Avec Dandadan, vous plongez dans un des manga les plus originaux du moment. Écrite et scénarisée par Yukinobu Tatsu, la série mélange ésotérisme, invasion alien, exorcisme, histoires scolaires et drame social. S’appuyant sur un dessin magnifique et un découpage remarquable, elle est devenue un titre phare de l’éditeur crunchyroll qui a déjà lancé son adaptation anime. Son 19è opus vient clore à merveille l’arc de la malle et ouvrir de nouvelles perspectives.
Se faire la malle
Momo Ayase et Okarun ont formé une équipe détonante. Voulant prouver que l’autre avait tort, ils découvrent que les Aliens et les Esprits existent. Après moult aventures, ils en viennent à créer une équipe d’experts dans la lutte contre les phénomènes paranormaux. A chaque mission, ils repoussent une menace et gagne un nouveau membre. Apprenant à mieux se connaître et à s’apprécier, nos héros ne cessent d’intervenir aux quatre coins de la ville.
Leur dernière mission les a conduits à découvrir un étrange diorama contenu dans une malle maudite. Une partie de l’équipe y est aspirée tandis que l’autre tente de les délivrer. Les prisonniers découvrent un univers de jeux dangereux dont ils doivent triompher pour espérer s’échapper et délivrer, par la même occasion, tous ceux qui ont été capturés par la sinistre malle. Malheureusement ils découvrent qu’ils sont manipulés par un mauvais esprit qui se sert d’eux pour se répandre dans le monde réel. Le temps de l’affrontement final est venu.

Dandadan tome 19 : la fin d’une quête
Avec ce nouvel opus, l’auteur clôt la quête qui anime nos héros depuis le 1er tome : retrouver les testiboules d’Okarun. Évidemment, ce dernier va devoir subir de nombreuses épreuves avant de récupérer ses précieux attributs. Et même après avoir mis la main sur la dernière, il reste encore un défi à surmonter : la réintroduire. Car rien ne peut se faire normalement dans cet univers et cette scène débouche sur une séquence totalement décalée et hilarante.
Avec la fin de cette recherche se pose le moment de faire les comptes. Okarun est redevenu un homme complet, Mémé Turbo a tenu parole et l’a soutenu. Il est alors temps de lui rendre sa forme et ses pouvoirs. La yokai tire donc sa révérence. Est-ce pour de bon ? La suite nous le dira mais cela modifie l’équilibre de l’équipe. Okarun redevient un humain normal, sans pouvoir alors que de nouvelles menaces se dressent.

Nouveaux bouleversements
Le départ de Momo n’est que l’un des nombreux coup de théâtre qui ponctuent cet album. En effet, si Okarun est guérit, c’est maintenant Momo Ayase qui a besoin d’aide. La fuite hors de la malle a légèrement déteint sur son physique. S’appuyant sur une référence à Alice au pays des merveilles, l’auteur déséquilibre à nouveau son récit. Alors que l’on s’attendait à une idylle entre Momo et Okarun, le destin les sépare de nouveau.
Et ce n’est pas tout. Pour triompher du diable échappé de la malle, notre équipe a, en effet, pu compter sur l’aide d’un guerrier inconnu : le charismatique et ténébreux comte de Saint Germain. Élégant comme jamais (à l’image noble de l’Ancien Régime, armé de katana), extrêmement stylisé (à mi-chemin entre Simon Belmont le héros de Castlevania et les héros de soul eater), il est très ambigu. Car s’il a sauvé nos héros, c’est parce que cela sert ses intérêts et sa quête de Dandadan dont on ignore encore ce que cela représente.

Dandadan : l’heure de gloire des personnages secondaires
Anticipant les bouleversements affectant les personnages principaux, l’auteur a mis en avant deux personnages jusque là secondaires. C’est Kawabanga, la facétieuse qui se révèle une peste bien utile. Derrière son caractère capricieux et ses prises de bec avec Mémé Turbo, elle se révèle une alliée utile, puissante dont les apparentes exubérances sont l’expression de stratégies très élaborées. Elle est le complément idéal à Mémé Turbo, son double parfait tant dans le cynisme que dans la sagesse, ce qui explique pourquoi les deux ne se supportent pas.
Il en va de même pour la déléguée, Rin Sawaki. La timide et réservée partenaire se mue en redoutable « idol » animée du pouvoir de la chanson. Servie par un dessin remarquable (contre plongée, pleines pages), elle devient le cœur de la lutte contre l’esprit maléfique et bien malgré elle une source de gags bien vus. Elle prend surtout une nouvelle stature au moment où Momo est momentanément affaiblie.
Avec ce tome 19, Dandadan clôt une premier phase avec brio et amorce un nouveau chapitre plein de surprise et de révélation notamment sur l’énigmatique titre de la série. Vous pouvez retrouver l’ensemble des tomes précédents auprès des éditions crunchyroll.






























