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      L’Idéal, la suite de 99 francs par Beigbeder !

      On en entend beaucoup parler ces temps-ci…En salle ce mercredi, L’Idéal,  l’adaptation du roman Au secours pardon de Frédéric Beigbeder, paru le 06 juin 2007 aux Éditions Grasset & Fasquelle.

       

      À l’affiche

      Le roman se présente comme la suite de 99 francs. On retrouve dans l’Idéal Octave Parango (Gaspard Proust), un hédoniste cynique initialement incarné avec brio par Jean Dujardin. L’ancien concepteur-rédacteur est devenu « talent scout », ou chasseur de mannequins, et part en quête de la perle rare qui personnifiera l’égérie de la fameuse firme L’Idéal (vous aurez compris le clin d’œil). C’est le titre du film que vous pourrez découvrir dès mercredi 15 juin 2016, avec aux côtés de Gaspard Proust, Audrey Fleurot et Jonathan Lambert, entre autres.

      Le pitch de L’Idéal

      Comme dans 99 francs, la vie est facile pour Octave et l’amour, toujours aussi superficiel que ce qui a pu être dépeint auparavant dans l’œuvre de cet auteur/réalisateur. Car alors qu’il est en Russie, en mission de talent scout pour trouver la beauté aux traits les plus parfaits, il en tombe follement amoureux. Un visage enfantin qui dégage tant de douceur et une telle innocence… Le roman ainsi que son adaptation peuvent tout à fait être considérés comme une réécriture de Lolita, de Nabokov, un auteur russe cher à Beigbeder.

      L’univers de la mode en ligne de mire

      Beigbeder utilise alors une trame de fond peu originale pour dénoncer une société de consommation et de spectacle dans laquelle il gravite. Il parle quand même d’une mutation culturelle importante qui a touché la Russie depuis la chute du communisme. L’obsession de la jeunesse et de la beauté en devient inquiétante. Octave est d’ailleurs la première victime de cette fascination, puisque pour la première fois de son existence, il est confronté à une relation platonique avec la fille qui l’attire. Elle n’est pas simplement mineure, elle a 14 ans. Un sujet qui semble tenir fortement à l’écrivain, qui en avait fait déjà sa trame de fond pour son dernier roman Oona & Salinger.

      Un bon écrivain est-il le meilleur réalisateur de ses oeuvres? au secours pardon beigbeder

      Vous l’aurez compris, Au secours, pardon, parle de la marchandisation du corps humain, et de ces filles de l’Est que l’on va recruter de plus en plus jeunes, à des fins publicitaires, pornographiques, ou même de prostitution. Après l’adaptation de « L’Amour dure trois ans », une comédie romantique qui avait permis à Beigbeder de réaliser son premier film, c’est un retour à la comédie noire.

      Reste donc à voir si l’adaptation sera aussi désinvolte que le livre, qui nous a fait plonger dans les bas-fonds de la perversité, avec un Octave Parango fidèle à lui-même, passant ses nuits entre deux mannequins, sans plaisir, beaucoup d’alcool et de drogues en tous genres, livrant les détails piquants de sa médiocrité dorée.

       

       

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