More
    More

      Top 10 des meilleurs mangas de sport !

      Au Japon ainsi qu’en France, le manga peut être un tremplin inespéré pour la popularité d’une discipline. Des mangas tels que Slam Dunk, Eyeshield 21 ou Attacker You! (Jeanne et Serge en version française) ont abouti à une popularité croissante de ces sports. L’esprit japonais intégrant majoritairement les valeurs universelles comme l’adversité, la persévérance ou encore le goût de l’effort sert de base à l’adhésion du lecteur, souvent masculin. Mais qu’en est-il de la qualité spécifique des œuvres ? Quels sont les codes et originalités de ce « sous-genre » ? Et quelles sont les différentes facettes et les différents thèmes que ces œuvres peuvent traiter ?

      À travers ce top, nous aborderons toutes ces notions.

      1. Slam Dunk

      Slam Dunk publié dans le magazine Weekly Shônen Jump en 1990 par le célébrissime Takehiko Inoue, est le manga de basket-ball par excellence. Ce chef-d’œuvre de 31 volumes et vendu à plus de 157 millions d’exemplaires, est l’une des bandes dessinées les plus vendues au monde !

      Synopsis : Sakuragi Hanamichi, un lycéen de seconde un peu loubard et possédant une grande force physique, tombe amoureux d’une jeune fille naïve, Haruko Akagi, passionnée de basket-ball. Il décide alors de se lancer dans ce sport dont il n’a aucune connaissance pour séduire sa dulcinée.

      Les premiers tomes de la série génèrent une longue mise en place afin d’introduire les personnages et de leur donner de la profondeur. La force de l’œuvre réside à travers ces rencontres entre personnages atypiques et forts de caractère. Ils sont inspirés de grands joueurs de NBA tels que Michael Jordan, Magic Johnson ou Larry Bird. D’autre part, les émotions fortes sont omniprésentes et l’intensité des matchs nous emporte comme un double-pas vers le panier. Par ailleurs, l’auteur aboutira à une évolution graphique saisissante au fil des tomes. Mais plus encore, Slam Dunk est une initiation au basket-ball qui l’a rendu populaire dans les clubs des lycées japonais dans les années 90. L’ambiance humoristique et l’adversité permettent de toucher un large public, fille comme garçon. Le cinq majeur de Slam Dunk est l’une des équipes les marquantes de l’histoire du shōnen sportif.

      « Nul besoin d’aimer le basket pour lire Slam Dunk, c’est Slam Dunk qui vous fera aimer le basket.»

      2. Hajime no Ippo

      Hajime no Ippo littéralement « Le premier pas » est un manga de George Morikawa publié en 1989 dans le magazine Weekly Shônen Magazine. C’est le manga de boxe le plus populaire.

      Synopsis : L’histoire raconte les débuts, l’ascension et la carrière d’un boxeur, Ippo Makunouchi. Ce jeune lycéen, martyrisé par ses camarades de classe sera sauvé par un boxeur, Takamura Mamoru, qui l’emmènera dans son club de boxe professionnelle. Ippo, poussé par le désir de devenir plus fort, s’étonnera de la passion de la boxe qui l’anime.

      Le manga s’appuie sur une palette de personnages hauts en couleur, des styles et techniques diverses inspirées de véritables techniques de boxe ou de boxeurs légendaires comme Mike Tyson ou Jack Dempsey font d’Hajime no Ippo, un classique du manga de sport. Mais ce n’est pas tout, l’ambition de l’œuvre, retranscrire la vie d’un boxeur dans le monde professionnel et son évolution personnelle est parfaitement maîtrisée. Le rapport au temps qui passe est remarquablement bien géré par l’auteur et permet d’illustrer les évolutions des personnages, notamment secondaires. Une autre particularité, les personnages très variés, en passant du boxeur vétéran au génie novice. Chaque combat et adversaire est particulier, unique. En définitif, le manga se présente comme un documentaire sur la boxe en passant par la carrière d’un boxeur, qui tombera amoureux de ce sport noble.

      « Ceux qui travaillent dur ne sont pas tous récompensés. Toutefois. Tous ceux qui ont réussi ont travaillé dur ! »

      3. REAL

      REAL, troisième série de Takehiko Inoue pré-publiée en 1999 dans le magazine Young Jump, est un manga traitant d’Handibasket. Comprenant 15 volumes, l’œuvre s’attaque à un sujet peu mis en avant et rencontre un succès notable avec plus de 16 millions d’exemplaires vendus.

