Les mini-critiques de Trilaw : Ticket to paradise

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ticket to paradise
affiche du film ticket to paradise

Ticket to paradise – « Je suis peut-être trop vieille pour me sentir jeune »

Ce qui aurait pu être d’une niaiserie indescriptible avec ses deux « pichates » en vacances dont l’une va rencontrer l’amour se révèle être une fantastique comédie (le coup du touriste italien, la coutume balinaise ou bien plus généralement la matoiserie organisée par les parents).

Et le métrage est mené avec brio par son duo d’acteurs endurcis. Néanmoins, l’aspect paradisiaque des paysages est fort appuyé par la scène au téléphone avec une pluie diluvienne et le film s’achemine doucement vers une fin prévisible au possible, dès la lecture du résumé, elle est conjecturable.

À l’ouest, rien de nouveau – « Trouve un mot qui rime avec huître. Rien ne rime avec huître. Rien »

Aucun film ne pourra jamais retranscrire toute l’atrocité et l’horreur d’une guerre mais parmi les quelques métrages qui s’en rapprocheraient, celui-ci figure en tête de proue avec ses images fangeuses dont la plupart des hommes d’aujourd’hui (dont je fais partie) répugnerait à s’y baigner ou des amis de route qui meurt à chaque instant et pas le temps de les pleurer.

Un enfer dont Edward Berger démontre toute la hideur, éloigné de l’espérance de distinction drapeautique promise au départ.

Mes rendez-vous avec Léo – « Je n’ai jamais eu d’orgasme »

Nancy est une femme âgée, veuve d’un mari qui n’a jamais su lui procurer le moindre plaisir. Il n’a d’ailleurs jamais voulu pratiquer la fellation car il jugeait cela dégradant. Léo, lui, serait plutôt considéré comme un travailleur du sexe, une prostituée de luxe en somme. Les présentations faites, on peut s’attaquer au film en lui-même, il se base sur les dialogues dans un somptueux huis clos.

Des dialogues fondés sur la peur de vieillir, de ne plus provoquer aucun désir et une réflexion intéressante sur la vieillesse car il y a, là, l’utilisation d’une doublure aux seins tenant tous seuls et au corps torride pour montrer, à la fin, face à un miroir, la disgrâce d’une morphologie d’une femme vétustée.

Leur face à face est parfois âpre, il désappointe avec malice car affublé d’un synopsis relatant une histoire sexuelle, c’est pourtant un autre cheminement qui est emprunté, c’est-à-dire une (psych)analyse autour des turpitudes des protagonistes.