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      Critique « Mute » de Ducan Jones : nouveau ratage pour Netflix

      Netflix enchaîne les déconvenues sur ses projets de films. Après les échecs de Bright et The Cloverfield Paradox, c’est au tour de Mute de décevoir les amateurs de science-fiction. Porté par Alexander Skarsgård (Tarzan), Mute est le nouveau film de Ducan Jones (Moon, Warcraft). Dans un univers futuriste, Leo est un barman muet dans un Berlin en pleine ébullition. Il se met à la recherche de sa petite amie, Naadirah, qui disparaît dans les bas-fonds de la ville.

      Ducun Jones surfe sur la nouvelle vague sf

      Grâce aux récents Ghost in the Shell et Blade Runner 2049, la mode de la science-fiction crasseuse, rétro et néo est de retour. Ces deux films ont remis au goût du jour cette science fiction qui a permis quelques grands chefs d’œuvre du genre tels que Akira, Blade Runner et Le Cinquième Elément. De nombreux films et séries comme Ares ou Altered Carbon surfent sur cette vague et promettent des œuvres dans la lignée des classiques du genre sans forcément tenir promesse. N’est pas Blade Runner qui veut. Si Ares séduisait pour son coté fauché et spontané, Altered Carbon déçoit à cause d’une ambition démesurée qui ne tient pas sur la durée.


      Mute est donc dans cette lignée. Dans un néo-Berlin crasseux, l’esthétique n’essaye même pas de dissimuler ses influences et met en scène une ville à l’esthétique identique de celle de Blade Runner : des ruelles sombres, des vêtements ostentatoires, et des personnages dépassés par les événements. Si l’esthétique reste séduisante, Mute ne repose sur aucun concept, si ce n’est le handicap du protagoniste principal. Le souci ne vient pas de Alexander Skarsgård, solide dans son rôle, efficace et charismatique, sans un mot, uniquement par des jeux de regards puissants. Le souci vient d’un scénario paresseux qui s’enlise dans une monotonie fatigante.

      Mute, des enjeux qui tombent à plat pour un scénario ennuyeux

      Avec beaucoup de personnages, dont la plupart sont inutiles, et un manque cruel d’enjeux, le scénario tombe à plat. Mute ne décolle jamais, restant sur un pitch intrigant mais jamais exploité. Les personnages secondaires sont ennuyeux et fades. Les dialogues sont d’un ennui cruel. Et ce n’est pas la prestation à contre emploi de Paul Rudd (Ant-Man) qui permet de relever le tout. L’esthétique n’est qu’un vernis friable, qui laisse place à un thriller cousu de fil blanc et d’un ennui total. Dommage, car la fin laissait entrevoir quelques belles perspectives, avec une conclusion pessimiste efficace.

      Finalement, Mute s’apparente davantage à une mauvaise série B qu’à un véritable film de science-fiction. Ducan Jones n’est pas parvenu à créer une nouvelle référence de la science-fiction, et les dernières productions cinématographiques Netflix déçoivent, surtout en matière de science-fiction. 

      Malgré une esthétique agréable qui surfe sur la vague Blade Runner 2049, Ghost in The Shell et Altered Carbon, le nouveau film du Ducan Jones est d’un ennui terrible tant le scénario cousu de fil blanc n’avance pas.

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