More
    More

      TRAC : une descente en enfer au Théâtre. Rencontre avec le réalisateur.

      Alexandre Leroy, jeune réalisateur et scénariste lillois, lance son nouveau projet de court-métrage. Avec au casting un acteur vu dans Kaamelott, et une autre dans la série Marianne. Intitulé TRAC (https://fr.ulule.com/traclefilm/) celui-ci raconte l’histoire de Lily. Une jeune comédienne montant pour la première fois sur les planches. Malheureusement, elle arrive en retard à la représentation. Face au trac, à l’oubli de son texte et aux gens qui l’entourent, son cauchemar ne fait que commencer. L’occasion de discuter avec le réalisateur, du film, et de sa vision du cinéma.

      Bonjour Alexandre. Au-delà du synopsis, pouvez-vous nous en dire plus sur le film ?

      TRAC aborde les thèmes de l’ambition et de la réussite mais aussi de l’échec ! La peur d’échouer, qui accompagne la persévérance de vouloir évoluer dans le monde du cinéma ou dans le monde artistique en général existe bel et bien ! Cela rejoint donc étroitement la confiance en soi, puisque pour réussir, à mon sens, il faut avoir foi en soi, en ses projets. Le manque de confiance du personnage de Lily est quelque chose que le court-métrage aborde. Le fait de passer à côté de ses rêves à cause du trac. Même si pour la plupart, le trac est quelque chose de naturel avant une représentation publique, pour d’autres, cela peut être horrible par le fait de se trouver ridicule.

      Le rêve fera t-il partie intégrante du film ?

      Les thèmes du rêve et du cauchemar sont bien présents dans le court-métrage. La réalité est la passion du personnage, tandis que le cauchemar est l’échec de tout ce que l’on entreprend. Le fait de ne pas pouvoir vivre cette passion, ce rêve. Le film prend la tournure du cauchemar du comédien au théâtre, où tout ce qui doit se dérouler normalement devient une succession d’imprévus et de conflits intérieurs quant à l’envie de vivre cette passion ou non. Tout cela passe par le fait de s’imposer face aux autres dans ce monde. Puisque les artistes doivent travailler très dur pour être reconnus dans ce qu’ils font et ainsi se démarquer des autres !

      L'intérieur du Théâtre Jean Vilar
      L’intérieur du Théâtre Jean Vilar

      Dans TRAC, on entre à l’intérieur de la tête de Lily et on comprend ce dont elle a peur. Tout le monde peut d’ailleurs s’identifier à ce personnage, notamment les artistes puisqu’ici, il est question d’atteindre son rêve et de se retrouver confronté à des gens qui nous mettront des bâtons dans les roues. Il est encore plus difficile pour Lily d’y arriver puisqu’elle ne peut compter uniquement que sur elle. On peut d’ailleurs faire un rapprochement avec le fait qu’il est plus difficile pour les femmes d’évoluer dans le cinéma quand on voit le peu de nominations qu’elles ont dans les festivals… Donc s’imposer en tant qu’individu, mais aussi, en tant que femme sont des questions que soulève le film.

      Avez-vous une ou des références pour ce projet ?

      Pour ce projet, je n’ai pas pensé aux références et ensuite écrit le scénario. J’ai écrit le scénario et les références sont apparues naturellement. Il y a plusieurs films auxquels on peut se référer pour ce film. Je pense avant tout à Black Swan, le chef d’œuvre de Darren Aronofsky. Pour le côté coulisses du spectacle, et psychologie profonde du personnage principal. Dedans, on se concentre brièvement sur la performance de Nina mais avant tout, ce qui intéresse le réalisateur c’est l’émancipation de la jeune femme. Dans TRAC, ce qui m’intéresse, ce ne sont pas les coulisses du spectacle mais la préparation physiologique. Les signes que le trac fait apparaitre. Ainsi que la préparation psychologique. Se dire que l’on a qu’une chance face aux spectateurs car si l’on hésite, que l’on oublie son texte ou que l’on perd totalement ses moyens, cela se voit et impact aussi notre camarade de jeu. Et même pour aller plus loin, s’imaginer échouer ou encore le déroulement du spectacle. Penser à tout ce que l’on ne veut pas vivre avant la représentation et sur scène.

