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      Corpo Inferno, nouvel album de Mansfield.TYA

      Le duo français Mansfield.TYA était de retour depuis septembre avec un quatrième album Corpo Inferno et nous n’en parlions pas ? Mea culpa en forme de critique musicale.

      Spécialiste en chef française auto-proclamée en Mansfield.TYA, l’auteur de l’article s’excuse de son retard mais son lapin nain Terrine avait mangé sa copie.

      Mansfield.TYA, duo nantais formé par Julia Lanoë et Carla Pallone, est depuis maintenant plus de dix ans un chevalier de la nouvelle scène française indépendante et du beau sexe musicien. Championnes d’un violon subtile et envoutant, de paroles à la poésie enveloppante et souvent mystérieuse, somme toute d’une mélodie pionnière singulière, les deux jeunes femmes en sont avec Corpo Inferno à leur quatrième bienfait. En 2005 paraissait June, suivi de Seules au bout de 23 secondes en 2009, puis de NYX en 2011. Critiquons enfin le dernier né.

      La voix douce amère tantôt chantante tantôt parlante de Julia Lanoë, le violon tout en subtile puissance de Carla Pallone, les textes sensuels-violents-caressants : pas de place pour le doute, il s’agit bien d’un pur cru Mansfield.TYA. Mais quelle est cette électro nouvelle, quelles sont ces collaborations hétéroclites avec Victor Hugo quand il s’agit de scander les Contemplations, avec Shannon Wright quand il s’agit d’anglophoniser Loup Noir ? Soudain l’on reconnait cette mignonne marotte d’entrecouper le cour de l’album de pauses instrumentales, celle de der Tod und das Mädchen _ une relecture informatique de Schubert. Soudain l’on croit entendre l’alter ego de Julia Rebeka Warrior, la moitié véhémente du groupe Sexy Sushi, sur le morceau le Palais Noir au rythme soutenu et souligné caractéristique.

      Chaque album de Mansfield.TYA ressemblait au précédent par certains aspects, et pourtant l’on attribuait à chacun une identité précise, définie par les nouvelles lubies et explorations musicales de ses alchimistes. Et comme d’habitude dans la vie d’un mansfield.tyeur, l’album Corpo Inferno surprend mais ne déçoit pas. L’auditeur retrouve ses marques nécessaires pour prendre dés lors un pied doux à être chahuté. L’émotion de Gilbert de Clerc, la mélancolie de Jamais jamais, la violence du Monde du silence, la douceur et la folie et la tristesse, les ingrédients de toujours s’entremêlent en un canevas savant pour former une oeuvre nouvelle.

      Nota bene : Corpo Inferno s’applique en baume, localement, pour apaiser un lecteur malmené par l’actualité. Il console, réchauffe et remet sur pied. Risque d’accoutumance.

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