Critique de l’anime: Saenai Heroine no Sodatekata

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Saenai Heroine no Sodatekata
Affiche de l'anime Saenai Heroine no Sodatekata

Comment éduquer une petite amie (héroïne) ennuyeuse? … C’est la traduction littérale de Saenai Heroine no Sodatekata, mais aussi l’enjeu explosif que nous propose cet anime humoristique et riche en couleurs !

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Titre original : 冴えない彼女ヒロインの育てかた (Saenai hiroin no sodatekata)
Année : 2015
Nombre d’épisodes : 11
Durée des épisodes : 20 minutes
Studio : A-1 Pictures
Disponible sur : Crunchyroll

Saenai Heroine no Sodatekata
Affiche de l’anime Saenai Heroine no Sodatekata

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Synopsis :

« L’histoire suit Tomoya Aki, un lycéen otaku qui souhaite devenir producteur. Pendant les vacances d’été, il fait une rencontre comme dans un anime : au milieu des pétales de cerisiers, le vent emporte le chapeau d’une fille magnifique que Tomoya rattrape et lui rend.

Un mois plus tard, toujours troublé par cette rencontre, il décide de faire un jeu de drague à partir de cette scène qu’il a vécue. N’ayant aucun talent particulier, il se tourne vers Eriri Spencer Sawamura, son amie d’enfance qui est une dessinatrice connue, et Utaha Kasumigaoka, une génie littéraire célèbre pour ses scénarios. Il réalise alors que dans sa classe se trouve la fille au chapeau de cet été, Megumi Kato : la plus belle fille qu’il ait pu rencontrer dans sa vie et qui incarnera l’héroïne du jeu…

Leur but : parvenir à terminer ce jeu et pouvoir le vendre lors du prochain Comiket ! »

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Avis :

Avec un intitulé aussi atypique, Saenai heroine no sodatekata est un anime de qualité : comique, avec une animation excellente, une bande-son accrocheuse et plaisante, et un sujet à la fois léger et prenant.

Nous nous retrouvons embarqués par l’enthousiasme de Tomoya, l’otaku têtu et énergique qui sait ce qu’il veut ! Et ce qu’il veut, c’est Megumi Kato. Seul petit problème … cette fille qui doit absolument incarner une héroïne de jeu de drague n’a absolument rien d’une héroïne !

Stoïque, inexpressive, gentille et un peu fade, on ne peut pas vraiment coller de personnalité, dialogues ou expressions à cette fille transparente (si transparente que Tomoya ne s’était jamais rendu compte qu’elle était dans sa propre classe au lycée), ce qui pose problème à l’équipe de conception du jeu. Cette équipe n’est cependant pas en reste : notons le clin d’œil humoristique fait à tous les personnages-type que l’on retrouve dans les manga, animés et jeux-vidéos : l’intellectuelle froide avec tout le monde sauf Tomoya, la populaire qui est en fait une otaku, la « petite-sœur » admirative et collante, … et bien évidemment, toutes se battent pour notre héros !

C’est ce jeu avec les clichés, clairement revendiqué par l’anime, qui donne toute sa dimension à cette comédie qui sait doser avec habileté des sujets chers à son public comme les jeux-vidéo, les manga amateurs, les années lycée et les relations amoureuses, le tout baigné de situations bien souvent cocasses.

Pour un aperçu de l’animation et de la bande-son, je vous laisse visionner l’excellent ending de Saenai heroine no sodatekata.