      Le côté drame psychologique de Black Swan se ressent dans TRAC car il est également question d’une doublure mais cette fois sans rivalité. Ici, on se concentre vraiment uniquement sur Lily et sur ses démons intérieurs. Les autres personnages caractérisent une partie des différents profils que l’on peut rencontrer dans sa vie et que l’on doit affronter pour y arriver. Le metteur en scène symbolise notre laisser passer. À la manière d’un producteur finançant notre film. Le partenaire de jeu imbu de sa personne, celui avec qui on ne veut plus jamais travailler sur un tournage. Là où dans Black Swan, au-delà des ambitions et des démons de Nina, il existe une rivalité avec d’autres danseuses.

      Natalie Portman et Vincent Cassel dans Black Swan
      Natalie Portman et Vincent Cassel dans Black Swan

      Y en a-t-il d’autres ?

      Oui ensuite, une autre des références notables, c’est évidemment Perfect Blue. Le film d’animation de Satoshi Kon. Puisque TRAC adopte à peu près la même structure. Une descente aux enfers d’un personnage qui n’arrive plus à faire la distinction entre la réalité et la fiction. Dans TRAC, la distinction sera possible au départ mais s’effacera au fur et à mesure. Sans spoiler, certaines scènes se passent, puis nous revenons à la réalité alors que le temps s’est tout de même écoulé. Le spectateur sera relativement pris par la main au fur et à mesure puis, nous le lâcherons pour qu’il ne puisse plus faire de distinction entre réel et cauchemar.

      Dans TRAC, ce qui m’intéresse, ce ne sont pas les coulisses du spectacle mais la préparation physiologique […] et psychologique.

      On peut noter également Birdman d’Alejandro González Iñárritu. Film incroyable en plan séquence (plusieurs plans séquences assemblés par des coupes invisibles). Il traite des coulisses d’une pièce de théâtre à Broadway, montée par l’ancien acteur Riggan Thomson, joué par Michael Keaton. Nous comprenons dans ce film à quel point cette pièce de théâtre compte pour lui. Et nous explorons à la fois l’univers des coulisses du spectacle, mais aussi la psychologie du personnage principal.

      Concernant TRAC, nous avons choisi de nous concentrer uniquement sur l’aspect le plus lointain des coulisses. Par exemple, nous ne saurons jamais vraiment de quoi parle la pièce de théâtre qu’ils vont interpréter. Ni-même qui seront les personnages qu’ils joueront…

      En ce qui concerne mes autres références. Notons Whiplash, de Damien Chazelle. Mais aussi Possession d’Andrzej Zulawksi.

      Pourquoi le Trac au théâtre plutôt qu’au cinéma ou dans la vie de tous les jours ?

      J’ai volontairement choisi de traiter le trac au théâtre puisque je trouve que se perdre devant des centaines de spectateurs est bien plus impactant que d’échouer devant une seule personne. On a le jugement de plusieurs personnes que nous ne connaissons pas pour la plupart. Or, notre performance lorsque les gens ne nous connaissent pas nous caractérise. Et lorsque nous essayons d’évoluer dans le monde artistique, c’est ce que nous savons faire qui importe. De plus, le sujet du théâtre me touche particulièrement puisque j’ai moi-même fait du théâtre étant plus jeune. Il touche également directement les gens qui travaillent sur le projet. Notamment les comédiens puisqu’ils sont confrontés même après plusieurs années d’expériences, encore à ce ressenti qu’est le trac.

      Pouvez-vous nous présenter les acteurs ?

      J’ai choisi Délia Espinat-Dief pour l’innocence et la sensibilité qu’elle dégage […] pour la folie qu’elle est capable d’amener dans ses personnages.

