Certains manga attirent l’œil par leur dessin, d’autres par le synopsis, No/Name lui, capte l’attention par quelque chose de plus diffus, l’atmosphère ! Une promesse de mystère et ce sentiment étrange que l’on s’apprête à lire une œuvre qui ne prend pas son lecteur par la main.
No/Name

L’histoire se déroule en Europe du Nord où des pouvoirs surnaturels sont attribués à la population via leur nom de naissance (noms choisis par le gouvernement). Nous suivons plus particulièrement deux agents du Nordic Name Bureau (NNB) qui enquêtent sur la disparition d’un enfant.
La série, de Rafal Jaki et MACHINE GAMU, est terminée avec 2 tomes, disponible chez Kurokawa.
Pour découvrir les premières pages du tome 1, c’est par ici !
Une atmosphère sombre et maitrisée

Le tome 1 de No/Name pose les bases d’un récit centré sur la perte d’identité et la reconstruction de soi. Le lecteur est plongé dès les premières pages dans une narration volontairement énigmatique, où les repères habituels sont brouillés.
En effet, contrairement à de nombreuses séries, No/Name ne donne pas toutes les clés dès le départ. Le récit avance à son rythme, laissant le soin au lecteur de combler les trous. Ce choix peut être perturbant dans un premier temps, mais il devient finalement l’une des forces de l’œuvre.
L’un des points forts de cette série est son ambiance visuelle. En effet, les contrastes, jeux d’ombres et la composition permettent de créer une tension constante. De plus, le dessin permet d’accentuer ce malaise. Cela permet de s’immerger dans l’esprit des personnages principaux.
Des thèmes majeurs…

Divers thèmes très importants sont abordés au fil des pages.
Dans un premier temps, nous pouvons nous attarder sur celui de l’identité. Dès le titre de l’œuvre, cette notion est évoquée. Est-ce notre nom qui définit qui nous sommes et ce que nous allons devenir ? Pouvons-nous changer notre avenir ?
Ensuite, un thème de plus en plus abordé de nos jours, la solitude. Bien que nos personnages principaux travaillent en duo, on peut percevoir une forme de solitude, d’isolement. Une solitude intérieure dont de plus en plus de gens souffrent… Pour autant, les notions de confiance et d’équipe sont également abordées.
Nous n’allons pas toutes les citer, mais nous pouvons en aborder un dernier, celui du bien et du mal. Cette série peut elle justifier des actes inhumains et des complots, pour le bien de la société et de la science ?
No/Name s’adresse aux lecteurs qui apprécient les manga psychologiques. Attendez vous à découvrir une série courte, mais bien menée. En effet, nous avons un début, une histoire développée et une fin. Les thèmes abordés sont matures et peuvent vous amener à réfléchir sur la société actuelle. Bref, vous l’aurez compris, nous ne pouvons que vous conseiller de découvrir cette nouvelle série !
A contrario, pour ceux qui rechercheraient quelque chose de plus rythmé, nous vous invitons à découvrir le premier volume de Centuria.
