      Synopsis : Tomomi Nomiya est un jeune lycéen passionné de basket-ball mais ne trouvant pas sa voie. Hisanobu Takahashi est un leader, arrogant et talentueux. Et Kiyoharu Togawa, amputé d’une jambe, est joueur d’Handibasket. Trois lycéens, trois destins différents mais pourtant liés intrinsèquement à une même passion, à un même sujet.

      Ce manga permet à Takehiko Inoue de confirmer sa passion du basket et d’approfondir l’importance des valeurs humaines, de rajouter des sujets plus sensibles tels que la dépression, l’acceptation, l’inspiration, la frustration ou encore la confiance en soi. Avec trois points de vues différents et trois vécus différents, le handicap permet de s’élever humainement. La remise en question des personnages et l’ambition sont souvent des sujets ambigus dans cette œuvre. Les dessins de l’œuvre sont tellement puissants qu’ils permettent de retranscrire les émotions fortes, notre cœur semble happé par cette montagne russe de sentiments. Il y a également un message de sensibilisation autour du handicap mais ce n’est pas stéréotypé ou kitsch. REAL est une œuvre indéniablement réussie et farouchement optimiste.

      « On tombe pour mieux apprendre à se relever. »

      4. Ping pong

      ©Delcourt

      Pré-publiée dans le Big Comic Spirits en 1996, Ping Pong du maître Taiyô Matsumoto, auteur majeur du monde du manga, est une histoire en cinq volumes. L’auteur a un trait particulier d’influence manga et bd franco-belge et possède un graphisme hors norme.

      Synopsis : Smile et Peko sont amis depuis leur enfance et pratiquent le ping-pong. Cependant, leur caractère est diamétralement opposé y compris dans la discipline qu’ils exercent. L’un est très sérieux et sans ambition, l’autre extraverti et un peu rêveur. Un jour, un joueur chinois prénommé Wenga, va raviver la flamme de Smile et éteindre celle de Peko. S’ensuivent alors deux voies ambiguës où la réussite et l’échec prennent une place centrale.

      Taiyô Matsumoto est connu pour son traitement de l’enfance. Il reprend le concept du simple duo de héros complémentaires et opposés à la fois évoluant dans le temps. Mais la psychologie et maturation des personnages nous plongent dans plus que du simple ping pong. Il y a un côté ambigu dans Ping Pong, rempli d’optimisme et de cruauté. Pourquoi jouer au tennis de table quand le talent nous manque ? Pourquoi continuer quand la victoire n’a aucun sens ? Ce sont peut-être des questions sans réponse. Le travail visuel change la perception du manga de sport classique. Les angles de vue, le découpage des planches et les gestes sont d’une justesse remarquable ainsi que les expressions des personnages. L’utilisation des onomatopées proches du graffiti dynamisent les cases. L’anime est une pépite artistique et retranscrit bien le style particulier de l’auteur !

      « Non, si je le laisse m’atteindre, c’est fini. Si je tremble, je vais perdre ! Si je le crains, je meurs ! »

      5. Eyeshield 21

      Le duo Yusuke Murata et Riichirô Inagaki créent en 2002 Eyeshield 21, un manga basé sur le football américain. Il est pré-publié dans le Weekly Shônen Jump et compte 37 volumes. Murata est au dessin et Inagaki au scénario. Ils popularisent ce sport au Japon et deviennent des piliers du magazine.

      Synopsis : Kobayakawa Sena est un lycéen frêle et craintif. En faisant sans cesse le larbin pour les autres, il acquiert une rapidité incroyable. Il est aussitôt repéré par Yoichi Hiruma le Quaterback et capitaine de l’équipe des Deimon Devil Bats. Il devient vite le Runningback de l’équipe et se lance dans la course pour participer au  » Xmas Bowl « , la finale nationale japonaise inter-lycées.

      Eyeshield 21 est un cocktail parfait mélangeant suspense, humour et personnages avec un coup de crayon qui ne cessera d’évoluer ! La surenchère d’effets spéciaux est l’un des gros points forts du média, chaque équipe a sa particularité et ses qualités. Le duo arrive toujours à mêler réalité des techniques/tactiques et surenchère afin de les mettre en valeur alors qu’ils ne connaissent pas bien le sujet au départ ! Cela donne des  » affrontements  » épiques et spectaculaires. En fonction de l’adversaire, chaque membre de l’équipe est plus ou moins mis en valeur malgré le grand nombre de joueurs mais la diversité du sport le permet. Et comment parler d’Eyeshield 21 sans évoquer ses deux piliers du récit : Yoichi Hiruma et Kobayakawa Sena. L’un vétéran, diabolique et toujours optimiste, l’autre naïf mais découvrant de nouveaux sentiments et défis en lui comme l’adversité, la rivalité et le respect qu’il n’a jamais eu l’occasion de connaître. Depuis le début de la publication chez Glénat en France, le nombre de licenciés a considérablement augmenté et ce n’est pas un hasard.