      Le casting est au top ! Le personnage principal de TRAC, sera interprété par la talentueuse Délia Espinat-Dief. Vous l’avez sûrement vu dans la série Marianne de Samuel Bodin l’année dernière sur Netflix. Mais aussi bien plus récemment sur OCS, dans la série historique MOAH de Benjamin Rocher. C’est une actrice que j’ai choisi pour l’innocence et la sensibilité qu’elle dégage, mais aussi pour la folie qu’elle est capable d’amener dans ses personnages. Ce qui est nécessaire pour l’interprétation de Lily. Mais je l’ai également choisi pour son ouverture d’esprit et sa volonté de faire partie intégrante du processus de création du personnage.

      Délia Espinat-Dief dans Marianne (Netflix)
      Délia Espinat-Dief dans Marianne (Netflix)

      TRAC dispose aussi de comédiens émergents et extrêmement talentueux. Antoine Vinck qui interprètera le personnage d’Antoine, un jeune comédien, fils du metteur en scène, qui est imbu de sa personne. Et la doublure de Lily, une jeune femme bienveillante envers elle, qui finira par la remplacer par dépit. Cette doublure sera interprétée par Marie Benati. Une jeune comédienne ayant plusieurs pièces de théâtres et courts-métrages à son actif.

      Enfin Andrë, le metteur en scène, interprété par Gilles Graveleau. À la fois bienveillant lui aussi, mais également intransigeant vis à vis de sa pièce. Il fera vivre un véritable enfer au personnage de Lily puisque celle-ci ne semble pas du tout prête à assumer la pièce devant cette salle remplie. Vous avez déjà sûrement dû voir cet acteur dans la série Kaamelott d’Alexandre Astier. Il s’est également distingué par différents rôles dans des courts-métrages, séries et web-séries en faisant tout autre chose !

      Comment les avez-vous convaincus ?

      Dans un premier temps, j’y suis allé au culot ! Je pense que le scénario a joué un rôle important mais je leur suis très reconnaissant d’avoir décidé de me faire confiance pour ce projet. Sachant que je n’avais pas véritablement quoi que ce soit à leur montrer puisque je ne suis pas satisfait d’Un Beau Film (son film précédent). Même s’il reste une expérience incroyable, enrichissante et qui m’a appris énormément de choses. Je pense que le fait de pouvoir s’identifier au personnage en tant qu’acteur et comédien, permet de créer une envie de faire partie de l’aventure. Je ne voulais pas rester dans le drame mais faire virer le film à l’horreur par la profondeur de la psychologie du personnage principal. Cette direction que j’ai décidé de prendre a dû plaire au casting.

      Je trouve ça beau que des artistes avec autant d’expériences acceptent tout de même de tourner avec de jeunes réalisateurs / scénaristes.

      Par la suite, le fait de discuter avec Délia de l’histoire, qui la touche particulièrement puisqu’elle performe également au théâtre (dernièrement dans Le Dernier Jour du Jeûne de Simon Abkarian), a permis d’instaurer une relation de confiance et de véritable travail autour du cauchemar du comédien. J’ai pu étoffer le scénario, grâce à ses propres cauchemars. D’ailleurs pour la petite anecdote, la scène d’ouverture de TRAC se base sur l’un de ses cauchemars qu’elle m’a raconté lors de l’une de nos discussions.

      Je trouve ça beau que des artistes avec autant d’expériences acceptent tout de même de tourner avec de jeunes réalisateurs / scénaristes. Cela permet de partager nos expériences et de pouvoir faire émerger des films avec une totale liberté.

      Une actrice très impliquée donc. Et pour les autres, c’était comment ?

      En ce qui concerne Antoine Vinck, j’ai publié l’annonce de recherche de comédiens, et je suis tombé sur lui. En période de covid-19, il a dû m’envoyer des self-tapes qui ont fait sensation. J’ai tout de suite trouvé en lui ce que je recherchais. C’est donc lui qui est venu à moi grâce à l’annonce. Il s’est tout de même démarqué parmi une cinquantaine de candidatures pour le personnage d’Antoine.

