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      Refuge sort son 1 er album « Brokenbird », des balades pop et lancinantes

      Refuge est le nom du projet de Florian Bertonnier, qui a été sous le feux des projecteurs lors d’une finale de l’émission « La Nouvelle Star » en 2013. Trois ans plus tard, le jeune chanteur sort son premier album intitulé « Brokenbird », 7 ballades lancinantes aux arrangements faits de piano, synthé, beat box (rythmes reproduits à la bouche) et autres sons digitaux. Ecoute et critique d’un nouveau venu dans la scène française et qui promet.

      Refuge

      Le jeune Florian Bertonnier, 22 ans, a accouché de ses premières chansons à la suite d’une participation éprouvante à l’émission « Nouvelle Star ». Elles se veulent raconter une histoire relationnelle tumultueuse et fusionnelle « dont la fin était inconcevable », mais qui s’est pourtant déconstruite. C’est ce qu’essayent d’exorciser ces 7 morceaux, accompagnés par des synthés, piano, cordes et rythmes en « beat box », qui aident à accepter l’absence de l’autre, et dont les titres décrivent déjà l’issue malheureuse (« Nous sommes ensemble », « Distant love », « Where are you », …).

      Ce dernier titre est le plus illustre de son talent, même si les autres titres peuvent être aussi révélateurs. On y entend un mélange prégnant entre deux caractères a priori antinomiques : la tension et la finesse. On se percute au refrain que Florian harangue de sa plus haute voix, pour obtenir la réponse à la question (mais où es-tu, donc?), et on se caresse à la finesse des arrangements, faits de cordes (à l’archet quand elles annoncent au début le douloureux tumulte, ou en staccato), de piano délicat. Une dualité qui lui va comme un gant, d’autant plus que sa complice à l’alto, Louise Lhermitte, sur d’autres morceaux, use également de ses autre cordes, sa voix, pour appuyer ou répondre aux textes salvateurs du chanteur. La voix de Florian n’est pas sans rappeler celle Tom Mac Rae ou Damien Rice : on peut parier alors qu’il puisse aussi toucher un public anglo-saxon féru de ce genre de ballades (les chansons sont en effet en anglais).

      Arrangements fins et belle tension

      Même si certains resteront sur leur faim à l’issu de ces 25 minutes, lorsqu’on comprend le contexte de cet album (7 titres écrits depuis 3 ans sensés décrire les étapes d’une déconstruction relationnelle) et surtout le grand potentiel du jeune talent (aussi bien sur l’exploitation de sa tessiture vocale que par la pertinence gracieuse des arrangements), on sera volontiers aux aguets sur ses prochaines productions. En attendant, souhaitons bonne chance à « Brokenbird » que l’on pourra venir écouter aux 3 Baudets, à Paris, le 11 avril, dans une release party.

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