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      Critique « The Great Pretender » de Wit Studio : Les couleurs de l’escroquerie !

      Critique de The Great Pretender, une œuvre originale sortie cet été dernier, animé par Wit Studio (« L’attaque des Titans » ou « Vinland Saga« ) en collaboration avec Netflix. Il est réalisé par Kaburaki Hiro (« 91 Days« ) et écrit par Ryota Kosawa (« The Confidence Man JP« ).
      Beaucoup y verront un air de ressemblance avec la série de films Ocean’s et l’animé Cowboy Bebop si vous êtes fans de ces univers.

      Le synopsis de The Great Pretender

      « Masato Edamura se prétend être le plus grand escroc du Japon. Avec l’aide de son partenaire Kudo, ils ont essayé d’escroquer un soi-disant touriste français à Asakusa. Ils ne s’attendaient cependant pas à se faire prendre dans leur propre tour.

      Ce gentleman français s’avère être, Laurent Thierry, qui est également un escroc ne s’en prenant qu’aux personnes riches mauvaises.

      Edamura est contraint de devenir son partenaire. Il est encore loin de s’imaginer où les sales affaires de Laurent vont le mener. »

       

      Vif et dynamique

      Avec un opening aussi jazzy et vif, on nous annonce très rapidement la couleur, si on peut se permettre.

      Une œuvre originale remplie d’humour qui nous plonge dans le monde de la mafia et de l’escroquerie. Elle possède un très bon rythme et enchaîne les évènements avec dynamisme. Accentuée par la patte graphique colorée de Sadamoto Yoshiyuki (Character designer de Neon genesis Evangelion) et la superbe animation par une société qui n’a plus rien à prouver, Wit Studio. Par conséquent, cela donne une introduction aux personnages assez rapide mais qui est néanmoins très efficace.

      Sans oublier la bande originale qui est composée par Yamada Yutaka (Compositeur de Tokyo Ghoul). Un thème très jazzy des années 70, parfaitement adapté aux situations présentes dans l’animé et au rythme introduit.

       

      Des personnages hauts en couleur

      On suit ici une bande d’escrocs internationaux qui se la joue Robin des bois. Comme dit dans le synopsis, le personnage principal, Masato Edamura, se retrouve engagé dans leurs magouilles. Accompagné par Laurent Thierry, Abigail Jones et Cynthia Moore, ils ont pour but de cibler les personnes riches et mauvaises. Chacun d’entre eux possède sa propre histoire. En plus de leur caractère propre à chacun, ils sont tous tout aussi charismatiques l’un que l’autre. Il en est de même pour les antagonistes et les personnages secondaires.

      Leur développement, très bien écrit, fait qu’au fur et à mesure, on s’attache à nos héros. En effet, les différents flash-back bien modérés, nous font découvrir un passé souvent assez dramatique pour nos personnages. Derrière ces couleurs vives se cache en fait une autre histoire qui vient contraster le tout. Cela inscrit une trame de fond en parallèle avec l’histoire principale qui nous permet d’en découvrir plus sur ces derniers.

       

      Un scénario rocambolesque

      L’histoire, divisée en plusieurs « affaires », prend place aux 4 coins du globe. Un côté international très réussi. Il respecte les cultures des différents lieux visités et vient apporter sa part d’originalité.

      L’aventure débute au Japon. Plus précisément dans le quartier de Asakusa à Tokyo qui dérive très rapidement aux États-Unis à Los Angeles. Edamura se retrouve embarqué dans sa première complication avec Laurent. Leur cible ? Un chef de la mafia trafiquant de drogues, couvert par son statut de réalisateur de film.
      Pour le second arc, on se dirige à Singapour où ils s’en prennent à deux frères, anciens princes d’un royaume pétrolier. Déshérités, ils organisent désormais des courses d’avions truquées.
      La troisième partie se déroule à Londres pour s’en prendre cette fois à un commissaire-priseur très renommé dans le monde. Ciblé pour vendre des copies de célèbres tableaux au prix de l’original.
      Enfin, retour au Japon pour la dernière partie. Les « victimes » sont cette fois des malfrats s’enrichissant sur le trafic d’être humain, en particulier des enfants. La société commerciale qu’ils dirigent leur sert de camouflage à Tokyo et Shanghai.

      Pour chacune de ces affaires, les retournements de situations sont de services. On est fasciné par les stratagèmes employés par Edamura, qui cherchera à faire mieux que Laurent. Cependant le français s’avère être encore plus ingénieux que lui. De ce fait, il aura toujours plusieurs coups d’avance sur notre héros. Qui est utilisé et par qui au final ?

      La fin est toute aussi saisissante ! Beaucoup de questions se posent, des révélations et nous font douter des personnages qu’on a appris à aimer. Il ne faut pas oublier que l’on fait face à des hors-la-loi, malgré leur bienveillance.
      Pleins de renversements qui ne cessent de nous surprendre et de nous retourner le cerveau.

       

      L’hommage à Freddie Mercury

      Ne passons pas à côté de l’ending. Il met en avant la chanson de Freddie Mercury « The Great Pretender » (1987). En effet, il en fait la promotion et donne son titre à l’animé.
      Pour faire la comparaison entre l’original et l’animé :
      Version animée / Version Freddie Mercury
      À savoir que cette chanson appartient de base au groupe The Platters (1955).

       

      Pour finir, cet animé cible un public large, mélangeant l’humour et le drame, la forme colorée et le fond obscur. The Great Pretender peut effectivement prétendre faire partie des plus grands, sans mauvaises blagues. Il fait dorénavant déjà partie des animés les plus appréciés de 2020, et on comprend pourquoi. Les bouleversements sauront vous casser la tête et vous surprendre. Une pépite de plus, qui nous est servi par Wit Studio.

       

      Trailer The Great Pretender

      Si cette critique vous a donné l’eau à la bouche, le trailer devrait tout autant vous satisfaire

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