      Pour la doublure, j’ai eu énormément de mal à la trouver. Dans un premier temps, j’ai tout comme pour le personnage d’Antoine, mis en ligne une annonce sur les réseaux et sites spécialisés dans la recherche d’équipes, de comédiens, etc. Le problème étant que je ne trouvais pas vraiment celle que je voulais malgré le fait que j’ai reçu une centaine de candidatures pour ce rôle. Puis Délia m’a recommandé Marie Benati, qui m’a tout de suite tapé dans l’œil. Tant au niveau de son jeu qu’au niveau de sa personnalité et de son regard perçant, qui donneront j’en suis sûr, un très gros plus à l’une des dernières scènes du film.

      Gilles Graveleau (à gauche) dans Kaamelott
      Gilles Graveleau (à gauche) dans Kaamelott

      Enfin pour le personnage du metteur en scène, j’ai eu une quarantaine de candidatures mais aucune ne me plaisait réellement. C’est lors du tournage de Programme ARCA des Frères Aguesse, un court-métrage de science-fiction où j’étais premier assistant-réalisateur, j’ai revu le comédien Gilles Graveleau. Avec lui, le feeling est tout de suite passé. Nous avons une vision commune du cinéma. J’ai finalement décidé de lui envoyer le scénario. Il a en effet, une ressemblance avec le comédien d’Antoine et à la carrure, le charisme pour l’interprétation d’Andrë. Et Gilles a accepté. Évidemment, avec la covid, les projets dont il fait partie sont également décalés. Donc il fera partie du film si ses disponibilités le permettent.

      Vous dites dans la présentation Ulule que faire les festivals est un objectif. Pourquoi ce choix plutôt qu’une diffusion directe sur YouTube pour le plus grand nombre par exemple ?

      Oui la diffusion en festivals est un objectif très important pour nous. Simplement parce que ce type de diffusion est réservé véritablement au cinéma. Cela peut nous permettre d’avoir des opportunités pour les projets futurs. Lorsque nous faisons un film, nous montrons également de quoi nous sommes capables, que ce soit en tant que scénariste, réalisateur mais aussi pour n’importe lequel des métiers qui composent une équipe de tournage de cinéma. Nous préparons le film, nous le tournons, nous le montons puis nous le peaufinons. Et enfin après, nous proposons notre film directement à des gens qui le jugeront et nous récompenseront ou non pour notre travail. Rien que l’étape de la sélection est déjà une victoire. Ces festivals peuvent nous amener à faire des rencontres plus ou moins importantes, dont certaines peuvent changer notre vie.

      Le fait d’amener directement le film sur une plateforme telle que YouTube n’est pas envisageable pour nous. D’abord, parce que la plupart des festivals se réservent le droit que le film soit privé. Et donc qu’il n’ait pas été présenté au plus grand nombre pour prétendre à une sélection ainsi qu’à une remise de récompense. Ensuite, l’exclusivité pour les spectateurs, et la découverte du film en salles de cinéma des festivals est très importante pour nous. De plus, les gens présents dans les festivals regardent le film et ne font pas autre chose. Ils l’apprécient à sa juste valeur. Tandis que sur les plateformes, comme par exemple sur YouTube ou Netflix, nous pouvons mettre sur pause. Faire autre chose en même temps. Combien de personnes m’ont dit qu’ils n’avaient pas compris un film, parce qu’ils étaient sur leur portable au même moment.

      Les festivals peuvent nous amener à faire des rencontres […] dont certaines peuvent changer notre vie.

      Et quels sont les festivals rêvés ?

      En ce qui concerne les festivals visés, nous avons notamment le festival de Cannes, le festival de Gérardmer ou encore le BIFF et le festival de Sundance… Nous en visons beaucoup du fait de l’hybridation des genres de TRAC. Mais avec la situation sanitaire actuelle, nous verrons comment tout cela se déroulera !