      « C’est la différence de force mentale qui décide si le découragement trouve sa place dans la tête de l’un ou l’autre camp. »

      6. Initial D

      Initial D écrit et dessiné par Shûichi Shigeno est un manga sportif de street racing. Le manga est pré-publié de 1995 à 2013 dans le Young Magazine avec 48 tomes à son compteur.

      Synopsis : Takumi et son ami Itsuki, sont lycéens et travaillent à mi-temps pour gagner leur vie dans une station service. L’un vit la tête dans les nuages et l’autre est un passionné de voitures et de street racing. Takumi est chargé de livrer du tofu depuis ses 13 ans avec la voiture de son père. Il a alors acquis une maîtrise du drift sans pareil. La légende de la Toyota AE86 du Mont Akina est en marche !

      Initial D est une oeuvre à la fois simple et complexe. Shûichi Shigeno a la lourde tâche de retranscrire des courses de voitures avec vitesse et tension. Le défi n’est pas à la portée de tout le monde. Néanmoins, il réussit à rendre son récit crédible et authentique. Amateur de courses le héros profite des conseils de toute une équipe spécialisée en mécanique, drift, etc. L’œuvre est en outre extrêmement bien documentée. Ces courses de rues sont elles aussi bien organisées au niveau logistique. Un des nombreux points forts de la série est la relation pilote/voiture. La personnalité des pilotes est en adéquation avec la voiture. Par exemple Takumi est nonchalant d’ordinaire et sa Trueno 86 est peu rapide comparée aux voitures adverses. Takumi est une sorte d’anti-héros ignorant son talent. Les dessins sont inégaux, les personnages sont un peu brouillon mais les voitures et les courses sont d’une justesse et d’une intensité fulgurantes ! En résumé, Initial D est un titre fondateur, un précurseur dans son genre.

      « Too Fast, too furious. »

      7. Ashita no Joe

      Ashita no Joe en 20 volumes, est écrit par Tetsuya Chiba sur un scénario d’Asao Takamori. La bd japonaise s’est vendue à plus de 16 millions d’exemplaires. L’œuvre est perçue comme un manga culte et incontournable sur le sport et la société japonaise.

      Synopsis : Joe Yabuki, 15 ans, est un jeune orphelin bagarreur et violent. Lors d’une altercation dans un bidonville, il est repéré par un ancien boxeur déchu et veut faire de lui un boxeur de niveau mondial.

      Cette série va poser les bases du manga nekketsu pour les années à venir. Au-delà de cet aspect, Ashita no Joe est une histoire de caractère. Joe Yabuki est un personnage qui semble être un anti-héros, colérique, impulsif. Il a tout pour être détestable. Seulement, son caractère va le mener au plus bas. Il va alors remonter la pente grâce à cette force mais aussi grâce aux autres personnages parallèles à l’histoire, adversaires, rivaux et amis. Avec cet aspect social, on peut se demander quel sera leur destin, s’ils vont sortir indemnes de cette violence qui abîme leur corps mais qui représente leur seule raison de vivre. Cela est représentatif des travers la société japonaise de l’époque avec la révolte de la jeunesse de 1968, la plus longue et violente du monde.

      « Joe Yabuki traverse de nombreuses épreuves… et il se les inflige presque toutes. »

      8. Major

      Major est un manga de Baseball, paru dans Weekly Shônen Sunday de 1994 à 2010. Il a été compilé en 78 tomes. Takuya Mitsuda est l’auteur de ce shōnen sportif.

      Synopsis : Major suit la vie de Goro Honda depuis l’école primaire jusqu’à sa carrière de joueur de baseball professionnel. Initié par son père, l’histoire se concentre sur la façon dont il surmonte d’énormes défis et épreuves au cours de sa vie sportive et personnelle.

