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      Aperçu d’Eisenhorn : Xenos sur PC

      Aujourd’hui, il va être question de l’aperçu d’Eisenhorn : Xenos, un jeu d’action aventure sous licence Warhammer 40K prévu pour le 19 mai prochain sur PC et plus tard sur iOS et Android.

      Qu’il semble compliqué de retranscrire l’univers de Warhammer 40K en jeu vidéo, peut-être à cause de sa densité, peut-être est-ce dû au fait que retranscrire une licence de jeu de rôle n’est pas si simple que ça, ou peut-être que Games Workshop préfère s’adresser à la fan base déjà existante plutôt que de faire découvrir l’univers aux autres ? Difficile à dire, mais cette fois-ci on change d’ambiance pour un jeu d’action aventure à  la troisième personne mettant en scène l’inquisiteur Gregor Eisenhorn de l’Ordo Xenos (en gros, des chasseurs d’aliens et d’hérétiques en tous genres). Le jeu reprend la trame du roman « Xenos« de Dan Abnett et voulait apporter un gameplay dynamique aux combats mais aussi des phases d’infiltration. On a joué au prologue et aux deux premières missions et on vous dit ce qu’on en pense.

      Des graphismes incertains

      En lançant Eisenhorn : Xenos, je me suis heurté à une question assez dérangeante, qu’est-ce que c’est que ce filtre à grains qui me défonce les yeux ? Je l’ai déjà vu dans d’autres jeux, pas de panique, en théorie ça se désactive dans les options. Sauf que là, une tonne de paramètres à bidouiller, et 30 minutes pour trouver ce qui correspond. Il fallait trouver le bon parce qu’en anglais, ça donnait genre « profondeur de champ ». Ah bon ? Bon tant pis avançons. Et là, les textures n’étaient vraiment pas top. Au bout d’une demi-mission, j’ai réactivé la profondeur de champ (appelons ça comme ça) en me disant que le jeu était plus beau avec ce filtre qui sonne un peu comme un cache-misère. Dommage, surtout qu’on ne demandait pas à Eisenhorn : Xenos de battre Uncharted 4 sur les graphismes (histoire de tenter une comparaison de l’incomparable), mais quand même, éviter de nous défoncer les yeux aurait été une bonne chose. Malgré tout, j’émets quelques réserves sur mon jugement. Déjà, c’est un avis personnel vu que l’effet en question ne choquera peut-être pas tout le monde et puis, j’avoue m’être habitué au fil du temps passé en jeu. Et, surtout, Eisenhorn : Xenos est encore en bêta. Et j’ai lu dans le mail qui accompagnait la clé Steam que d’autres options graphiques allaient être ajoutées dans un patch. Du coup, on attendra la version définitive pour se prononcer.

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      Une séance de Paintball qui a mal tourné ? On va remettre le filtre plutôt

      Un level design peu inspiré

      Couloir après couloir, salle après salle, on avance vers le destin de Gregor Eisenhorn sans trop bifurquer. De toute façon, on aurait bien du mal. De temps en temps, un renfoncement abrite un ou deux coffres qui renferment des ressources que vous pourrez utiliser pour améliorer votre équipement, mais vous n’aurez pas de mal à les trouver. Et, de toute manière, si le doute est permis, utilisez votre gadget électronique et vous verrez les coffres à travers le mur, symbolisés par des points d’exclamation. Il faut bien avouer que le level design est peu inspiré et fait preuve d’une imagination assez limitée, du moins pour les deux premiers niveaux. Heureusement, les environnements ont l’air variés selon les chapitres. La deuxième mission permet même d’emprunter certains conduits d’aération qui permettent de diversifier les approches. Cela risque d’être utile pour les phases d’infiltration.

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      C’est sympa aux architectes d’avoir pensé à un chemin tout tracé si le pont venait à s’effondrer.

      Un gameplay assez pauvre

      Censé se la jouer Batman, Gregor Eisenhorn passe par les phases d’infiltration et aussi par les combats orientés beat’em all. Les premières sont assez basiques si l’on compare au dernier Hitman (qui est pourtant assez moyen sur l’IA des ennemis, voir notre aperçu sur le sujet) ou a un Metal Gear Solid (notre test du 5, pour rappel). Vous pouvez attirer les ennemis grâce à vos pouvoirs psychiques, mais ils viendront juste sur votre position. Sinon, le but est d’arriver derrière eux pour les éliminer discrètement. Ensuite, ne vous préoccupez pas de planquer les corps vu que ces derniers disparaissent tout seul au bout de 3 secondes. Par contre, lorsque vous abordez une grosse salle peuplée d’une vingtaine de gardes, il vous faudra pas mal de temps pour tout vider discrètement. Surtout que, si vous êtes vus, tout le monde se précipite vers vous pour vous choper au corps-à-corps. Ce qui est, au final, plutôt pratique puisque leur nombre élevé ne vous empêchera pas de vous en débarrasser en 2 minutes. Du coup, on va vite, mais alors très vite, oublier l’infiltration pour foncer dans le tas. Ce qui est un peu dommage, vu que ça rend cet aspect de jeu complètement inutile.

