d’un pays divisé. Deux univers complètement différents qui ne se comprennent pas, dans une histoire parfois dramatique, parfois comique. Parfois très dure, parfois d’une grande tendresse portée par le charisme (et l’adrénaline) de deux acteurs principaux.

      Vanishing time : a boy who returned

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      L’histoire

      Soo-rin, quatorze ans, vient de perdre sa mère, et c’est pour cette raison qu’elle accompagne son beau-père sur une île. Elle s’y fait ami avec Seong-min, qui vit dans un monde où répandent mystères et phénomènes étranges. Un jour, ils partent avec deux autres garçons dans la forêt où a lieu une explosion prévue pour l’installation d’un tunnel : tout va bousculer leur existence au moment où ils découvrent un objet dans une grotte… (Wikipedia)

      Fiche technique

      Réalisation Eom Tae-hwa
      Genre : drame fantastique
      Durée : 129 minutes
      Sortie : 2016
      Distribution: Kang Dong-Won, Shin Eun-Soo, Um Tae-Go

      Impressions.

      Nous avons eu la chance de pouvoir nous entretenir avec le réalisateur. Dans Vanishing time, trois enfants restent suspendus dans le temps. À notre question, d’où l’idée de ce film lui était venue à l’esprit, il nous a parlé du naufrage du Sewol, qui s’est déroulé le 16 avril 2014. 304 passagers, des lycéens pour la plupart, et membres de l’équipage ont péri dans la catastrophe. Alors que le film ne parle absolument pas de ce naufrage, le rapport d’idées nous a sauté aux yeux. Le réalisateur s’est demandé où étaient-il passés tous ces jeunes qui se sont noyés dans ce terrible accident. Parfois il y a des idées étranges qui passent par notre cerveau. Il a imaginé qu’ils étaient partis dans un monde parallèle dans lequel le temps était resté suspendu, ce qui est le point central du film.

      Sous des faux airs de Goonies, Vanishing time touche à des sujets existentialistes sans nous faire plonger dans un questionnement trop lourd. Riche en couleurs, il pourrait osciller entre le film pour ados et le rêve presque cauchemardesque. Ou, plus qu’un rêve, le résultat de la prise d’une de ces drogues sud-américaines qui nous font, soi-disant, rencontrer notre vérité.

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      Kang Dong-Won interprète le rôle d’un petit garçon de 13 ans coincé dans le corps d’un adulte. Sa relation avec la jeune actrice de 13 ans, Shin Eun-soo, aurait pu pêcher d’ambigüité et frôler l’indélicatesse. Mais le plus drôle c’est que cela ne nous traverse même pas l’esprit. Kang Dong-Won, âgé de 36 ans lors du tournage, intègre son rôle tellement à la perfection, que nous ne voyons que le garçon de 13 ans.

      Propre, précis, d’un visuel aussi fantastique que magnifique. Les effets spéciaux nous donneront l’impression d’être suspendus dans le temps, de nous emporter dans une aventure peu commune. Ce film est une vraie beauté qui, malheureusement, n’a pas réussi à attirer les foules. Selon le réalisateur, à cause du scandale de la présidente Park Geun-hye. Lors de sa sortie, en novembre 2016, des centaines de milliers de Sud-Coréens défilaient dans les rues pour demander sa démission.

      Peninsula

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      L’histoire

      Quatre ans après les évènements en Corée du Sud2, Jung-seok est un ancien soldat qui a réussi à s’échapper de la péninsule de Corée désormais infestée de zombies. Alors que la Corée du Sud est une zone condamnée et inaccessible par air ou par mer, il accepte de participer à une équipe de têtes brulées motivée par le gain promis si ils récupèrent un camion rempli de dollars. (Wikipedia)

      Fiche technique

      Réalisation: Yeon Sang-Ho
      Scénario: Park Joo-Suk, Yeon Sang-Ho
      Distribution: Kang Dong-Won, Lee Jeong-Hyeon, Lee Re

      Si Train pour Busan nous avait surpris entre autres par son idée géniale de placer des zombies pour la plupart dans un train, Peninsula s’affiche moins à la hauteur avec un script un peu moins original. C’est vrai, les scénarios zombies ont été pressés comme des citrons, épluchés et décortiqués et ce n’est pas sans un certain scepticisme que l’on se plonge dans la soi-disant suite d’un film absolument génial.

      C’est sur le contexte, la situation, les effets spéciaux, le charisme des personnages, l’esthétique et bien sûr, les chorégraphies que le réalisateur nous fait prendre appui et nous éjecte dans un monde post-apocalyptique, très à la Mad Max, où les zombies ne sont parfois qu’une option du décor. Il s’agit plutôt d’une lutte entre hommes qui nous rappellera forcement les saisons de The walking death avec Negan.

      Pandémie, virus, quarantaine, voilà des termes qui font malheureusement partie de notre quotidien en ce moment. Sans oublier bien sûr, migrants, réfugiés. Alors, qu’on le veuille ou pas, l’accent de Peninsula se voit renforcé par nos craintes et nos démons actuels. D’ailleurs, une scène à Hong Kong nous rappellera le racisme qui subissent les Asiatiques en ce moment à cause de la pandémie. Dans un autre contexte, bien sûr.

      Tous les rôles sont importants et primordiaux. Le film se porte avec hargne sur les épaules de cette mère-lionne interprété par Lee Jung-Hyun, par ses deux filles très Hunger Games, très réactives et absolument adaptées aux circonstances, par le reste du casting et bien sûr par Kang Dong-Won (avec son visage à la Vanishing Time qui pourrait faire craquer une pierre) qui apporte une touche discrète et fragile à son rôle d’acteur principal, sans écraser le reste du casting.

      Mais… il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’un film d’action d’une extrême qualité visuelle, plus que d’un film d’horreur (Les zombies ne font plus peur à personne). Le scénario nous tient en haleine et on ne s’ennuie pas une seule seconde.

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