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      Critique « Bridget Jones Baby » de Sharon Maguire : Le fabuleux retour de notre célibataire préférée !

      Bridget a désormais dépassé la quarantaine. Séparée de Mark Darcy avec qui elle a vécu une longue histoire, le cycle maudit du célibat semble se maintenir. Désormais concentrée sur sa carrière professionnelle ainsi que sur sa vie sociale, les hommes semblent dorénavant laissés pour compte. C’était sans compter sur sa rencontre avec le très séduisant Jack ainsi que ses retrouvailles avec Mark. Sa vie prend dès lors une tournure imprévue : elle découvre qu’elle est enceinte mais notre Bridget ne sait pas qui est le père de son enfant !

      En 2001, Le Journal de Bridget Jones marqua toute une génération de jeunes femmes excédées par une société qui leur imposait un cheminement standard préétabli dans lequel leur vie était indubitablement liée à leurs relations avec les hommes. Après un second opus décevant, c’est donc sans conviction que le public accueille ce troisième opus. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que contre toute attente, Bridget Jones Baby s’avère être une incroyable réussite qui ravira aussi bien les nostalgiques que les néophytes. Plus encore, on est même tenté de dire qu’il arrive à égaler si ce n’est transcender le premier film.

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      On aurait pu s’attendre à la paresse habituelle des studios qui prennent plaisir à nous servir des comédies réchauffées et sans saveur (encore plus quand il s’agit d’une suite). Mais ici, que nenni. De retour derrière la caméra, la réalisatrice Sharon Maguire réussit le tour de force de proposer une comédie dans l’air du temps et qui a su s’extirper de son passé. Le parti pris culotté d’avoir refusé de suivre la trame du livre initial s’avère payant. Exit donc une scénario gnan gnan et dépassé sur le papier et bonjour les références actuelles. 

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      D’une fraicheur indéniable, le film nous propose une succession de scènes désopilantes et de dialogues parfaitement ciselés. D’une narration exemplaire où rythme endiablé côtoie une habile succession de situations cocasses, le spectateur n’a jamais le temps de lever les yeux au ciel et ce d’autant plus qu’il est tenu en haleine par un fil directeur extrêmement bien pensé, celui de l’identité du père de l’enfant. Côté casting, Renée Zellweger continue de nous toucher et semble avoir retrouvé sans mal la naïveté indissociable de son personnage phare. De plus, sa complicité avec ses deux partenaires, le très british et irrésistible Colin Firth et le non moins excitant américain Patrick Dempsey parachève le tout avec soin.

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      Difficile de trouver des défauts à cette comédie qui donne envie de la revoir tant elle offre un panel de scènes jouissives et mémorables. Véritable antidépresseur sur pattes, elle n’omet pas de rappeler à toutes les femmes qui se sentent hors des standards (qu’ils soient physiques, moraux ou autre) de s’aimer tels (comme le dira Darcy dans le premier opus). Véritable apologie de l’amour de soi, Bridget Jones Baby constitue cette touche d’espoir pour le spectateur et le cinéphile qui, depuis quelques années, ne voient que trop peu de comédies de ce calibre où le raffinement britannique côtoie avec perfection le grotesque des situations dans lesquelles se retrouve (et se retrouvera sûrement encore) notre héroïne adorée.

      Rendez-vous le 20 octobre pour savourer les retrouvailles avec Bridget !

       

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