      L’un des sports majeurs sur l’archipel du soleil levant est le baseball venu d’Occident. Major est le parcours d’un jeune garçon, Goro Honda, devenant homme. Il ne s’agit pas d’un classique récit mêlant entraînements/matchs même si cela reste dominant dans l’ensemble. L’évolution du personnage ainsi que ses moments de doutes sont liés aux autres personnages de la série qui auront un impact fort sur sa vie. L’auteur se servira de ces relations pour aborder différents sujets comme la rivalité, le dépassement de soi, l’abandon, la reconstruction sportive, la famille, l’émancipation, ou encore le racisme. Confiant, ayant des capacités plus hautes que la moyenne grâce à son père et à ses entraînements drastiques, le manga questionne les thèmes de l’inné et de l’acquis qui vont jouer un rôle durant les rencontres et dans sa façon de voir le baseball. L’explication des règles est bien amenée permettant une immersion facile et ludique. Au final, le manga brise les codes par son aspect dramatique et humain.

      « Je swing avec tout ce que j’ai. Je frappe fort ou je rate fort. J’aime vivre aussi fort que je le peux. »

      9. Coq de Combat (Shamo)

      Coq de combat est une œuvre écrite par Izo Hashimoto et dessiné par Akio Tanaka. Il apparaît dans le Weekly Manga Action de 1998 à 2003 puis dans le magazine Evening de 2005 à 2015. Le manga dénombre 34 tomes et aborde les thèmes des arts martiaux et de la satire politique.

      Synopsis : Ryô Narushima, âgé seulement de 16 ans, est placé en maison de correction pour ses actes violents. Il va découvrir la violence et les humiliations à son tour au sein du pénitencier. Un détenu, expert en karaté va lui apprendre les bases pour pouvoir en faire un vrai « Coq de combat ».

      D’emblée de jeu, nous avons un titre violent, choquant et fort. Meurtres, violences sexuelles, drogues ou encore prostitutions, le manga se veut affligeant pour mener à la critique de la société qui rend esclave. La portée sociale de l’œuvre se reflète par la dénonciation de la société qui glorifie la violence. La portée satirique quant à elle concerne la société moderne qui est conditionnée par la consommation, l’éducation forcée ou la production abusive. Pour amener une deuxième vision, les auteurs vont créer un personnage en totale contradiction à Ryô, un adepte des arts martiaux qui prône la sagesse, l’abnégation et le respect. Ryô quant à lui, est une représentation de la société sans foi ni loi, de l’homme déshumanisé. Côté dessin, les traits de Akio Tanaka sont une pure merveille. Le côté violent est multiplié par ses ombres et l’utilisation de l’encre de chine. En bref, Coq de combat est une condamnation de la violence par le biais des arts martiaux qui à l’origine intégraient une dimension spirituelle et morale visant à la maîtrise de soi.

      « Ceux qui sont brutaux avec toi sont représentatifs de ce qu’il y a de plus bas chez l’être humain. »

      10. Dream Team (Ahiru no Sora) :

      Ce shōnen de Takeshi Hinata qui aborde le basket-ball s’intitule Dream Team. Il est publié dans le Weekly Shônen Magazine et compte actuellement 51 tomes avec pas moins de 24 millions d’exemplaires vendus.

      Synopsis : Sora Kurumatani est passionné de basket ! Il sait tout faire sur un terrain, son seul « défaut », être petit. Malgré cela, il veut créer une équipe capable de gagner. Cependant les joueurs de son lycée sont des têtes brûlées qui ne prennent pas cette discipline au sérieux. C’est le point de départ d’une grande ambition !

      Dream Team est en quelque sorte le fils spirituel de Slam Dunk. Dans un premier temps l’auteur va agréablement rythmer l’intrigue et les personnages jusqu’à lui donner une identité propre. On retrouve également l’humour des furyos comme dans GTO ou Slam Dunk. La grande différence dans un second temps est la manière dont l’auteur va aborder l’effort, la victoire et la défaite à travers l’impact qu’il peut y avoir sur chaque personnage. Même l’effort surhumain ne va pas toujours sauver un match comme dans bon nombre de manga. Ceci crée un sentiment d’imprévisibilité plutôt déroutant. Le trait de l’auteur se rapproche du style qu’on peut retrouver dans la catégorie shōjo. Un dessin simple et léger qui donne une fluidité à l’action et nous surprend avec des double pages magistrales !

      « Chaque personne à sa propre façon de shooter. En fonction de sa personnalité. »

       

       

      LAISSER UN COMMENTAIRE

      S'il vous plaît entrez votre commentaire!
      S'il vous plaît entrez votre nom ici

      Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

      Publicité