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      Critique « The Slow Rush» de Tame Impala

      Kevin Parker, seul aux commandes de Tame Impala, est de retour avec The Slow Rush, dans le sillon pop de son précédent album Current.

      Confettis 70s et 80s

      Breathe Depper est un bon résumé de l’album. Parker y déclame sur une mélodie répétitive “If you think I couldn’t hold my own, believe me, I can, Believe me, I can, believe me, I can” sur un gimmick de gros synthé qui reste dans la tête. The Slow Rush saurait très bien être joué dans de grosses tournées et certains morceaux sur de grosses radios.

      (Photo : Tim Mosenfelder/FilmMagic)

      Quand on écoute plus finement l’opus (car il est fin), on reconnaîtra quelques extraits de sons familiers (mais pas plagiés) : ici une boucle de piano disco, là une intro à peine volée à Supertramp (sur It Might Me)… On ne dirait pas comme ça, vu la légèreté de certains titres, mais Parker est un perfectionniste. Craignant parfois d’atteindre la sur-production, il utilise de multiples synthés avec effets analogiques ou numériques tous azimuts. Ça se sent : l’album sonne comme une quête de caractère séduisante, comme dans le premier single Lost in yesterday.

      Posthumous Forgiveness et le reste

      On croit à un petit moment vers un retour du psychédélisme du deuxième album Lonerism (2012) dans On Track. La croyance s’estompe avec l’impression plutôt d’une influence RnB et d’une instru proche du Discovery de Daft Punk. Quand le duo français voulait sonner sciemment retro, le one-man-show de Parker (il joue, enregistre et mixe tout dans tous les morceaux) veut résolument continuer à forger un nouveau son, comme il a commencé à le faire dans Currents. Il n’y arrive pas tout à fait. Parfois, les motifs discos trouvées ne vont pas bien loin. Les mélodies se cherchent mais on n’y trouve que peu de grâce.

      Pourtant, Tame Impala retiendra encore l’attention de nos agenda, grâce entre autres à Posthumous Forgiveness. Une cavale en trois parties, le Tame Impala qu’on aime. La richesse de la production sert enfin les essais lyriques de Parker pour les transformer en 6 minutes kaléidoscopiques.

      Emprunt malgré tout de recherches esthétiques louables, parfois réussies, parfois vaines, Slow Rush constitue une pierre importante dans un édifice de création qui est prometteur pour la suite.

      Tame Impala – Lost in yesterday

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