      On dit souvent qu’on a juste besoin d’un téléphone pour faire un film. Qu’est-ce que vous en pensez ?

      Je ne suis pas réellement d’accord avec ça, même si c’est vrai que l’on peut créer avec un téléphone. Beaucoup trop de paramètres entrent en jeux pour simplement dire que l’on a « juste » besoin d’un téléphone pour faire un film. Certes, des réalisateurs ont relevé le défi et ont réalisé des films très sympathiques. D’ailleurs, les téléphones offrent quelque chose de différent par rapport à une caméra numérique. Tout comme la pellicule offre quelque chose de différent par rapport au numérique. Mais pour faire un film, il faut une équipe, une lumière, du son, et l’utilisation du téléphone est très vite limitée puisqu’il reste les objectifs qui ont un rôle clé dans un film. Avec un téléphone, on peut créer, réaliser des films oui, mais il y a beaucoup plus que ça derrière.

      Dans votre film précédent vous abordiez un sujet très glauque, très gore et vous n’hésitiez pas à le montrer. Est-ce que c’est un aspect que vous voulez retranscrire à nouveau ?

      Un Beau Film
      Un Beau Film

      Je ne dirai pas qu’Un Beau Film est très gore. Il est malsain certes, mais il n’y a que quelques scènes où le sang est présent. Je peux en compter seulement trois. La dernière scène va très loin, mais elle est tout de même suggérée. D’ailleurs, on ne peut pas réellement voir ce qu’il se passe étant donné la mauvaise qualité du caméscope utilisé, ce qui est voulu. S’il est très gore, c’est que le spectateur a cherché à voir ce qui est gore. En revanche oui, j’aimerais beaucoup traiter ce sujet à nouveau. Je n’ai pas été assez loin dans Un Beau Film à mon sens. J’aimerais parler à nouveau du snuff-film et de la réalité au cinéma car c’est quelque chose qui me passionne. Avec l’expérience que j’ai acquise depuis trois ans, j’espère pouvoir refaire un film là-dessus. Une de mes références pour ce film que je vous recommande, c’est le méconnu Tesis d’Alejandro Amenábar qui traite de ce sujet de manière aussi suggestive !

      Pour le tournage vous avez besoin de pas mal de figurants il paraît ?

      Exactement ! Pour le tournage, qui est d’ailleurs décalé à nouveau à cause de la covid-19. Nous aurons besoin d’un certain nombre de figurants. Mais nous ne savons pas encore combien puisque nous attendons de retourner au théâtre Jean Vilar (lieu du tournage) pour voir ce que nous allons faire vis-à-vis de la lumière, afin de limiter le nombre de figurants.

      Nous aurons besoin […] de figurants.

      Le théâtre Jean Vilar à Saint-Quentin
      Le théâtre Jean Vilar à Saint-Quentin

      C’est quoi la suite pour vous ? Et qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter ?

      Et bien, avec ce nouveau confinement, je dois dire que j’ai décidé de me lancer dans l’écriture d’un court-métrage de science-fiction intitulé NOA que j’ai en partie déjà écrit. Mais aussi de poursuivre l’aventure de mon premier long-métrage : Magnificence. Travailler en tant qu’assistant-réalisateur afin d’acquérir de nouvelles expériences et faire de nouvelles rencontres. Vous pouvez me souhaiter d’y arriver et de pouvoir vous montrer TRAC dès l’année prochaine !

      Et on a vraiment hâte. Merci Alexandre !

      Si vous souhaitez participer au financement de TRAC et ainsi aider Alexandre Leroy et son équipe, vous pouvez le faire via la plateforme Ulule.

      +2

      LAISSER UN COMMENTAIRE

      S'il vous plaît entrez votre commentaire!
      S'il vous plaît entrez votre nom ici

      Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.