Soirée ciné d’horreur sur Netflix : Cinq films sur les esprits

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Le catalogue de Netflix regorge de nombreux films de fantômes. La rédaction de JustFocus les a regardés pour vous et vous propose un retour sur cinq d’entre eux : Les mauvais esprits d’Olaf de Fleur Johannesson, His house de Remi Weekes, 1922 de Zak Hilditch, Terreur.point.com de William Malone et Dans le noir de David F. Sandberg.

Les mauvais esprits d’Olaf de Fleur Johannesson

Sorti en 2018 sur Netflix, le film Les mauvais esprits réalisé par Olaf de Fleur Johannesson reprend pas mal de clichés qu’on peut trouver dans les histoires de fantômes, mais offre malgré tout un ensemble cohérent et agréable à visionner.

Jackson (interprété par Ben Lloyd-Hughes) et Angela (interprétée par Florence Pugh, Dani dans Midsommar) sont frères et soeurs. Alors que leur mère avait des hallucinations et voyait des fantômes, elle mit fin à ses jours, ne supportant plus cette situation. Pour gagner un peu d’argent, Jackson et Angela ont joué de cet état de fait pour se lancer dans une carrière de faux chasseurs de fantômes. Ils arnaquent les personnes qui font appel à eux en leur faisant croire qu’ils ont purifié leur habitation. Cependant l’une de leurs enquêtes ne se passe pas comme prévu car Angela commence elle aussi à avoir des visions.

Beaucoup de ressorts déjà usés constituent le squelette du scénario des Mauvais esprits. Les personnages auraient gagné à avoir davantage de profondeur afin d’être encore plus attachants pour certains ou avoir plus de relief pour d’autres. Néanmoins le jeu d’acteur est convaincant et l’atmosphère est travaillée. S’il ne réserve pas de grandes surprises aux spectateurs habitués aux histoires de fantômes, le film permet néanmoins de passer un agréable moment. 

Bande-annonce Les mauvais esprits

His house de Remi Weekes

His house, réalisé par Remi Weekes en 2020, est un film d’horreur britannique original aux effets visuels plutôt réussis, d’autant plus qu’il s’agit du premier film de son réalisateur.

Arrivé en Angleterre après avoir fui la guerre au Soudan, un couple de réfugiés est installé dans une maison dans l’attente de la régularisation de leur situation. Peu de temps après avoir pris possession des lieux, des phénomènes étranges se produisent. Le couple ne semble pas seul dans la maison. 

Métaphore de la culpabilité et de comment vivre avec ce fardeau, His house met en scène une situation plus qu’actuelle en traitant de la difficile condition des réfugiés et de l’hostilité à laquelle ils se heurtent. Les deux acteurs principaux (Wunmi Mosaku et Sope Dirisu) sont convaincants et attachants. S’agissant de l’aspect horrifique, His house fait partie de ces rares films d’horreur dans lesquels les apparitions des esprits sont efficaces et ne dénaturent pas l’ambiance oppressante du film. 

Bande-annonce His house

 

1922 de Zak Hilditch

1922 a été réalisé en 2017 par Zak Hilditch (Final Hours) à partir de la nouvelle du même nom écrite par Stephen King.

Un couple vit avec leur fils (interprété par Dylan Schmid) à la campagne. Cette vie difficile ne convient pas à la mère (Molly Parker – Maureen Robinson dans Perdus dans l’espace), qui souhaite vendre la ferme pour aller habiter en ville. Son mari (Thomas Jane – Mark dans Ne t’endors pas) prend une décision radicale pour régler ce différend. Des phénomènes étranges commencent alors à se produire, alors que des visions paranormales l’assaillent peu à peu.

1922 est un film très réussi qui rend hommage à l’œuvre de Stephen King. La photographie est sublime et immerge totalement le spectateur dans la ferme isolée. Les effets sonores sont également très bons. Le film n’en fait jamais trop et distille au contraire son atmosphère de manière progressive avec juste ce qu’il faut pour envoûter le spectateur. 

Bande-annonce 1922

 

Terreur.point.com de William Malone

Terreur.point.com a été réalisé en 2003 par William Malone (La maison de l’horreur) et a plutôt mal vieilli.

La police new-yorkaise est confrontée à une série de morts violentes dont l’origine semble inexpliquée. Terry Huston (Natascha McElhone – Erica Gallagher dans Believe), une chercheuse du Département de la Santé, épaule l’inspecteur Mike Reilly (Stephen Dorff – Hal Hartman dans le Leatherface de 2017) pour mener l’enquête. La piste de l’épidémie est vite remplacée par celle du site internet Terreurpointcom, seul point commun entre les victimes qui s’y sont connectées deux jours avant leur mort. 

Le film laisse un terrible goût d’inachevé. Quelques concepts sont avancés par-ci par-là mais jamais pleinement exploités. Cette ébauche entraîne un mélange des différentes idées qui rend le tout un peu brouillon. Les personnages sont plats et tout ce qu’il y a de plus cliché, de même que les esprits et les scènes de mort.

Bande-annonce Terreur.point.com

Dans le noir de David F. Sandberg

Dans le noir est un film britannique prenant réalisé par David F. Sandberg (Annabelle 2 : La création du mal, Shazam!) en 2016.

Martin (Gabriel Bateman – Andy Barclay dans Child’s Play : La poupée du mal) est un petit garçon qui a peur du noir. Dès que toutes les lumières sont éteintes, une créature effrayante apparaît. Sa grande sœur Rebecca (Teresa Palmer – Julie dans Warm bodies) était confrontée aux mêmes terreurs nocturnes avant de quitter le domicile familial. Le plus inquiétant est que cette créature semble très proche de leur mère (Maria Bello – Sally Lamonsoff dans Copains pour toujours) et très agressive envers quiconque essaie de la séparer d’elle.

L’intrigue est bien écrite, bien construite et racontée de manière tout à fait crédible du début à la fin. Nulle incohérence ou retournement de situation invraisemblable ne viennent perturber le suivi de l’histoire. Les acteurs sont tous très bons et donnent vie à leurs personnages, humains et logiques. Une belle photographie et une très bonne bande-son viennent compléter le tableau, faisant de Dans le noir une oeuvre particulièrement agréable à regarder.

Bande-annonce Dans le noir

Notre verdict pour une soirée cinéma d’horreur réussie sur Netflix : la rédaction de JustFocus vous conseille parmi ces cinq films His house, 1922 et Dans le noir.