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      Le sens de l’aigle, pardon, psychique.

      Des combos à une touche

      En réalité, les combats ne sont pas beaucoup plus passionnants, juste plus rapides. En effet, on se retrouve à spammer une touche pour enchaîner au corps-à-corps de façon assez répétitive. Pour contrer les attaques, c’est exactement la même touche, mais vers l’adversaire qui est signalé par une icône, preuve qu’il s’apprête à attaquer. Et en parlant de ça, je n’évoque pas des contres spectaculaires vus dans les Batman et autres Assassin’s Creed, mais un simple blocage. En dehors de ça, la seule subtilité consiste à pouvoir utiliser une arme à distance qui pousse souvent les ennemis à rester à l’autre bout de la salle en attendant de se faire tuer bien gentiment. Soyons clair : tout ceci est assez limité. Il y a bien un système de timing qui est censé augmenter la puissance des attaques, mais il est assez obscur, et surtout on n’a pas franchement l’impression qu’un bon timing améliore notre efficacité. Imaginez vider une salle de 20 ennemis en spammant juste une touche et vous comprendrez le niveau de fun qu’Eisenhorn : Xenos peut provoquer, surtout si on ajoute à cela des animations assez moyennes et des effets de sangs et d’amputations presque ridicules. Par contre, la version complète annonce une centaine d’armes et objets divers, on peut espérer donc plus de variété. Mais, dans l’ensemble, ceci est vraiment dommage, surtout si l’on s’intéresse au scénario.

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      Assez moyen tout ça

       »Ma patience a des limites, contrairement à mon autorité »

      Cette phrase résume bien l’ambiance d’Eisenhorn : Xenos car, s’il est servi par des options graphiques pas encore au top et un gameplay beaucoup trop simpliste, il a tout de même une ambiance propre et un scénario qui donne envie d’être suivi. Vous vous retrouvez initialement dans un prologue où l’inquisiteur Gregor Eisenhorn, dans ses vieux jours, marche dans un couloir et commence à raconter ses mémoires. Cet effet de flashback à grande échelle rythme l’aventure qui est ponctuée par les interventions du narrateur qui se trouve être aussi le personnage principal de sa propre histoire. Assez classique comme procédé narratif, certes, mais il faut bien reconnaître que c’est assez efficace. D’ailleurs, en parlant d’Eisenhorn, bien qu’il soit doté d’une tronche en biais bien caractéristique de l’univers (les beaux gosses et autre pin-ups blondes ne sont pas très représentatifs de Warhammer 40K) possède un charisme assez naturel, tant par ses discours que par son style. Ce type est un inquisiteur de l’Imperium et ça se voit. De plus, le scénario semble bien prendre le temps de se développer par des scènes de discussions et autres rencontres dans le vaisseau ou ailleurs, et les références à l’univers se bousculent : Adeptus Mecanicus, Imperium, Empereur Dieu, Psyker et bien d’autres. Les fans seront aux anges, mais les autres risquent fort d’être un peu largués dans cet univers dystopique si dense.

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      Ce type à la classe.

      On a de quoi être un peu partagé sur Eisenhorn : Xenos. Pixel Hero Games signe son deuxième jeu qui ne révèle pas un gameplay franchement excitant. Copiant beaucoup de mécanismes que l’on trouve chez des triple A, il se révèle peu inspiré en plus d’être assez simplifié. Cela dit, tout ne semble pas à jeter. Déjà, les deux premiers niveaux (je ne parle pas de la marche au calme dans un couloir qui constitue un prologue) font surtout office de didacticiels. Bien que le développeur estime que la plupart des mécanismes de jeu étaient présents dans la version bêta, il  faut voir comment ils sont utilisés sur la longueur des 14 chapitres. Car oui, l’aventure s’annonce assez longue, et j’oserai même dire qu’elle risque d’être passionnante. Avec des dialogues efficaces, une mise en scène soignée et une histoire complexe, adaptée de Xenos de Dan Abnett, le premier tome de la trilogie Eisenhorn, le tout donne envie d’être suivi, et ce même avec un gameplay en demi-teinte. Les fans pourraient bien être pris par Eisenhorn : Xenos et ce malgré ses problèmes évidents, les autres, en revanche, passeront sans doute leur chemin. 

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      Finalement, on a hâte de voir où mènera la route de Gregor Eisenhorn

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