Xmas Vybe Accor Arena : Focus sur la 1 ière édition

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xmas vybe festival, une première édition
Retour sur la soirée à l'accor arena du xmas vybe

Si l’objectif était de nous faire une surprise avant la fin de l’année, Xmas VYBE a réussi son pari. 

4h de percussions et de chaleur bouillonnante pour nous faire oublier un premier décembre et une nuit à deux degrés. Ce soir là, L’Accor Arena a abrité les tropiques, et son habitacle bleu et vert a recouvert les soleils iconiques des Antilles : La Guadeloupe, la Martinique, Haïti et l’Afrique ont fait leur show.  Warren Permal, Warren Saada, Marvin, Warren, Dr Yaro & La Folie, Sensey,  Poetic Lovers, Perle Lama,  Slaï, Medhy Custos, Axel Tony, Stony, Yoan, Lylah des Déesses, l’ambiance rétro, celle qui met du baume au cœur se poursuit jusqu’à Fanny J, la queen du zouk love. On brûle les dernières calories en chaloupant sur Joé Dwèt Filé le nouveau maestro de la kompa. Le tout supervisé par DJ Jaïro qui a assuré toute la soirée. 

C’était une première édition pour le moins réussie, la fièvre du kompa habitait les corps, l’ambiance était au rendez-vous mais il y a néanmoins quelques aspects à nuancer. 

  • L’organisation et le déroulé du spectacle Xmas Vybe

Pendant que la foule cherche à rejoindre sa place ou à s’en créer une dans la fosse dès 18h, certains arrivaient à 20h. Apparemment, quelques spectateurs avaient eu la fausse information que le concert commençait à 20h. Pour ceux déjà présents, DJ Jaïro nous mettait dans l’ambiance, les lumières étaient déjà optimales et le fond d’écran nous dessinait le thème et le titre. Seulement, la transition avec l’entrée du premier artiste n’était pas correctement délimitée. Ma collègue n’avait pas compris que le concert commençait, elle ne devait pas être la seule car moi-même, j’ai eu la même sensation malgré mon attention toute particulière. C’est dommage de ne pas marquer le début d’un concert qui dure 4h, une introduction se soigne. 

Mais la fin était presque parfaite. Nous faire danser sur du Joé Dwèt Filé plaît à tout le monde et crée une ouverture pour les prochains artistes de talents qui apparaîtraient peut être sur la scène du kompa en 2024. On a compris la passation et les alternatives entre les musiques rétrospectives et modernes qui étaient sans doute une manière de dynamiser les rythmes. 

 En parlant de rythme, il n’a pas été du goût de tous les spectateurs de nous chauffer avec du kompa et de nous calmer aussitôt avec un zouk love traditionnel. Les saveurs et les énergies se mélangent et s’entrechoquent trop rapidement, le plaisir est alors amoindri. Par exemple, passer du kompa et du shatta et dans le sillage une chanson mélancolique de Monsieur Nov provoque un malaise transitoire. 

Enfin, certains auraient préféré jouir en entier des chansons les plus connues que de se contenter de la moitié de celles ci plutôt que d’écouter jusqu’au bout deux chansons moins connues des déesses ou de laisser une chanteuse faire la promotion de sa nouvelle chanson. Cela cassait le rythme et ramollissait le public. Sans doute les chanteurs l’ont constaté par eux même.

Que recherchait le public ? Un retour aux sources, à ses souvenirs pour entrer en fusion avec l’effervescence d’un concert et l’ivresse de la musique aux maximum des décibels. Ce ne sont que des remarques pour la seconde édition mais cela expliquerait pourquoi le public semblait lassé, et réticent parfois, à allumer son flash pour des chansons qu’il ne reconnaissait pas.

  • Les artistes et le décor

Les différents artistes nous embarquaient grâce aux sonorités de l’afrolove, du kompa, du dancehall, et du rnb. Chacun apparaissait sur scène avec son groupe de danseurs. Des chorégraphies de danses traditionnelles se profilaient sur scène et nous invitaient à suivre leurs pas. Cependant, il faut rapporter que seule Perle Lama a réalisé un véritable effort scénique, chorégraphique et vestimentaire. Une entrée originale sur des tonalités tribales a suspendu le temps un instant. Elle a réussi à captiver le public. Sa robe blanche guerrière et son maquillage traditionnel qui marque l’origine Africaine des Antilles a fait sensation. Elle était resplendissante. Ses danseurs étaient accordés et en phase avec l’atmosphère qu’elle a voulu donner à son moment scénique. Elle nous a ensuite entraînés et ramenés avec plaisir dans ses fameuses chansons. Un concert est un spectacle pour nos yeux et nos oreilles ne l’oublions pas, on veut vivre une expérience inoubliable.

Parlons maintenant des projections en arrière plan sur écran géant. Pour la première partie, l’honnêteté me fera dire que le motif choisi était quelque peu déroutant. Était-ce un semblant d’algues, du caoutchouc antistress ou des bactéries ? Il n’y avait absolument rien de glamour ni d’original avec ce fond. D’ailleurs, les espèces de brouillards colorés n’étaient pas mieux. C’était vraiment de mauvais goût. Concernant la deuxième partie, j’ai compris l’effort artistique du décor écran. Des fleurs et végétaux des îles représentés, tel que l’oiseau du paradis, étaient flous et se divisaient souvent en miroir. Un effet impressionniste s’en dégageait ce qui pouvait être appréciable et déjà plus agréable que les deux fonds précédents.  

fond utilisé lors du xmas vybe festival
Fond utilisé lors de la soirée xmas vybe
Un fond utilisé lors de la Xmas vybe
Un décor utilisé au Xmas vybe festival

Nous pointons quelques aspects médiocres pour que l’expérience soit parfaite en décembre 2024. Live Nation, Merci de nous avoir fait danser toute la nuit avec Xmas Vybe.

Pour l’année prochaine, ne manquez pas ce bon rendez-vous pour oublier le froid d’hiver. 

Comptez entre 50 et 80 euros votre place.