Natalie Jane dévoile son premier album « the world i didn’t want »

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Natalie Jane
Natalie Jane

Une nouvelle étape dans sa jeune carrière. Natalie Jane, a dévoilé vendredi 24 octobre the world i didn’t want, son tout premier album studio. Sur Instagram, la jeune chanteuse de 21 ans, émue, a remercié ses fans du soutien qu’ils lui apportent depuis le début, avant d’annoncer repartir sur les routes l’année prochaine pour sa nouvelle tournée mondiale. Retour sur ses débuts de carrière, et notre avis sans filtre sur l’album.

« Chaque minute passée sur ce projet a été passée avec le plus d’amour et d’attention au détail que j’ai jamais fait. Cet album, il s’agit de sortir de sa zone de confort et de lâcher prise sur un monde qui ne vous correspond plus – le monde que vous ne vouliez pas. Il s’agit d’aller de l’avant vers quelque chose de plus grand, plus brillant, et meilleur. » C’est en ces termes que la chanteuse américaine Natalie Janowski, dite Natalie Jane, s’est exprimée sur Instagram vendredi 24 octobre, jour de la sortie de son tout premier album, the world i didn’t want.

Un tournant très attendu par la chanteuse elle-même et ses fans, après plusieurs années de carrière et une ascension remarquée. Quelques jours après, la célébration a continué quand Natalie Jane a annoncé repartir sur les routes en 2026, pour une nouvelle série de concerts. Le world i didn’t want tour passera aux USA, au Royaume-Uni, et en Europe, et vous pourrez retrouver la jeune artiste en France le 28 avril 2026 à Paris, à l’Alhambra.

Des débuts sur les chapeaux de roues

Retournons en arrière. Natalie Jane naît en 2004 dans le New Jersey. Dès 8 ans, elle écrit ses premières chansons, prend des leçons de piano, et joue dans des comédies musicales. En 2020, alors qu’elle est encore au lycée, Natalie Jane auditionne pour la célèbre émission American Idol, où elle finit dans le top 40. Suite à cette expérience, elle sort indépendamment ses premiers singles : Love Is The Devil, Bloodline ou Kind Of Love, pour n’en citer que quelques-uns.

Sa carrière passe à la vitesse supérieure suite à sa signature avec la maison de disques 10k Projects à la mi-2022, qui est suivi par son succès sur TikTok avec deux chansons : Son titre AVA, qui évoque une relation entachée par des soupçons d’infidélité, et sa reprise du tube Crazy de Gnarls Barkley, où son talent vocal ne passe pas inaperçu. Aujourd’hui encore, Natalie Jane possède une forte fanbase sur la plateforme chinoise. Son premier EP Where Am I?, sorti à la fin 2023, confirme son statut d’étoile montante et lui permet de décrocher une place sur la liste des « 25 artistes à suivre en 2024 » publiée par les Grammy Awards.

La jeune chanteuse part également en tournée avec d’autres artistes comme MisterWives ou Bishop Briggs, et réussit une tournée européenne à guichets fermés. L’année suivante sort un deuxième EP, Sick To My Stomach, sur lequel on retrouve les singles Somebody To Someone ou The Top, ce dernier étant composé pour la bande originale du film UGLIES, une production Netflix et adaptation du roman du même nom écrit par Scott Westerfield.

Suite à ces débuts de carrière prometteurs, 2025 est donc l’année du premier album pour Natalie Jane. Penchons-nous donc sur ce disque. Dessus, on retrouve treize chansons, abordant des sujets comme des peines de coeurs ou l’introspection, et, dans les communiqués de presse, est décrit comme un voyage exhaltant à travers la carrière de la jeune artiste. Alors, que penser de ce premier album ? Eh bien… nous sommes un peu mitigés.

Un premier album qui tombe un peu à plat, mais avec des moments sympathiques

En effet, même si the world i didn’t want est agréable à écouter, on peut regretter un album sans prise de risque, qui ressemble beaucoup à ses EPs précédents, sans montrer d’évolution nette en termes de sonorités ou de paroles. Le manque d’originalité ne veut pas forcément dire que les chansons sont mauvaises ; un certain public peut se trouver ravi avec des albums et des chansons aux paroles ou sonorités simples mais efficaces (on peut penser à Benson Boone, dont la chanson Mystical Magical a été moquée pour ses paroles simples et idiotes, mais qui a fini par s’imposer comme un des tubes de l’été).

Mais pour un premier album qui fait suite à deux EPs où une évolution artistique était bien visible, the world i didn’t want tombe un peu à plat, et peut même ressembler à une régression. On peut également regretter que la majorité des chansons soit très courtes (souvent en dessous de moins de 3 minutes), alors que certains titres auraient mérité d’être plus développés.

any1 but myself, la chanson qui ouvre l’album, traite de santé mentale et du sentiment de n’avoir sa place nulle part, mais la courte durée du titre nous donne des difficultés à accrocher à la piste, qui aurait peut-être mérité un couplet supplémentaire. On peut également penser à girls will b girls, que l’on peut en partie interpréter comme un commentaire sur les attentes de la société concernant l’attitude des femmes (surtout avec le refrain), mais qui se termine trop vite après 2min30 de musique.

Un autre défaut que l’on peut relever est que l’album a du mal à être mémorable. Les chansons, de par leur simplicité, peuvent plaire à un large public, mais se fondent dans la masse des nombreuses chansons dans le même style pop qui sortent régulièrement. Leur simplicité est à la fois un atout et un défaut. Néanmoins, on a quelques chansons à vous recommander, qui selon nous, méritent l’attention et fonctionnent avec leur simplicité. On a été émus par le touchant r u gonna love me?, chanson dans laquelle Natalie démontre encore ses performances vocales et demande à son compagnon si son amour pour elle perdurera quand ils surmonteront les épreuves de la vie et la vieillesse.

Nous nous sommes également ambiancés sur fallin et how u been?, deux chansons sur des peines de coeurs qui accrochent par leur côté dansant couplé à des paroles sincères. Pour finir, le plus grand point fort de l’album selon nous est la chanson black & white, dernière piste de l’album, qui utilise métaphores et couleurs pour parler d’une peine de coeur difficile. Un titre qui vaut le détour.

Nous avons donc une opinion mitigée sur ce premier opus, qui balance entre points forts et chansons qui ont du mal à fonctionner. Mais bien sûr, ce qui ne plaît pas à nous, vous plaira peut-être à vous. Tout dépend de ce que vous recherchez le plus dans la musique pop : l’innovation, le talent vocal, la simplicité…

On vous suggère de donner une chance à cet album si vous vous sentez comme le public ciblé. Même si il y a peu de chances qu’on se souvienne de cet opus comme LE disque de l’année 2025, il renferme des passages sympathiques. Et malgré notre opinion polarisée, on souhaite à Natalie Jane et à ses fans le meilleur pour la suite de sa carrière et sa tournée en 2026.

 

Pochette de l'album "the world i didn't want".
Pochette de l’album « the world i didn’t want ».